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Le Quotidien N° 754 du 29/4/2013

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60e journée mondiale des lépreux: Le traitement efficace des cas et la réinsertion sociale au cœur des plaidoyers
Publié le lundi 29 avril 2013   |  Le Quotidien


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© aOuaga.com par A.O
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Sakoula, village situé dans le 9e arrondissement de la ville de Ouagadougou, a abrité le dimanche 28 avril dernier, la commémoration de la 60e journée mondiale des lépreux. A l’occasion de cette commémoration qui a aussi donné lieu à l’inauguration du centre d’accueil pour les anciens malades de la lèpre de Sakoula, des plaidoyers ont été faits pour la réinsertion sociale des anciens malades de la lèpre, mais aussi l’amélioration de l’accès aux soins.

La journée mondiale des lépreux, selon, l’association Burkinabè Raoul Follereau, organisatrice de la cérémonie, est une occasion pour interpeller davantage sur la nécessité de redoubler d’efforts dans la lutte contre la lèpre qui n’est pas complètement enrayée.

Selon le président de l’association Burkinabè Raoul Follereau, Dr Jacques A. Ouandaogo, ce sont 302 nouveaux cas dépistés par les services de santé. Ce chiffre serait porté à 313 en 2012, à en croire le Haut- commissaire de la province du Kadiogo, Halidou Ouédraogo.

Dans son message lu par Drissa Ouédraogo, le président de l’Union internationale des associations Raoul Follereau, Michel Recipon a appelé à ne pas baisser la garde quoique les résultats de la lutte donnent des motifs de satisfaction et des raisons d’espérer. De ses desiderata, il faut, à l’image de Raoul Follereau, Continuer la lutte à travers des plaidoyers pour la mobilisation « des ressources et des générosités ». « Notre fondation continuera de se battre jusqu’à ce qu’il ne reste plus un seul lépreux », a-t-il déclaré. La première journée mondiale des lépreux a été commémorée en 1954 par 23 Etats. Au Burkina, la première commémoration a eu lieu en 1961, a rappelé le président de l’association, Jacques A. Ouandaogo. Mais en dépit des résultats fort tangibles, des voix se sont élevées pour alerter sur la présence actuelle de la maladie. Ce, pour le soulagement des malades qui craignaient d’être oubliés. « Depuis quelques jours, nous sommes satisfaits de ce qu’il y a une prise de conscience de la présence de la maladie. Nous étions découragés quand nous entendions que la lèpre est finie » a laissé entendre le représentant des infectés de la maladie, Yabré Ousmane Ilboudo, avant de déplorer le manque d’assiduité dans le traitement. A l’en croire, les traitements qui étaient de 2 fois par semaine, samedi et mercredi, seraient passés à un jour de traitement. Se faisant, par le truchement des lépreux, il a exhorté à l’amélioration des offres de soin. « Pour ne pas faire de leur vie une mort sans fin, alors les associations nationales Raoul Follereau ont reçu pour mission, entre autres, d’œuvrer à leur réinsertion sociale et à leur réadaptation professionnelle »a déclaré le Dr jacques Ouandaogo. En clair, l’accompagnement consiste essentiellement en des activités rémunératrices . Toujours dans le registre de l’accompagnement social, il a été procédé à l’inauguration du centre d’accueil des anciens malades de la lèpre de Sakoula, dans l’arrondissement 9. Aménagé sur une aire de 8 hectares, le centre est ouvert à tous les anciens malades de la lèpre qui pourraient y exercer des activités d’élevages et de maraîchage. Pour permettre l’exercice efficient de ses activités, des forages positifs sont prévus. Avec de tels efforts, l’association Burkinabè Raoul Follereau entend tirer les anciens malades de la lèpre de la mendicité. Un objectif difficile à réaliser, ont reconnu quelques membres de l’association, à l’instar de cette source qui a laissé entendre que cela fait 5 ans que des logements sont construits sur le site mais les intéressés ne veulent pas les rejoindre. « Ils préfèrent rester en ville et mendier ! » a-t-il regretté. Des gestes d’amour et d’affection comme un repas partagé avec les lépreux et celles de générosités tel le don de vivres aux malades et anciens malades ont été fortement recommandés pour les sortir du gouffre de l’exclusion sociale, le mépris et autres formes de stigmatisation qu’ils ressentiraient comme une double souffrance. En rappel, le traitement de la lèpre est gratuit et dure 6 à 12 mois
Par Roger M. KABRE

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