Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratiques    Le Burkina Faso    Publicité
aOuaga.com NEWS
Comment

Accueil
News
Économie
Article
Économie

Fonds de développement de l’élevage
Publié le lundi 14 septembre 2015  |  Sidwaya




Dans l’optique d’accorder les points de vue de l’ensemble des acteurs sur des mesures consensuelles pouvant permettre d’accroître les ressources du Fonds de développement de l’élevage (FODEL), le ministère des Ressources animales a tenu, du 8 au 11 septembre 2015 à Koudougou, un atelier national de validation des propositions d’amélioration de la Contribution du secteur élevage (CSE).

C’est dans le but d’accroître l’offre de financement du secteur de l’élevage, que des actions ont été entreprises par le gouvernement et les acteurs en charge du secteur avec l’accompagnement des partenaires au développement. Ce qui a abouti à l’adoption de la loi n°57-95/ADP du 21 novembre 2015, portant modification du code des impôts et institution d’une Contribution du secteur élevage (CSE), afin d’alimenter le Fonds de développement de l’élevage (FODEL). Mais malgré son institution, les recettes de la CSE ne permettent toujours pas de répondre aux besoins de financement du FODEL. Cet état de fait a amené le FODEL à entreprendre des réflexions en vue d’améliorer la perception de cette contribution. Cela a généré des recommandations et des propositions de part et d’autre.

Aussi, c’est pour accorder les points de vue de l’ensemble des acteurs concernés par la CSE, que le ministère des Ressources animales a organisé un atelier national de validation des propositions d’amélioration à Koudougou. Le principal objectif visé par cet atelier est de permettre aux participants d’analyser et de valider le dispositif opérationnel, proposé pour une mobilisation plus efficace de la CSE en vue d’accroître les ressources financières du FODEL. Les participants se sont appesantis sur les propositions des études qui ont été commanditées, lesquelles propositions se résument entre autres, « à la complémentarité interministérielle, la mise en place de guichets uniques de paiement aux frontières et des propositions de solutions consensuelles à long terme pour une CSE plus efficace », selon le ministre des Ressources animales, M. Jean-Paul Roamba.

De façon pratique, il a été question « de faire des propositions concrètes pour améliorer les prélèvements qui sont faits sur les produits de l’élevage exportés afin d’améliorer les ressources du FODEL, car même si le prélèvement est déjà en cours, il demeure néanmoins très insignifiant», a précisé le ministre Roamba. Pour étayer ses propos, il a relevé que pour l’année 2015 par exemple, près de 1000 demandes de financement de micro-projets ont été enregistrées pour un montant estimé à plus de deux milliards, alors que dans la même période, les recettes prévisionnelles de la CSE sont d’environ trois cent millions de FCFA. Aussi, a-t-il invité les différents acteurs à conjuguer leurs efforts pour préserver et renforcer les capacités du FODEL, qui constitue aujourd’hui une référence pour des pays de la sous-région dans la quête de solutions au financement de l’élevage.

Le FODEL, faut-il le rappeler, a pour objectif, de mobiliser et de coordonner la gestion des fonds destinés à la promotion des activités de développement socio-économique, du sous-secteur élevage. C’est donc auprès de ce fonds que les éleveurs peuvent déposer des dossiers de demande de crédits, et bénéficier éventuellement de ressources financières afin de mener des activités de l’élevage. C’est d’ailleurs dans ce sens que la cérémonie d’ouverture de l’atelier a vu une remise de trois chèques, d’une valeur d’un million chacun à trois porteuses de projets d’élevage.

A en croire le ministre, la vision de son ministère est de développer un élevage compétitif et respectueux de l’environnement, autour duquel s’organise une véritable chaîne de valeurs, et qui contribue davantage aussi bien à la sécurité alimentaire qu’à l’amélioration du niveau de vie des Burkinabè. A noter que l’élevage est pratiqué par plus de 86% de la population burkinabè, et contribue de ce fait à la création annuelle de 900 000 emplois à plein temps. Il participe à hauteur de 18% à la formation du PIB national. La part des produits animaux, y compris les cuirs et les peaux dans la valeur des exportations, est d’environ 26%. Ce qui fait de l’élevage, le 3e poste en importance après l’or et le coton.


François KABORE
Célestin ZOUMBARA
(Collaborateur)
Commentaires

Dans le dossier

Activités économiques
Titrologie



Sidwaya N° 7229 du 8/8/2012

Abonnez vous aux journaux  -  Voir la Titrologie
Sondage
Nous suivre

Nos réseaux sociaux


Comment