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Burkina Faso : la presse risque de 1 à 5 millions FCFA d’amende pour diffamation
Publié le dimanche 6 septembre 2015  |  Xinhua
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© Autre presse par DR
Journaux burkinabès




Les députés du Conseil national de Transition (CNT, Parlement intérimaire) ont voté, vendredi, une loi fixant de 1 à 5 millions de CFA, les amendes à payer en cas de diffamation, pour la presse écrite, après une proposition de 10 à 15 millions qui avaient irrité les patrons de presse.

Cependant, en cas de récidive de diffamation, d’injure ou d’outrage, le double de la peine sera prononcé, a souligné le Parlement burkinabè.

Sur les 90 membres du Parlement intérimaire, 24 ont été favorables, 19 se sont abstenus, tandis qu’une personne a voté contre.

Le 30 juillet dernier, le gouvernement burkinabè avait annoncé la suppression des peines privatives de liberté pour les journalistes, mais en lieu et place de la prison, le gouvernement propose, que tout média reconnu pour fait de diffamation, puisse être condamné à une amende de 10 à 15 millions de F CFA.

Les prises de position quasi unanimes en faveur de la baisse des amendes à payer en cas de diffamation, avait obligé peu après l’ouverture des travaux, les députés du Conseil national de transition (CNT), à suspendre une demi-heure les débats pour consulter le gouvernement.

Les responsables des structures de médias avaient condamné, samedi, l’amende de 10 à 15 millions de F CFA, payable en cas de diffamation, tel que le stipule le futur code de l’information qui compte abolir, en contrepartie, les peines d’emprisonnement de journaliste.

Les organisations professionnelles des médias protestaient depuis plusieurs jours contre le remplacement par le gouvernement burkinabè de la prison pour fait de diffamation par une "lourde amende" comprise entre 10 et 15 millions de FCFA.

Les patrons de presse avaient estimé que la dépénalisation des délits de presse ne saurait être "compensée par de fortes amendes", ajoutant que "l’honneur d’une personne diffamée par voie de presse ne saurait être lavé par une forte amende".

L’ancien code de l’information de 1993 condamnait le journaliste à la peine de prison plus une amende n’excédant pas un million, rappelle-t-on.
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