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Présidentielle du 29 novembre: des candidats « à la barre » du CGD
Publié le lundi 23 novembre 2015  |  FasoZine
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© aOuaga.com par G.S
Le candidat du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) à l`élection présidentielle du 29 novembre, Roch Marc Christian Kaboré, a animé une conférence de presse le 20 novembre 2015 à Ouagadougou pour faire le point de sa campagne électorale




Dans le cadre des élections présidentielles au Burkina Faso, prévues le 29 novembre 2015, le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) organise les 21 et 22 novembre, une série de débats politiques à Ouagadougou entre les candidats en course pour le fauteuil présidentiel. Les 7 premiers candidats interpellés étaient à « la barre » ce samedi 21 novembre.

Roch Marc Christian Kaboré du Mouvement pour le peuple et le progrès (MPP), Ram Ouédraogo du Rassemblement des écologistes du Burkina Faso (RDEBF), Françoise Toé (candidate indépendante), Jean-Baptiste Natama du Collectif Natama, Boukary Ouédraogo (candidat indépendant), Saran Séré/ Sérémé du Parti pour le développement et le changement (PDC) et Adama Kanazoé, de l’Alliance des jeunes pour l’indépendance et la République (AJIR).

Ce sont les 7 premiers candidats à s’exercer au débat démocratique initié par le CGD. Les candidats ont eu à s’exprimer sur cinq thèmes : la santé, l’éducation, l’énergie, l’eau et l’emploi. Ces thématiques, tirées du rapport « Afro baromètre » effectué par le Centre, reflètent, selon les organisateurs de ce débat, les besoins des populations burkinabè qui aspirent au développement et à l’instauration d’une véritable culture démocratique.

L’objectif de ces débats politiques selon le CGD, est de « permettre aux candidats en lice pour les présidentielles de 2015, de présenter leur programme de société et de susciter l’adhésion des populations aux idéaux de leur parti ».

Les candidats en lice pour Kosyam disent avoir conscience que le Burkina Faso revient de loin et personne n’a le droit de sacrifier la démocratie sur l’hôtel des intérêts égoïstes.

Boukary Ouédraogo, qui prend l’engagement au nom de ses pairs de « respecter les engagements des candidats vis-à-vis du peuple burkinabè », Ram Ouédraogo qui dit à Roch Marc Christian Kaboré de lui laisser briguer la magistrature suprême pour apporter le changement, Adama Kanazoé qui demande aux jeunes de « tout arracher à la vieille classe », Saran Sérémé qui accuse le candidat du MPP de « ne rien comprendre des réalités du Burkina Faso » et ce dernier qui, à son tour, qui demande à la présidente du PDC d’immortaliser l’évènement par des photos de famille…, c’est dire l’ambiance qui régnait lors de ce débat.

Le maître du jeu n’est autre que le CGD qui, pour la première fois dans l’histoire de la démocratie burkinabè, a pu réunir l’ensemble des candidats autour d’une même table. « Ce n’est qu’une compétition. Sinon, nous sommes tous des amis », affirme Boukary Ouédraogo qui pour l’occasion, a été le porte-parole des six autres candidats.

A noter : les 7 autres candidats se soumettent au même exercice ce dimanche 22 novembre pour « essayer de convaincre » les électeurs sur leur projet de société. En attendant, les candidats qui ont « croisé le fer » se sont prononcé sur leurs atouts. Extraits:

Roch Marc Christian Kaboré (MPP)
« Mes engagements sont d’abord d’améliorer la gouvernance économique, politique et sociale au Burkina Faso, faire en sorte qu’il y ait plus de justice sociale, vider tous les dossiers de la justice. J’ai aussi une riche expérience qui me permet de proposer des solutions au Burkina Faso de sortir de l’ornière et de reprendre le chemin de la croissance et du partage de cette croissance ».

Ram Ouédraogo (RDEBF)
«Tous les projets de société ont échoués depuis 50 ans. Il est temps d’essayer l’écologie politique dont le fondement tourne autour de la paix, la non-violence, le partage, la solidarité. Le Burkina Faso est un pays sahélien, enclavé, qui tire l’essentiel de ses ressources de la terre, donc tributaire de l’environnement qui n’a pas encore compris que son problème est d’ordre environnemental».

Françoise Toé (Indépendante)
«J’ai placé ma candidature sous le signe de l’éthique, de l’idéologie et de la bonne gouvernance. J’ai un projet de société résolument optimiste parce que progressiste et je m’engage pour le bien être des Burkinabè. Je n’ai jamais participé au pouvoir mais j’ai une expérience de la gestion du pouvoir».

Jean-Baptiste Natama (Collectif Natama)
«Mon projet de société est celui qui place les valeurs de notre société au cœur de nos actions. C’est celui qui est à même de redonner confiance aux Burkinabè. Des Burkinabè réconciliés avec leur culture, leur histoire et qui regarderont l’avenir avec sérénité, confiance et détermination. Je connais les solutions pour sortir le Burkina Faso de l’ornière parce que j’ai une carrière internationale».

Boukary Ouédraogo (Indépendant)
«Tous les Burkinabè sont d’accords avec moi que je ne suis pas un politicien. Je n’ai pas mis les mains dans les caisses de l’Etat donc je ne traine aucune casserole. Je me propose de lutter contre la corruption parce que je n’ai jamais corrompu et je n’ai jamais été corrompu».

Saran Séré Sérémé (PDC)
«Notre programme est basé sur des statistiques, sur les rapports des résultats de la SCADD, du PNUD (2014), des OND et des ODD. Je suis donc un produit de synthèse de plusieurs idéologies expérimentées au Burkina Faso. J’ai appris à connaitre la politique qui doit être adaptée à mon pays. J’ai le sens élevé du pardon, du devoir, de la tolérance. J’œuvre pour la paix, pour un système participatif intégrant toutes les couches intergénérationnelles. J’ose lorsque tout le monde semble abdiquer et je me battrai toujours pour un encrage démocratique dans un Etat de droit sans faillir. Je me battrai pour le Burkina Faso».

Adama Kanazoé (AJIR)
«Nous avons un projet de société qui a l’avantage d’anticiper le phénomène démographique, économique, celui de la transition démographique. Notre projet intègre la jeunesse burkinabè qui, dans les 25 prochaines années, sera un facteur d’accélérateur de croissance. Allier la rigueur du secteur privé à la gestion de l’affaire publique, pourra donner un élan supplémentaire à notre croissance économique. Je suis à l’image des révolutionnaires de 1983 qui ont assumé leur révolution. Ma génération doit prendre en mains son destin, en mettant au pouvoir une nouvelle classe dirigeante avec des hommes nouveaux et des idées nouvelles».

Abel Azonhandé
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