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«La justice burkinabè a été déverrouillée sous la Transition» (Joséphine Ouédraogo)
Publié le jeudi 24 decembre 2015  |  AIB
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© Présidence par DR
Le président du Faso, Michel Kafando, a présidé le Conseil supérieur de la magistrature(CSM) le vendredi 6 février 2015 au palais présidentiel de Ouagadougou. Photo : Joséphine Ouédraogo, ministre en charge de la Justice




Ouagadougou - «La justice burkinabè a été déverrouillée sous la Transition», a estimé mercredi, la ministre de la Justice Joséphine Ouédraogo, à quelques jours de l’avènement d’un nouvel exécutif au Burkina Faso.

«La justice burkinabè a été déverrouillée sous la Transition parce que c’était un système judiciaire bloqué sous l’emprise des politiques, je veux dire de l’exécutif» a déclaré mercredi Joséphine Ouédraogo, à l’occasion du dernier conseil des ministres du gouvernement de Transition.

Selon la ministre de la Justice, «le système judiciaire était miné par la corruption et par des tas de dysfonctionnements liés à l’état même des services».

De son avis, le Pacte national de renouveau de la justice, adopté lors des Etats généraux de la justice en mars dernier, a pris en compte «l’ensemble des questions fondamentales qui se posaient au monde de la justice».

Ce sont notamment les questions de l’indépendance de la magistrature, les dysfonctionnements, la question morale, la déontologie, les questions des droits humains et le statut du personnel des acteurs de la justice, a-t-elle précisé.

La Transition a également «déverrouillé les principaux dossiers qui ont fait l’objet de plusieurs insurrections, c’est-à-dire des manifestations et des exigences liées aux dossiers Norbert Zongo et Thomas Sankara et d’autres dossiers sur lesquels la justice ne travaillaient presque plus», s’est réjouie Joséphine Ouédraogo.

La ministre a aussi fait cas du «déverrouillage» de la Haute cour de justice, de l’adoption en mars 2015, de la loi portant prévention et répression de la corruption et la prise de décrets d’application concernant les corps des greffiers et de la garde pénitentiaire.

La Transition, en cours depuis la chute fin octobre du président Blaise Compaoré, s’achève le 29 décembre prochain, date d’investiture du président Roch Kaboré, un ex collaborateur de M. Compaoré.

Michel Kafando, un diplomate à la retraite, avait été choisi par un collège, au détriment du magistrat Joséphine Ouédraogo et du journaliste Chérif Sy, pour diriger le processus jusqu’à terme.

Mme Ouédraogo avait été finalement nommé ministre de la Justice et M. Sy a été élu à la tête des députés désignés du Parlement de Transition.

Agence d’Information du Burkina
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