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Burkina: le chef putschiste s’en remettra aux conclusions de la médiation régionale
Publié le mardi 22 septembre 2015  |  AFP
Crash
© aOuaga.com par A.O
Crash du vol d`Air Algérie : un expert français séjourne au Burkina
Jeudi 14 août 2014. Ouagadougou. Emmanuel Delbarre, expert français membre de la commission d`enquête sur le crash du vol AH 5017 d`Air Algérie, séjourne au Burkina et a rencontré les familles des victimes. Photo : Général Gilbert Diendéré, président de la cellule de crise




Ouagadougou - Le chef des putschistes au Burkina Faso, le général Gilbert Diendéré, a déclaré mardi qu’il s’en remettrait aux conclusions de la médiation régionale qui doit se réunir à Abuja.


"Nous tiendrons compte de toute décision qui sera adoptée par la Cédéao
(Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest)", a déclaré devant la
presse le général Diendéré, dont l’armée loyaliste réclame la reddition.


Le projet de sortie de crise de la Cédéao étudié mardi en sommet extraordinaire prévoit notamment la restauration des autorités de transition au Burkina mais aussi l’amnistie des putschistes et la réintégration des partisans du président déchu Blaise Compaoré dans la compétition électorale.


Ce projet a été vivement critiqué par la société civile et l’opposition au Burkina.


Interrogé sur un point sensible, la question de l’amnistie des putschistes, le général Diendéré a déclaré: "Nous appliquerons ce que les chefs d’état vont décider au niveau de la Cédéao". Les violences qui ont accompagné le coup
d’Etat militaire commis le 17 septembre au Burkina Faso ont fait au moins 10
morts et 113 blessés, a-t-on appris samedi de source hospitalière.


Interrogé sur la date de son départ, le général Diendéré, un très proche du président renversé Blaise Compaoré en 2014, a déclaré: "la date sera déterminée par la Cédéao, ça n’est pas à nous la déterminer".


Diendéré, a déclaré mardi que des "discussions étaient en cours" avec l’armée loyaliste qui exige sa reddition, mais que ses hommes se défendraient en cas d’attaque.


"Nous n’avons pas envie de nous battre mais nous nous défendrons éventuellement", a déclaré le général Diendéré devant la presse, alors que des
unités de l’armée sont déployées dans des casernes de la capitale.


"Nous avons entamé des discussions, nous avons des échanges très très fructueux et ces échanges on continué ce matin afin de trouver une solution à
ce problème", a-t-il dit.


"Nous n’avons pas envie de verser du sang pour rester dans un pouvoir quelconque. Il ne sert à rien de verser du sang ou faire des massacres", a ajouté le général Diendéré.


Auparavant , le général Diendéré a déclaré être en discussions avec les chefs de l’armée du pays pour "faire partir" les unités de province arrivées dans la nuit à Ouagadougou, dans une interview accordée à l’AFP.


"On continue les discussions pour les faire partir", a indiqué le général alors que l’armée, entrée sans résistance dans la nuit de lundi à mardi dans Ouagadougou, négocie la reddition des putschistes de la garde présidentielle.


Des centaines de militaires qui ont convergé sur Ouagadougou "ont été négativement influencés par certaines personnes. Ils ont été mal informés", a ajouté le général, sans plus de précisions.


Le général Diendéré a été porté au pouvoir le 17 septembre par un coup d’Etat mené par les hommes du Régiment de sécurité présidentielle (RSP - garde présidentielle), une unité d’élite de l’armée qu’il commandait sous le régime de l’ex-président Blaise Compaoré.


Le chef d’état-major de l’armée - qui compte environ 11.000 hommes-, le général Pingrenoma Zagré avait ensuite appelé ses frères d’armes à la retenue et demandé au RSP de se rendre.


pgf/sba/dab
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