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COP21 : des questions majeures à trancher pour sauver la planète
Publié le mardi 8 decembre 2015  |  Sidwaya
La
© AFP par JEAN-SEBASTIEN EVRARD
La 21e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21) à Paris




Une première étape est franchie. Après une semaine de négociations laborieuses au Bourget, les délégués des cent quatre-vingt-quinze pays- parties à la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) se sont mis d’accord, le samedi 5 décembre en assemblée plénière, sur un texte de compromis, qui constituera une base pour l’adoption d’un accord universel contre le réchauffement climatique, censé être conclu le vendredi prochain à Paris. Respectant le délai fixé par la présidence française de la Conférence climat (COP21), qui insistait pour que le brouillon de l’accord lui soit remis le samedi à 12 heures, les négociateurs ont validé la dernière version du texte sur laquelle ils travaillaient depuis la veille au soir.

Le texte de quarante-huit pages adopté le samedi midi par les délégués, se divise en deux parties. La partie la plus importante, quarante-trois pages, correspond globalement au texte mis sur la table, le vendredi matin et appelé « propositions de compromis ». Il représente les propositions des co-facilitateurs (les diplomates qui supervisent les groupes de travail thématiques de la COP) pour chacun des grands sujets (atténuation, adaptation, financement, etc.). Le document est complété par cinq pages de « notes de réflexion » reflétant les débats de vendredi sur ces propositions.

« Nous disposons d’une nouvelle base de négociations acceptée par tous (…). Il s’agit d’écrire la suite », a souligné la négociatrice française, Laurence Tubiana, ne masquant pas son émotion devant les délégations réunies pendant plus d’une heure en plénière. « Une page se tourne », a poursuivi l’ambassadrice nommée en juin 2014 pour suivre ce dossier climat, qui anime les débats de l’ONU depuis le Sommet de la Terre, à Rio en 1992. « De crochets en options, de nouvelles rédactions en textes révisés », ce sont quatre années de travail qui se terminent ce 5 décembre, a-t-elle rappelé à la tribune de la Seine, la salle de trois mille places aménagée sur le site du Bourget.

Car, comme l’ont dit beaucoup de pays dans leurs interventions respectives, ce n’est pas encore un accord qui se dessine à l’issue de cette première semaine de COP, mais surtout « un voyage de Durban à Paris » qui s’achève. En décembre 2011, en Afrique du Sud, les acteurs de la CCNUCC s’étaient fixé un programme de travail (la plate-forme de Durban) et une date butoir, la fin de 2015, pour sceller un accord universel à même de contenir le réchauffement sous le seuil des 2 °C. La conférence de Paris est le moment de vérité dans ce processus de quatre ans.


Kowoma Marc DOH
dohmarc26@yahoo.fr
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