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L’Observateur N° 8381 du 27/5/2013

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Abattages clandestins : Opération coup de poing à Ouaga
Publié le mardi 28 mai 2013   |  L’Observateur


Lutte
© Autre presse par DR
Lutte contre les abattages clandestins: la direction générale de la police municipale a organisé une opération de saisie de viande non inspectée
Vendredi 24 mai 2013


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Dans le cadre de la lutte contre les abattages clandestins, la Direction générale de la police municipale, à travers la Brigade de lutte contre les abattages clandestins (BLAC), a organisé le vendredi 24 mai 2013 une opération de saisie de viande non inspectée par les services habilités dans les différents bars, maquis et gargotes de la ville de Ouagadougou. Bilan : des centaines de kilogrammes de viande saisie.

Que ce fut une opération périlleuse pour les éléments de la Police municipale, soutenus par une équipe de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) et accompagnés par deux techniciennes supérieures d’élevage. Selon le commandant adjoint de la Police municipale, Jean Marie Ouédraogo, la Brigade de lutte contre les abattages clandestins est passée depuis quelques temps à une autre étape et son combat sera sans merci. Désormais, outre les sites d’abattages clandestins, des contrôles inopinés et des opérations coup de poing seront organisés à travers tout le territoire communal et à ses frontières.

Cette sortie vise prioritairement à garantir la santé des consommateurs car les animaux sont souvent abattus dans des conditions d’hygiène inimaginables. Par ailleurs, elle a pour objectif de contraindre les différents bouchers installés dans les maquis, les bars, les gargotes, et les cabarets où l’on consomme généralement beaucoup de viandes à se rendre dans les services habilités, en l’occurrence l’abattoir frigorifique de Ouagadougou, pour inspecter la viande qu’ils vendent à leurs clients. Des sites d’abattages clandestins sont situés souvent à la lisière ou à la frontière du territoire communal. Ces sites approvisionnent généralement la capitale en viande souvent impropre à la consommation. Cette intervention pose forcément un conflit de compétence mais la BLAC, à travers des opérations musclées de ce genre, entend aussi décourager les différents clients d'acheter ces viandes dites foraines.

Quant à l’opération elle-même, elle a consisté à faire le tour de plusieurs points de réjouissance et de détente pour contrôler la qualité de la viande vendue. Ce fut un vendredi noir pour au moins une vingtaine de bouchers proposant généralement de la grillade de petits ruminants comme le mouton, le bouc ou du porc au four.

Le protocole d’intervention est le même : un pick-up en tête de peloton d’où débarquent tranquillement deux flics qui feignent d’acheter de la viande après les salutations d’usage ; ils mettent tout de suite hors de portée des vendeurs, le matériel de travail, les machettes et autres poignards et à la vitesse de l’éclair, les éléments derrière le véhicule encerclent le boucher et les techniciennes de l’élevage procèdent illico au contrôle de la viande. Si certains des bouchers se montrent coopératifs, d’autres ne le sont pas du tout.

Il y en a même qui, dans leur fuite, cachent la viande dans des endroits malpropres comme les toilettes ou les caniveaux. Sur le pont de Baskuy, plusieurs dizaines de bouchers vendant de la viande non inspectée ont été pris dans le piège. La saisie a été très rapide ; des abats ont été emportés après que les bouchers ont été contraints à un repli tactique. Dans le marché jouxtant la voie, ils se réorganisaient en petits groupes. L’équipe de contrôle s'est résolue à quitter les lieux car il est de notoriété publique que ces garçons ne sont pas des enfants de chœurs.

Sur la vingtaine des sites contrôlés entre 16 et 20 heures, seulement deux bouchers proposaient de la viande inspectée.

Contrairement à ce qui se dit, la viande saisie n’est pas consommée par les policiers. Elle est convoyée à l’abattoir frigorifique pour contrôle. La viande comestible est envoyée dans les différents centres sociaux comme le CHU-YO et le centre Delwindé de Tanghin.

Jean Stéphane Ouédraogo

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