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Dossier Norbert Zongo: le CODMPP estime que «la lutte commence à payer»
Publié le lundi 14 decembre 2015  |  FasoZine
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© aOuaga.com par Séni Dabo
Affaire Norbert Zongo : meeting commémoratif du 17e anniversaire
Dimanche 13 décembre 2015. Ouagadougou. Place de la nation. Le Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) et la Coalition contre la vie chère (CCVC) ont organisé un meeting pour commémorer le 17e anniversaire de l`assassinat du journaliste Norbet Zongo et de ses 3 compagnons. Photo : Chrysogone Zougmoré, président du CODMPP




Ce 13 décembre 2015 marque le 17e anniversaire de la mort à Norbert Zongo et ses 3 compagnons de voyage, sur la route de Sapouy. A l’occasion de ce triste anniversaire, des activités étaient organisées en vue de rendre un hommage à cet illustre journaliste assassiné. Ce dimanche 13 décembre, marquait le clou de la commémoration avec à la clé la tenue d’un meeting à la place de la Nation à Ouagadougou. Pour le Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) engagé dans la lutte contre les crimes de sang, il faut que la lumière soit faite sur les dossiers Norbert Zongo, Flavien Nébié, Dabo Boukari, Thomas Sankara.

Pour le CODMPP, la date du 13 décembre revêt une signification particulière. Du moment où elle marque « l’assassinat crapuleux d’un démocrate sincère et militant convaincu des droits de l’homme ; un coup de poignard porté par le régime Compaoré contre la liberté d’expression au Burkina Faso ; le début d’une croisade sans précédent contre l’impunité et pour les libertés politiques au Burkina », selon les propos de Chrysogone Zougmoré, président du collectif.

Ce dernier a saisi l’occasion, pour évoquer la vie du journaliste de façon brève tout en insistant sur les raisons qui auraient conduit à son assassinat. Aux dires de Chrysogone Zougmoré, ce crime a provoqué un sursaut national patriotique et salvateur du peuple burkinabè, qui a par la suite engagé une croisade sans merci contre l’impunité des crimes de sang et des crimes économiques et pour les libertés démocratiques au Burkina.

Le président du collectif fait remarquer qu’après la décision de l’ouverture effective du dossier Norbert Zongo par le procureur général auprès du juge d’instruction, « nous devons poursuivre la lutte car elle commence à payer ». Ses propos font référence à l’inculpation de trois éléments de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) dans le cadre du dossier Norbert Zongo. Cependant, il estime qu’en dépit de ce fait, il n’est pas question de baisser les bras pour autant. La lutte doit se poursuivre en ayant également à cœur d’autres affaires de crimes pour l’instant impunis dont celles de Dabo Boukary, Flavien Nébié, Guillaume Sessouma et bien d’autres.

Dans son adresse à ses « compagnons de lutte », Chrysogone Zougmoré souligne que la question de l’impunité n’a véritablement pas constitué une préoccupation majeure pour les autorités de la Transition. Puisque selon lui, « aucun des nombreux dossiers de crimes qui ont alimenté la crise sociale ayant conduit à la chute du pouvoir de la 4e République n’aura connu une issue sous la Transition ».

Par ailleurs, le collectif espère que les nouvelles autorités feront de la lutte contre l’impunité une de ses priorités et s’attaqueront de façon concrète au dossier Norbert Zongo. « L’impunité à la peau dure certes, mais le peuple héroïque du Burkina Faso, avec méthode et persévérance, poursuivra vaille que vaille la lutte, afin qu’à terme, l’impunité soit liquidée ici au Burkina », a poursuivi le porte-parole du collectif.

En somme, pour le collectif, il convient de mettre un accent particulier sur la mobilisation des militants et sympathisants, pour ce qui est de la suite de la lutte. De ce fait, il les invite à rester mobilisés et déterminés pour toute suite éventuelle à cette question relative à l’assassinat de Norbert Zongo ainsi que des autres dossiers de crimes impunis.

En rappel, c’est après avoir commencé une enquête sur la mort dans des circonstance troubles de David Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré, le frère cadet de Blaise Compaoré, que Norbert Zongo, alors âgé de 49 ans, est assassiné le 13 décembre 1998, avec trois personnes qui l’accompagnaient (Blaise Ilboudo, Ablassé Nikièma et Ernest Zongo). Ce drame, avait provoqué une très vive émotion à travers tout le pays entrainant de nombreuses manifestations parfois violentes.

Guy Serge Aka


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