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La climatisation fait grossir par l’air frais
Publié le jeudi 17 decembre 2015  |  Agence de Presse Labor




Dans un environnement climatisé, le corps ne travaillerait plus à réguler
la température causant l’accumulation de graisses.
Nous profitons trop de l’air climatisé de nos maisons et de nos bureaux, un fait qui finit par impacter notre tour de taille.

Il est vrai qu’en général, nous préférons largement rester dans la douce fraîcheur de nos foyers équipés de climatisation plutôt que d’aller marcher sous un soleil de plomb. Mais outre cette raison comportementale qui nous incite au minimum syndical d’activité physique en cas de grosse chaleur, une étude menée par David Allison de l’Université de Birmingham, révèle que la climatisation peut nous faire littéralement grossir.

Elle rapporte que l’un des facteurs les plus intrigants est le manque de variabilité de la température ambiante. L’utilisation généralisée de chauffage central et climatisation signifie que la plupart des maisons et des bureaux sont maintenant conservés à une température relativement constante toute l’année, n’obligeant pas le corps à travailler pour se réchauffer ou se refroidir et causant de facto une augmentation des réserves de graisse. Et si le Texas par exemple possède le record de taux d’obésité des États-Unis, le Colorado réputé pour ses températures “polaires”, lui, peut se targuer de posséder le plus faible nombre de gens en surpoids.

Un appareil mal entretenu peut dégager un gaz à effet de serre puissant
Climatisation et protection de l’environnement

Cependant l’étude ne satisfait pas certains spécialistes, qui diminuent l’impact de l’air climatisé. En effet si le constat est valable pour les États-Unis, il n’en va pas de même en Europe où les pays qui possèdent également des pics de chaleur comme l’Italie ou la Grèce n’accusent pas des taux records d’obésité comme c’est le cas au Texas.

Au-delà du risque sanitaire potentiel, les climatiseurs possèdent des effets néfastes pour l’environnement. Ils contribuent notablement à la pollution atmosphérique à cause de l’évaporation des fluides frigorigènes, souvent lié au non-entretien d’un appareil, qui entraînent l’émission de gaz à effet de serre. Selon, l’Agence de l’Environnement et de Maîtrise de l’Énergie (ADEME) 1 gramme de ces fluides équivaudrait à environ 1,3 kg de dioxyde de carbone (CO2), et si il est déconseillé de déposer les appareil usagés à la décharge, aucun circuit de recyclage viable n’existe pour le moment en France. Enfin, les appareils, très gourmand en électricité, ne favorisent pas non plus l’économie d’énergie alors que le simple fait de fermer ses volets ou d’installer d’une isolation thermique (le chanvre par exemple) permet de pallier le problème.
L’arrivée de cette étude constitue un nouveau point noir à rajouter sur le compte des systèmes d’air conditionné, gageons qu’elle motive certains sceptiques à s’orienter vers les éco-matériaux isothermiques.
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