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Ministère de la Justice : les greffiers demandent au gouvernement de respecter ses engagements
Publié le jeudi 19 novembre 2015  |  Le Pays
IIIe
© Sidwaya par DR
IIIe congrès ordinaire du Syndicat des greffiers du Burkina (SGB)




Le Syndicat national des agents de la Justice (SYNAJ) et celui des greffiers du Burkina (SGB) ont conjointement animé une conférence de presse le 18 novembre 2015. Les deux mouvements syndicaux exigent l’application des engagements pris par le gouvernement.

Les militants et sympathisants du SYNAJ et du SGB ne sont pas contents de leur ministère de tutelle. Ils sont montés au créneau le 18 novembre 2015 au Tribunal administratif de Ouagadougou. Ils exigent du gouvernement burkinabè, la mise en œuvre des engagements pris.  «  Les syndicats invitent le gouvernement à reconsidérer les décrets en prenant en compte le consensus, et cela, dans le respect de ses engagements, et à travailler à l’apaisement du climat au sein de la maison de la Justice, au regard de l’immensité des attentes du peuple. Il est certain que les greffiers n’accepteront jamais un sabotage des décrets d’application de leur statut acquis au prix de longues luttes et même de révocation de certains collègues », a indiqué Paul Tapsoba, secrétaire général du Syndicat des greffiers du Burkina (SGB). Après plusieurs revendications, a dit Paul Tapsoba, un comité pluridisciplinaire a été mis en place par arrêté et de façon consensuelle, afin d’élaborer des projets de textes. Ce travail terminé, le comité a transmis les projets de textes au ministère de l’Economie et des finances (MEF) le 25 juin 2015. Malheureusement, a poursuivi M. Tapsoba, ce n’est que le 21 octobre dernier que lesdits textes ont été adoptés avec des modifications différentes de ce qui avait été proposé. Pire, la date de prise d’effet de l’arrêté, précédemment fixée de commun accord pour janvier 2013, est ramenée à janvier 2015 sur proposition du MEF et finalement reportée pour janvier 2016. D’autres indemnités prévues par la loi ont été soit renommées, soit supprimées par ces décrets pris en Conseil des ministres, a expliqué Paul Tapsoba. Une situation que les syndicats qualifient de trahison. C’est pourquoi les greffiers ont entrepris d’exprimer leur mécontentement face à ce qu’ils considèrent comme un mépris de la part des autorités, par un mouvement d’humeur. A noter que depuis le 10 novembre 2015, les juridictions sur l’ensemble du territoire national sont bloquées du fait de ce mouvement. Les syndicats promettent la reprise de la lutte, plus âpre et plus active, si rien n’est fait dans les meilleurs délais dans le sens de l’apaisement et du respect du consensus.

Issa SIGUIRE
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