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Technologies de l’information et de la communication
Publié le vendredi 13 novembre 2015  |  franceinfo.fr




Le ministère du Développement de l’Economie numérique et des Postes a lancé officiellement et conjointement le projet «G-Cloud » et les activités de l’Agence nationale de la promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC), le jeudi 12 novembre 2015 à Ouagadougou.


L’administration burkinabè va être plus moderne, efficace et va fonctionner dorénavant de façon plus transparente. En effet, le ministère du Développement de l’Economie numérique et des Postes vient de lancer le jeudi 12 novembre 2015 à Ouagadougou, un ambitieux projet dont le but est d’accroître la connectivité entre les différentes administrations publiques via la plateforme gouvernementale en ligne. Il s’agit d’un projet de mise en place d’infrastructures « Cloud » (cf encadré) qui va permettre d’offrir des services informatiques de qualité à l’administration et aux citoyens burkinabè. A cet effet, 400 bâtiments répartis dans les 13 chefs-lieux de région seront reliés par un réseau Wide Aréa networt (WAN) IP/MPLS en fibre optique, long de 513km. Ce réseau, selon le directeur général de l’Agence nationale de la promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC), Alfred Sawadogo, structure chargée de piloter le projet, va offrir une connexion haut débit et hautes capacités entre les différents chefs-lieux de région et va permettre le transport de volume très élevé de données sur de longues distances. Dénommée projet
« G-Cloud », cette plateforme va permettre à l’administration, aux organisations de la société civile, aux particuliers et aux citoyens d’avoir accès à des applications E-gouvernement ou d’avoir la possibilité d’en développer dans un environnement ouvert et sécurisé. D’un coût global de 36 milliards de FCFA, le financement du projet est assuré par le gouvernement burkinabè avec l’appui du Royaume de Danemark à travers la coopération au développement danoise (DANIDA) et Nordia Bank. Et c’est la firme internationale Alcatel-Lucent qui est chargée de l’exécution des travaux sur une période de 27 mois. Aux dires du Premier ministre, parrain de la cérémonie de lancement, Yacouba Isaac Zida, le « G-Cloud » va permettre de renforcer la compétitivité du Burkina Faso en rationnalisant les ressources. Il va permettre, a-t-il ajouté, de mettre à la disposition des populations, des services comme le E-éducation, les télé-services et la télé-médecine. « Nous avons fait une évaluation de notre système TIC et l’une des failles que nous avons détectées est l’insuffisance en matière d’infrastructures. Le G-Cloud vient pour combler une partie de ce déficit et c’est un projet qui va nous permettre d’augmenter véritablement la connectivité au profit de l’ensemble de la population burkinabè, l’administration publique, le secteur privé, les universités, les hôpitaux, etc. Il permettra à notre pays d’entrer de plain-pied dans le monde de l’information et du savoir », a indiqué dans la même veine le ministre en charge de l’économie numérique, Amadou Nébila Yaro.

Fiabiliser les données

Vantant aussi les mérités du projet, le représentant de la Francophonie Afrique de l’Ouest dans le domaine des TIC, Pierre Ouédraogo, a souligné que cette technologie va surtout permettre de fiabiliser les données au sein des entreprises et de l’administration. Quant au donateur, l’ambassadeur du Danemark au Burkina Faso, Bo Jensen, il a fait savoir qu’avec cette nouvelle technologie révolutionnaire, plus rien ne sera comme avant. Car, a-t-il poursuivi, le G-Cloud va instaurer la bonne gouvernance au sein de l’administration et réduire la pauvreté. « Ce projet contribuera à rendre l’administration plus efficace, plus transparente, à réduire la corruption à travers la fourniture des services en ligne, à améliorer la gestion des finances publiques et le climat des affaires, par conséquent à stimuler la croissance économique et créer plus d’emplois, entre autres », a-t-il dit. Et pour une bonne mise en œuvre du projet, l’ANPTIC a été dotée d’un nouveau siège situé sur l’avenue France-Afrique face à la Bank of Africa (BOA). Son ouverture qui marque le début des activités de la structure est intervenue immédiatement après le lancement du projet G-Cloud. Il s’agit d’un immeuble d’au moins 4 étages de couleur blanche avec des vitres bleues.
L’ANPTIC est sous la tutelle du département en charge de l’économie numérique. C’est l’autorité nationale en matière de réalisation des grands programmes TIC. Il a, entre autres, comme mission l’opérationnalisation de la stratégie du gouvernement en matière d’administration électronique et la promotion de l’utilisation des TIC dans les autres domaines de développement social, économique, scientifique et culturel.


Somborigna Djélika DRABO

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Qu’est-ce que le ‘’cloud’’ ?

Le ‘’cloud’’, le nuage, comme son nom l’indique, est une sorte de gigantesque mémoire informatique qui plane au-dessus de nos têtes et à laquelle on peut accéder de n’importe où. L’idée est de ne plus avoir besoin d’être physiquement à un endroit pour consulter ses documents de travail ou ses photos. Il sert à protéger et à partager les données par exemple, entre plusieurs ordinateurs, un smartphone, une tablette. Sur cette mémoire, on peut mettre plusieurs données telles que son agenda, son carnet d’adresses, ses fichiers professionnels, ses photos, ses vidéos, etc. Bien sûr, cela dépend de votre connexion Internet. C’est une plateforme qui permet de mieux protéger les données informatiques car elles sont sauvegardées dans plusieurs centres serveurs plutôt que sur un ordinateur à la maison. En plus, la confidentialité est garantie car les prestataires s’engagent par contrat à la respecter. Toutefois, ils peuvent éventuellement ouvrir leurs serveurs à la justice, la police ou les services de renseignement parce qu’ils sont tenus de se conformer aux lois dans les pays.
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