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Etalons : L’après CAN des incertitudes du vice-champion d’Afrique
Publié le samedi 1 juin 2013   |  L`événement


Eliminatoire
© aOuaga.com par AO
Eliminatoire mondial 2014 : Le staf technique des étalons du Burkina donne une conférence de presse
Jeudi 30 mai 2013. Hôtel Joly. Ouagadougou. Le staf technique des étalons du Burkina à donné une conférence de presse sur les préparatifs des Etalons pour la coupe du monde et surtout sur leur match contre le Niger prévue pour le 9 juin au Niger


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Ils ont fait l’actualité, forçant au passage respect et admiration. Ils ont fait rêver le Tout Burkina. Ils ont surpris la planète foot. Ils croyaient avoir fait chuter les mûrs du doute, avoir affranchi le joueur burkinabè qui, faute d’ambassadeur, de référent avait cette peine à s’imposer tant il devait démontrer qu’il vient d’une planète où le roi-foot est inconnu. Ils, ce sont nos vaillants Etalons qui ne nous ont convaincu nous-mêmes que lors de la dernière CAN en Afrique du Sud. Et « les héros » de la CAN étaient en droit de s’attendre à un autre sort de retour dans leur club respectifs. Tous « des pros », on pensait que leurs clubs allaient leur dérouler le tapis rouge. Alain Traoré nous racontait qu’après chaque échec à une CAN de retour dans son club, il était chambré. On lui fabriquait un trophée, celui du pire joueur de la CAN ! Et cette fois-ci, il n’a certainement pas été question. Mais la performance de la CAN n’a pas permis aux joueurs burkinabè de changer de statut, de retour dans leur club. Pourquoi alors n’ont-ils pas bonifié leur après CAN ? Plusieurs esquisses de réponses existent. D’abord il y a le facteur « pas de chance ». Une grande partie des acteurs de la CAN s’est retrouvé à l’infirmerie après le rendez-vous continental. Alain Traoré, de FC Lorient est le cas le plus patent, étant donné qu’il fait face à sa 2e blessure. Madi Panandetiguiri, touché à la cheville lors du match Burkina-Niger n’a toujours pas recouvré sa santé. Djakaridja Koné à Evian TG en France lui aussi a contracté une blessure qui l’a mis sur cale après la CAN. Jusqu’aujourd’hui, il peine à retrouver sa place. La dernière blessure en date qui nous a été signalée est celle de Jonathan Pitroïpa de Rennes en France. Il était l’un des joueurs les plus actifs de retour de la CAN. Il est vrai que même là, il a eu toute la peine du monde à être le feu-follet de son club et beaucoup pensent même que si Rennes tousse (9 mais sans victoire entre temps), c’est parce que l’international Burkinabè est enrhumé ! Bakary Koné de Lyon lui aussi n’a pas eu une après CAN facile. Toutefois, le rendez-vous sud-africain lui a permis de changer le jugement de son club sur lui. En effet, avant la CAN, le garçon était mal en point. Lyon lui avait même délivré son bon de sortie. Elu meilleur défenseur de la CAN, son club va réviser sa position. Le joueur lui-même nous a confié avoir été surpris que Jean-Michel Aulas, le président de Lyon, vers la fin de la CAN l’ait appelé pour lui mettre la pression afin qu’il regagne son club très rapidement. Mais une fois à Lyon, son coach ne va pas lui confier les clés du camion de la défense comme c’était le cas quand il est arrivé dans ce club. Ce ne sera que ces derniers jours qu’il a renoué avec la compétition. Si la malchance a handicapé certains vice-champions d’Afrique les empêchant de profiter de leur statut en club, bon nombre n’ont pas suffisamment convaincu leurs dirigeants. Parmi eux, il y a Daouda Diakité de Lierse en Belgique. Le gardien de but des Etalons fait les frais de la concurrence au sein de son club. Wilfried Sanon au Japon au sein de son club Kyoto Sanga, lui aussi manque de temps de jeu pour les mêmes motifs. Aristide Bancé qui a acquis une notoriété mondiale en Afrique du Sud est muet en club. L’attaquant burkinabè fait les frais d’une concurrence impitoyable. Le cas le plus énigmatique est celui de Steve Yago. Le défenseur de Toulouse en France était un titulaire à plein temps. Le Burkina l’a sollicité en vain pour la CAN. Mais de retour de la CAN, le garçon accepte de venir en sélection nationale. Il jouera un bout du match contre le Niger au 4–Août. Mais de retour au sein de son club, il assiste à un changement de son statut,perdant ainsi son rang de titulaire ! Exactement comme si la sélection, au lieu de le faire grandir a fait l’effet contraire. On sait que son club a manœuvré lourdement pour l’empêcher d’aller à la CAN. Paie-t-il son choix de regagner une sélection ? Toulouse sait que dorénavant le Burkinabè ne sera pas entièrement disponible et qu’il partirait en sélection. Est-ce pour cette raison qu’il n’a plus la confiance de son club ? Par contre pour le cas du milieu de terrain des Etalons, Florent Rouamba, on sait pourquoi il n’est pas utilisé en club. Lui vient de changer de club. Il n’est plus le joueur de FC Shriff en Moldavie. Il évolue désormais à Charlton, en D2 anglaise. Il a besoin d’un temps d’acclimatation. Donc, il doit attendre son heure. Charles Kaboré, le vice-capitaine des Etalons n’a pas pu relancer sa carrière à l’Olympique de Marseille. Le club Phocéen qui l’avait mis sur le départ n’a pas changé d’avis malgré une bonne CAN. Charles Kaboré a été remplacé par Roméo, le Brésilien naturalisé Togolais qu’il a battu en quart de finale de la CAN ! Exilé forcé en Russie, Charles Kaboré n’a pas perdu du temps pour retrouver la compétition. Toutefois, la destination Russie même si on y joue au football, même si Charles Kaboré a sa place, reste difficile. Les conditions climatiques font qu’on ne peut pas jouer à plein temps. Les risques de blessures pour un Sahélien sont multipliés. Mais Charles avait-il le choix ? En plus, il semble que ça paie bien. Par contre le cas du défenseur Paul Koulibay qui s’est retrouvé en Irak inquiète ! Ni la qualité du championnat, ni la sécurité n’attire. Nous voulons presque dire « qu’est-ce qu’il a bien pu aller faire dans cette galère » ? Fort heureusement, les nouvelles de certains joueurs sont rassurantes. Moumouni Dagano, Mohamed Koffi, Aboulaye Soulama, Ali Rabo, Henri Traoré, Razack Traoré et Wilfried Balima sont très compétitifs. Mais remarquez que les plus actifs en club sont les réservistes de cette CAN 2013. Il y a à perdre sa logique !
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