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Secteur 10 de Ouaga: la population s’oppose à la fermeture de leur CSPS
Publié le samedi 7 novembre 2015  |  Sidwaya
Fonction
© aOuaga.com par A.O
Fonction publique : les agents en grève les 4 et 5 février
Mardi 4 février 2014. Ouagadougou. Les agents de la Fonction publique sont en grève de 48 heures à l`appel de leur coordination syndicale pour dénoncer la lenteur du gouvernement dans les négociations sur les grilles salariale et indemnitaire




Les habitants du secteur 10 de la capitale ont investi, le Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) dudit secteur pour protester contre la fermeture de leur établissement sanitaire.

Voies d’accès au Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) du secteur 10 bloquées, circulation impossible, la foule surexcitée,….telle était l’atmosphère dans le quartier de Dapoya, dans la matinée du vendredi 6 novembre 2015. Sortis massivement, les habitants dudit secteur ont pris d’assaut le centre de santé pour dire non à sa fermeture.

Très en colère, le responsable des manifestants, Michel Koutiébou a justifié : « nous avions ouï dire que le CSPS a été vendu. Et devrait se fermer ce jour et le personnel affecté ». D’où le mouvement d’humeur qui a réuni les jeunes, vieux, vieilles pour mieux comprendre la situation. « Nous avions aussi appris qu’aujourd’hui, les malades devraient quitter le dispensaire pour désormais se soigner au CSPS du secteur 12», a-t-il souligné.

Reçus par la responsable du CSPS, Mme Madeleine Kologo, les manifestants ont dit ne pas être convaincus par ses explications. « Les responsables du CSPS ont prétexté que l’aile d’hospitalisation est enlisé et peut être dangereux pour les malades. Si l’espace doit être fermé, ils doivent avoir des explications claires. Les autorités devraient aussi prendre des mesures d’accompagnement pour que le personnel continue d’assurer le service afin que nous continuons de nous soigner dans le CSPS », a souhaité M. Koutiébou. Il a ajouté en disant qu’à l’hôpital du secteur 12, même au niveau parking, les malades sont reçus. « Si nous devons les rejoindre, l’on pourra pas tous être soigné », murmure le responsable des manifestants dans un brouhaha. La responsable du CSPS, Mme Madeleine Kologo a d’autres explications.

A l’en croire, depuis les inondations du 1er septembre 2009, le bâtiment de l’hôpital a pris un coup et au fur et à mesure, il est en train de s’enfoncer. « Depuis le mois de juillet dernier, les responsables sont venus constater que le bâtiment a été construit sur un bas-fond. Il n’a pas été remblayé et lorsqu’on marche, on sent un trou en profondeur », a-t-elle indiqué.

De peur que les malades et le personnel ne soient victimes d’un effondrement, des experts de la mairie centrale venus constater l’état de l’infrastructure ont dit dans leur rapport que même si, le bâtiment est réfectionné, il ne pourra pas tenir, a clarifié Mme Kologo. C’est pourquoi, selon ses dires, les autorités en charge de la santé ont décidé de sa fermeture pour le construire. « Mais la parcelle n’a jamais été vendue, comme le prétend les manifestants », a-t-elle démenti. Venus de Tanghin, accompagner son frère atteint de paludisme, Delwendé Sawadogo, dès 9 heures, il a estimé que si toutes les allégations des manifestations sont avérées, c’est un acte criminel de la part des autorités en charge de la santé. Mais de son avis, la délocalisation devrait être précédée d’une concertation et d’une sensibilisation de la population.

Ouvert en septembre 1967, le CSPS du secteur 10 reçoit en moyenne 1500 malades par mois. Elle compte 22 agents communautaires et 4 agents de santé.

Abdel Aziz NABALOUM
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