Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratiques    Le Burkina Faso    Publicité
aOuaga.com NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Elections couplées du 29 novembre : cette fois, c’est parti pour de bon
Publié le samedi 7 novembre 2015  |  L`Observateur Paalga
Les
© Autre presse par DR
Les élucubrations… de Toégui vote des burkinabé de l’étrange : dieu seul sait




Ça devrait être les élections les plus ouvertes depuis la présidentielle de 1978 quand un illustre inconnu du nom de Macaire Ouédraogo s’était payé le luxe de mettre en ballotage un chef d’Etat en exercice, militaire de surcroît, Sangoulé Lamizana. Puis vint la parenthèse, parfois de sang, des coups d’Etat à répétition de 80 à 87 avant le retour à une vie constitutionnelle normale au début des années 90.

Mais pour un renouveau démocratique, il était particulièrement bien corseté. Les scrutins se suivaient et se ressemblaient avec un homme providentiel et son parti, l’ODP/MT d’abord, le CDP par la suite, qui dominaient de la tête et des pieds une scène politique où les opposants, tenus en laisse et malmenés, faisaient de la figuration.

Tout se passait comme s’il suffisait d’avoir des dizaines de partis politiques ; d’organiser régulièrement des élections ; de mettre sur pied des institutions telle l’Assemblée nationale (une simple chambre d’enregistrement) pour obtenir la certification démocratique qui n’était pourtant que de façade. La séparation des pouvoirs ? Une vue de l’esprit.

Mais comme toute chose a une fin, ce cirque dura un quart de siècle jusqu’à ce que les spectateurs, las de cette pantomime électorale où la tête d’affiche était invariablement la même, congédièrent un après-midi d’octobre 2014, le metteur en scène et sa troupe. Rideaux.

Place maintenant à un autre spectacle annoncé pour être plein de rebondissements et de suspense. Il faut dire qu’avant même l’insurrection populaire d’il y a un an, une nouvelle carte politique du Burkina s’était redessinée quand Roch, Salif, Simon et tutti quanti ont quitté le CDP avec armes, bagages et militants pour s’en aller créer le MPP, sonnant du même coup le glas du régime qu’ils avaient pourtant servi avec zèle des décennies durant.

Depuis, les cartes ont été battues et rebattues et si au début de la Transition il était difficile de savoir qui avait la meilleure main, deux faits majeurs semblent être venus quelque peu modifier la donne. D’abord, la mise sur le bas-côté de la route qui mène à Kosyam des candidats du CDP et de l’ADF-RDA à la présidentielle sur la base du nouveau code électoral voté exprès le 7 avril car s’il leur aurait été difficile de gagner, ils auraient pu jouer les trouble-fêtes. Ensuite le coup d’Etat du général Gilbert Diendéré le 17 septembre dernier et ses possibles répercussions sur un échiquier politique en pleine recomposition. On aurait pourtant tort de penser, comme certains ont tendance à le croire, que les jeux sont déjà faits.

N’allons pas vite en besogne car si deux prétendants, Roch Marc Christian Kaboré (MPP) et Zéphirin Diabré (UPC) pour ne pas les nommer font figure de super favoris pendant que les Issaka Zampaligré, Ouédraogo Boukaré, Adama Kanazoé et autres Françoise Toé tiennent lieu de comparses, ceux qui sont en pôle position auraient tort de penser que l’affaire est déjà dans le sac.

Qu’importe au finish celui qui aura la faveur des urnes au soir du 29 novembre, l’essentiel est qu’après le report du scrutin pour cause de ‘’diendérose’’, cette nouvelle date soit la bonne, que ce soit parti pour de bon. Et que la campagne qui s’ouvre ce dimanche se passe sans encombre ; parce que les différents acteurs de la scène électorale auront joué le jeu de façon civilisée et parce que le défi sécuritaire aura été relevé.

Il n’est en effet un secret pour personne que suite à la désertion des têtes brûlées du RSP et de l’attaque présumée djihadiste de Samorogouan le vendredi 9 octobre, il y a comme une menace diffuse qui plane sur le Burkina et la sécurisation des élections constitue un enjeu majeur. N’est-ce pas après l’avis du chef d’état-major des armées en personne, le général Pingrénoma Zagré, que les signataires de la Charte, sont tombés d’accord sur le 29, le temps que les forces de défense et de sécurité pacifient autant que faire se peut le territoire ?
Commentaires

Titrologie



L`Observateur Paalga N° 8221 du 27/9/2012

Abonnez vous aux journaux  -  Voir la Titrologie
Sondage
Nous suivre

Nos réseaux sociaux


Comment