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Coup d’Etat au Burkina Faso : Des Bobolais dans la rue
Publié le vendredi 18 septembre 2015  |  Sidwaya
Burkina:
© AFP par AHMED OUOBA
Burkina: Des manifestants mobilisés convergent vers Kosyam, le palais présidentiel
Mercredi 16 septembre 2015. Palais présidentiel à Ouagadougou. Le président intérimaire du Burkina Faso Michel Kafando ainsi que le Premier ministre Isaac Zida et deux ministres étaient retenus par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), la garde prétorienne de l`ex-président Blaise Compaoré. Des manifestations spontanées dans les rues de Ougadougou.




Des populations de Bobo-Dioulasso ont manifesté le 17 septembre 2015 contre le coup d’Etat qui a porté le général Gilbert Dendéré à la tête du pays. Les manifestants se sont d’abord rassemblés devant le camp militaire Ouezzin Coulibaly avant de se disperser à travers la ville où les maisons de certains anciens dignitaires de l’ex-parti majoritaire ont été incendiées.

Bobo-Dioulasso avait l’allure d’une ville morte dès le matin du 17 septembre 2015. Les commerces n’ont pas ouvert leurs portes et le grand marché de Sya est resté fermé. Les stations services ont aussi fermé boutique. « On nous a instruit de fermer rapidement notre station », nous a lancé une gérante. Pendant ce temps, une foule à majorité jeune se déferle vers le camp militaire Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso. Là entassés devant le portail d’entrée, les manifestants exigent la libération du président de la Transition, Michel Kafando et de son premier ministre, Yacouba Isaac Zida. Ils condamnent le coup d’Etat et demandent le départ du général Gilbert Dienderé, porté à la tête du pays. Les esprits se chauffent et certains demandent à voir le commandant de la 2e région militaire, le colonel Gilles Bationo. Celui-ci fait son apparition sous les exclamations de la foule. Avec un mégaphone, il appelle les manifestants au calme. Il les a rassurés qu’il est en contact permanent avec la hiérarchie militaire afin de trouver une solution à cette crise. Il a affirmé que leur objectif est d’éviter des affrontements entre les militaires, entre les civils et entre civils et militaires. Il a réitéré son appel au calme et à la retenue avant que son aide de camp ne lui fasse signe de réintégrer le camp. Le portail se referme et les manifestants entonnent l’hymne national, qui n’est pas allé jusqu'à son terme. Du camp, la foule s’est ébranlée vers le gouvernorat des Hauts-Bassins et ont emprunté l’Avenue Charles de Gaulle, certains disant continuer jusqu'à Ouagadougou pour « déloger le général Gilbert Dienderé du palais de Kosyam ». Les voies ont été bloquées à l’entrée de Bobo-Dioulasso et dans certains quartiers de la ville. Le siège local de l’ancien parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès(CDP) a été de nouveau incendié. Les domiciles de certains responsables de ce parti à Bobo-Dioulasso dont celui de son secrétaire général, Alfred Sanou a été pillé avant d’être incendié. Jusqu'à la fin de la matinée, les manifestants qui à moto, qui a pieds, continuaient de sillonner la ville. Les inquiétudes se lisaient sur le visage des habitants qui se demandent comment ce scenario va se terminer.

Adaman DRABO
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