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Formation du gouvernement : le Premier ministre argumente ses choix
Publié le jeudi 14 janvier 2016  |  Sidwaya
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© aOuaga.com par Séni Dabo
Nouveau gouvernement : le Premier ministre décrypte la composition de l`équipe
Mercredi 13 janvier 2016. Ouagadougou. Premier ministère. Le Premier ministre Paul Kaba Thièba a animé une conférence de presse pour expliquer la composition du nouveau gouvernement




Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba a animé une conférence de presse, le mercredi 13 janvier 2016, à Ouagadougou au cours de laquelle il a décliné les grands axes qui ont prévalu à la formation du gouvernement. Patriotisme, combat d’engagement, attachement à l’éthique et à la probité, code de bonne conduite sont, entre autres, les piliers autour desquels l’équipe gouvernementale a été mise en place.

Au cours de sa conférence de presse qu’il a animée sur la formation du gouvernement, le mercredi 13 janvier 2016, à Ouagadougou, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a axé sa communication sur quatre principales articulations. Il s’est agi du contexte historique, des orientations, de la vision stratégique et de l’institution d’un code de bonne conduite aux membres du gouvernement. Dans sa déclaration liminaire, le chef du gouvernement a soutenu que le volet des orientations recèle des valeurs comme le patriotisme, le combat d’engagement, l’attachement à l’éthique et à la probité, la compétence et la nécessité de rajeunir la classe politique. Pour ce qui est de la première valeur, il a indiqué que des exemples historiques à travers le monde enseignent que les pays qui ont pu rompre avec le cycle de la pauvreté l’ont fait grâce à la qualité de la gouvernance et au patriotisme de leurs dirigeants. « Nous avons besoin aujourd’hui de dirigeants qui soient des patriotes. Cela a prévalu au choix des ministres. C’est d’un gouvernement de combat et d’engagement dont nous avons besoin au regard des sacrifices consentis par notre peuple et notre jeunesse », a argué M. Thiéba. Le combat qui doit être mené, a-t-il dit, doit être celui de la lutte contre l’injustice, le sous-développement, l’impunité et la pauvreté au Burkina Faso. Le deuxième attribut est celui de « l’attachement viscéral du chef de l’Etat à l’éthique et à la probité en politique». « Tirant leçon de ce qui s’est passé dans notre histoire récente, le président du Faso a souhaité que la question de l’éthique et de la probité soit au cœur du choix des hommes qui vont animer l’équipe gouvernementale », a précisé le Premier ministre. Il a relevé que des critères de compétence, la nécessité de rajeunir la classe politique et de la représentativité des femmes ont également été pris en compte dans les orientations. Le chef du gouvernement a ensuite évoqué la vision stratégique de son équipe.

Vision stratégique

Pour ce qui est de la vision stratégique qui sous-tend la formation du gouvernement, le conférencier a énuméré trois points au nombre desquels, l’impératif de bonne gouvernance, les réformes économiques et la répartition des fruits de la croissance. A propos de la bonne gouvernance, il a estimé qu’il est temps de mettre fin à la méfiance entre la classe politique et la population. « La classe politique est souvent soupçonnée de corruption, de mauvaise gouvernance et cela crée des suspicions qui ne sont pas de nature à favoriser la confiance nécessaire pour construire ce pays», a laissé entendre l’animateur de la conférence. De ce fait, le Premier ministre a confié que la lutte contre la corruption et l’incivisme seront au cœur de l’action gouvernementale. Quant au deuxième point, il a souligné qu’il se rapporte à la nécessité de mettre en œuvre des réformes économiques courageuses qui puissent briser les entraves au développement du pays. Ces réformes doivent permettre, a-t-il avancé, d’impulser une croissance forte, durable et inclusive à même d’éradiquer la pauvreté. Le dernier axe de la vision stratégique porte sur l’impératif de mettre les fruits de la croissance au service de la lutte contre les inégalités et la réduction de la fracture sociale. « Lorsqu’on observe le niveau de vie des populations des villages et de la ville, il y a de quoi être démoralisé, tant le fossé est grand. Il faut lutter contre les inégalités d’accès à l’éducation, à la santé et à l’eau potable », a-t-il justifié. Il s’est par ailleurs prononcé sur la règle de conduite des ministres.

Code de bonne conduite

La troisième articulation de sa déclaration a porté sur l’institution d’un code de bonne conduite à l’endroit des membres de l’équipe dirigeante. « Les ministres qui ont été choisis doivent donner l’exemple dans leur comportement quotidien par rapport à la corruption, au népotisme, aux abus de droits et à l’éthique. Ils doivent être exemplaires à tous les niveaux », a énoncé Paul Kaba Thiéba. Par exemple, il a précisé que les ministres devront faire la déclaration de leurs biens. A cela, il sera adjoint la signature d’un code d’éthique et de bonne conduite par tous les ministres. Il a averti que dans la même logique, ce sera « la tolérance zéro » pour eux dans la gestion des biens publics. L’institution d’une culture de résultats sera également de rigueur dans l’action de l’équipe gouvernementale. « Les ministres devront désormais rendre compte de leurs actions. Une lettre de missions, accompagnée d’un plan d’actions, relative à chaque département leur sera adressée. En plus, une évaluation périodique des performances réalisées par chaque ministre sera instaurée », a détaillé le Premier ministre. Bien avant de développer les points ci-dessus, il s’est appesanti sur le contexte historique dans lequel le gouvernement a été mis en place.

Contexte historique

La quatrième articulation a été relative à la circonstance historique de la formation du gouvernement. « Ce contexte est marqué par l’insurrection populaire pendant laquelle le peuple burkinabè a fait preuve d’héroïsme et de bravoure pour contrecarrer la modification de l’article 37. Des jeunes burkinabè sont tombés sur le champ d’honneur lors de l’insurrection populaire et le putsch manqué. Sur la base de ce sacrifice, la démocratie a pu prendre pied et des élections ont été organisées à la satisfaction générale de tous les acteurs », a constaté le communicateur. C’est pourquoi, il a affirmé que cette situation interpelle les acteurs politiques qui doivent œuvrer désormais à bâtir un Burkina nouveau sans inégalités sociales.

Comment entendez-vous lutter contre l’incivisme ? A quand les retombées des réformes économiques ? Pourquoi n’avez-vous pas pris en compte la société civile qui était aux premières lignes lors de l’insurrection dans votre gouvernement? A cette dernière question, il a répondu : « Ce sont les partis politiques qui concourent à l’expression des suffrages. Je trouve salutaire que la société civile continue de jouer son rôle de veille. La majorité va gouverner et l’opposition jouera son rôle aussi ». Sur la lutte contre l’incivisme, le chef du gouvernement a répliqué qu’on ne peut pas espérer un véritable développement du pays dans le désordre. « L’ordre républicain doit être respecté. La police et la gendarmerie doivent faire leur travail. La douane également. Les services des impôts doivent jouer aussi leur partition. Sans discipline et sans ordre, aucun développement n’est possible » a-t-il indiqué. A propos des retombées économiques, il a rappelé que le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré en est conscient et que des actions seront envisagées pour soulager les conditions de vie des populations.

Karim BADOLO
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Sidwaya N° 7229 du 8/8/2012

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