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Mercure : L’esprit démocratique
Publié le mercredi 25 novembre 2015  |  Sidwaya




La campagne pour les élections présidentielle et législatives couplées du 29 novembre 2015 s’achève dans deux jours. Jusque-là, les joutes électorales se déroulent sans couacs, exit les traditionnelles piques amusantes entre candidats et les intox en tout genre. Les prétendants à la magistrature suprême et à la députation font la pêche aux voix sans animosité et en toute responsabilité. Les militants et sympathisants des différentes chapelles politiques, pour leur part, font preuve de retenue et de calme. Ce constat très encourageant est à l’honneur de la démocratie burkinabè en construction. Dans ces circonstances, le souhait est que les Dieux de la paix règnent toujours sur le « pays des Hommes intègres » jusqu’au terme de la campagne. Idem pour les moments sensibles, que sont ceux du vote et de l’après-vote. Mais vu la température de la campagne électorale, on peut espérer que les Burkinabè, tous bords politiques confondus, gardent la même posture. Le même esprit doit être observé le jour du scrutin, pour que les potentiels électeurs puissent accomplir leur devoir civique en toute quiétude. Chacun est libre de voter le candidat de son choix et ne saurait être inquiété pour cela. Nul ne doit être contraint d’accorder sa voix à un candidat contre sa volonté et ses convictions. Et les leaders politiques dignes de ce nom gagneraient à rappeler ce principe aux populations en cette période électorale. Voter est une chose, l’acceptation des résultats du scrutin en est une autre. Sous nos tropiques, les crises postélectorales, engendrées par le refus d’acceptation des résultats, sont légion. Parce qu’ils ont une assurance démesurée et aveugle de leur victoire, certains candidats n’hésitent pas à prendre en otage une élection. On a vu le cas en 2010, en Côte d’Ivoire, où le président, Laurent Gbagbo, candidat à sa propre succession, a refusé le verdict des urnes, plongeant ainsi son pays dans une grave crise postélectorale. Pas moins de 3000 Ivoiriens ont péri dans ce conflit, qui n’a pas grandi la démocratie en terre d’Eburnie. Nous osons espérer que le Burkina Faso ne connaîtra pas un tel scénario macabre à l’issue du scrutin du 29 novembre 2015. Et là-dessus, il faut compter sur l’esprit de fair-play des candidats, pour ne pas vivre pareille situation. Dans une élection, il y a toujours un vainqueur et un vaincu, pour peu qu’elle soit transparente et crédible. C’est un principe sacro-saint bien connu des candidats à la magistrature suprême. Celui qui a perdu doit se montrer démocrate et féliciter le vainqueur, et au besoin lui prêter main forte pour conduire la destinée du pays. Il y va de l’intérêt supérieur de la nation. Il n’est pas question de jouer au mauvais perdant, en appelant ses militants à descendre dans la rue pour revendiquer la victoire. Cette attitude n’a aucun mérite, si ce n’est semer le chaos dans le pays. L’expérience démocratique l’a suffisamment démontré, plus besoin d’épiloguer là-dessus. Les candidats à la présidentielle du 29 novembre 2015, on le présume, ont la pleine mesure de cette réalité. On en appelle alors à leur amour pour la patrie, pour ne pas succomber à la tentation du « putsch électoral ». Le Burkina post-insurrection, déjà ébranlé par des remous politico-militaires, doit poursuivre sa marche sereine, en renouant avec un ordre constitutionnel normal. Raison pour laquelle, les prétendants au trône doivent faire preuve de maturité, pour nous éviter une crise postélectorale inutile et suicidaire. Quand on aime son pays, on travaille à ce que son avenir ne soit pas sacrifié à l’autel des intérêts égoïstes.


Kader Patrick KARANTAO
stkaderonline@yahoo.fr
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Sidwaya N° 7229 du 8/8/2012

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