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Nouvelles technologies: le Burkina Faso lance sa plateforme «Cloud»
Publié le vendredi 13 novembre 2015  |  FasoZine
Bonne
© aOuaga.com par A.O
Bonne tenue des élections : le chef de l`Etat échange avec les gouverneurs
Lundi 9 novembre 2015. Ouagadougou. Salle des conférences de Ouaga 2000. Le président de la transition, président du Faso, Michel Kafando, a rencontré les gouverneurs de région et les hauts-commissaires de province pour rappeler la nécessaire neutralité de l`administration publique pour un bon déroulement du processus électoral. Photo : Yacouba Isaac Zida, Premier ministre




Le Burkina Faso entame sa mutation numérique avec le déploiement -par le géant Danois Alcatel-Lucent-, d’un Gouvernment-Cloud (G-Cloud). Il a été lancé à Ouagadougou ce jeudi 12 novembre 2015 par le Premier ministre, Yacouba Isaac Zida.


Le G-Cloud est l’image informatique du gouvernement au profit de l’administration, des entreprises et des citoyens d’un Etat. Exécuté par l’Agence nationale de la promotion des TIC (ANPTIC), ce projet s’inscrit dans le cadre d’un ambitieux programme de télécommunication et d’informatique, piloté par le ministère du Développement de l’Economie numérique et des Postes. Il a pour but selon le Premier ministre, d’ « accroitre la connectivité entre les différentes administrations publiques, via une plateforme gouvernementale en ligne et s’inscrit dans le cadre de la stratégie pour une croissance accélérée et un développement durable ».

Environ 1000 emplois devraient être pourvus par le projet pendant sa phase d’implémentation d’une durée de 27 mois. Puis, 300 à 500 emplois permanant à terme. En outre, ajoute le chef du gouvernement, le projet « favorisera l’entrepreneuriat des jeunes dans le domaine des TIC en mettant à leur disposition des ressources et formations nécessaires pour la création de petites et moyennes entreprises à moindre coût ».

La plateforme « Cloud » connectée et distribuée permettra aux parties prenantes (administrations, organisations, services et sociétés privées) d’avoir accès à des applications e-Gouvernement ou d’avoir la possibilité d’en développer dans un environnement ouvert et sécurisé.

Ce projet, à en croire le ministre en charge de l’Economie numérique, Nébila Amadou Yaro, « aura de nombreuses retombées pour le Burkina Faso, y compris une croissance micro et macro-économique et permettra d’augmenter l’efficacité des services de santé et d’éducation ».

Le Burkina, leader du G-Cloud en Afrique
A l’instar de l’Afrique du Sud qui dispose aujourd’hui d’un Cloud national d’envergure, le Burkina Faso est le premier pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique francophone à mettre en œuvre le « Cloud » au service de l’administration, des entreprises et des citoyens. Environ 400 bâtiments, répartis dans 13 chefs-lieux de région, seront reliés par un réseau Wide Area Network (WAN) IP/MPLS en fibre optique, long de 513 km. Le backhaul sera assuré par un système de transmission par fibre optique long de 800 km, qui fera partie intégrante de la dorsale nationale en fibre optique du Burkina Faso.

Le réseau ainsi constitué offrira une connexion haut-débit et hautes capacités entre les différents chefs-lieux de région et les centres de données (data centers) grâce à son commutateur de services photoniques 1830. Le PSS 1830 offre une capacité, une performance, une agilité et une intelligence exceptionnelle pour le transport de volumes très élevés de données sur de longues distances et peut supporter un mélange de canaux 10G, 40G et 100G sur une même paire de fibres. Ainsi, cette technologie permet de garantir un support pour les besoins futurs à l’heure où la demande augmente et permet un déploiement rapide et une flexibilité qui stimuleront la croissance économique.

Au cours des prochaines années, le réseau absorbera l’augmentation prévue de la demande en services numériques dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la justice et de l’immigration au sein du parlement et dans d’autres secteurs.

Alcatel-Lucent contribuera aux opérations de déploiement du réseau et de l’infrastructure afin d’assurer une mise en service d’ici 2017. Le gouvernement danois participera au financement du projet via l’agence Danida Business Finance à hauteur de 19,9 milliards FCFA, avec une subvention directe de 10 milliards FCFA.

Abel Azonhandé
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