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Burkina : la justice gèle les avoirs du putschiste Diendéré et du parti pro-Compaoré
Publié le samedi 26 septembre 2015  |  AFP
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© aOuaga.com par A.O
Situation nationale : les présidents Macky Sall et Yayi Boni au chevet du Burkina
Vendredi 18 septembre 2015. Ouagadougou. Les présidents sénégalais, Macky Sall, et béninois, Yayi Boni, sont arrivés au Burkina pour jouer les médiateurs au lendemain du coup d`Etat perpétré par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Photo : Gal Gilbert Diendéré, président du Conseil national pour la démocratie (CND)




La justice du Burkina Faso a ordonné samedi le gel des avoirs du général putschiste Gilbert Diendéré, du parti de l’ancien président Blaise Compaoré et de plusieurs autres personnalités.

"Dans le cadre d’une information ouverte, le doyen des juges d’instruction du Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou (..) a ordonné aux banques et établissements financiers ouverts au Burkina Faso le gel des avoirs" de 14 personnes et quatre partis politiques proches de l’ex-président Compaoré, selon un communiqué diffusé samedi par le procureur de la République.

Sont visés par cette mesure le général Diendéré, ancien bras droit de Compaoré et meneur du putsch avorté contre le régime de transition burkinabè, ainsi que le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), parti du président déchu.

Perpétré le 17 septembre par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), ancienne garde prétorienne de Blaise Compaoré, le pustch a finalement échoué une semaine plus tard, et le gouvernement a ordonné vendredi la dissolution du RSP. Le sort du général Diendéré reste en suspens, alors que les violences liées au coup d’Etat ont fait 10 morts parmi les manifestants anti-putsch.

Les avoirs de la femme du général, Fatou Diallo Diendéré, ex-députée du CDP, sont également gelés, ainsi que ceux de Djibril Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères et un des hommes forts du régime Compaoré, qui souhaitait se présenter à l’élection présidentielle prévue le 11 octobre pour mettre fin à la transition. Mais il avait exclu de la compétition par une loi du parlement intérimaire.

Sidi Pare, Ministre délégué à la Sécurité de la Transition, destitué de ses fonctions vendredi car soupçonné de collusion avec les putschistes, ainsi que Léonce Koné, un des responsables du CDP qui n’avait pas condamné le putsch, sont également visés par ce gel des avoirs.
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