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Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation : Vers l’élaboration d’une politique nationale d’évaluation du système éducatif
Publié le mardi 11 aout 2015  |  Le Quotidien
L’Association
© aOuaga.com par Alexis Omer
L’Association des élèves et étudiants pour l’émergence du Faso (AEEEF) a animé une conférence de presse le 11 avril 2015 pour annoncer 48 heures d`activités de soutien à la transition




L’équipe technique du Dispositif national d’évaluation (DNE), sous tutelle du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, organise du 10 au 14 août 2015, un atelier en vue de réfléchir sur l’élaboration d’une politique nationale d’évaluation du système éducatif. La cérémonie d’ouverture, intervenue le lundi 10 août 2015, a été présidée par le secrétaire général du ministère du MENA, Dr Yombo Paul Diabouga.


Le développement d’un pays passe incontestablement par la formation et la qualification de ses hommes. C’est conscient de cela que le ministère en charge de l’Education a entrepris, depuis plusieurs années, un certain nombre de réformes en vue de rendre le système éducatif burkinabè plus performant. Mais, en l’absence de feuille de route permettant d’évaluer et de mettre en commun le travail effectué sur le terrain, il devient difficile d’apprécier les avancées enregistrées dans le domaine. C’est donc dans le souci d’y remédier que les acteurs de l’éducation se réunissent, à Ouagadougou, du 10 au 14 août.


En effet, conformément aux décisions de la 51e session ministérielle de la CONFEMEN, le Burkina Faso a signé une convention avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour la mise en place d’un dispositif national d’évaluation. La mise en place, en 2010, de ce dispositif est une manière pour le gouvernement burkinabè et l’OIF de doter le pays d’une structure nationale ayant pour mission de s’occuper de la question de l’évaluation dans son sens global. Cependant jusque-là, les évaluations se mènent tous azimuts par les différentes structures d’évaluation, sans une véritable concertation. C’est ce qui explique la nécessité d’une politique nationale d’évaluation. Ainsi, à travers cet atelier, l’équipe technique du Dispositif national d’évaluation (DNE) entend permettre aux acteurs de l’éducation de réfléchir en vue d’élaborer eux-mêmes une politique nationale d’évaluation du système éducatif. « Les échanges en travaux de groupes et en plénière permettront de mieux cibler les attentes des participants concernant les évaluations qui se déroulent au niveau du système éducatif et de converger vers une politique nationale d’évaluation », a laissé entendre le coordonnateur de l’équipe technique, Karim Ky.
Pour ce faire, les travaux s’articuleront autour de 3 axes majeurs que sont la reformulation des différents objectifs, l’élaboration d’un canevas de travail ou d’un cadre conceptuel permettant de cadrer le travail et l’élaboration des recommandations pour la mise en œuvre de la nouvelle politique. Selon le secrétaire général du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Dr Yombo Paul Diabouga, l’initiative du DNE est à féliciter et à encourager, dans la mesure où le Burkina est le pays initiateur d’une telle démarche. « Les documents de politique en matière d’évaluation n’existent pas dans les pays, le Burkina Faso en est l’initiateur», a-t-il fait savoir.

Un document de référence pour les prises de décisions

A l’en croire, l’élaboration d’un tel document permettra de faire l’état des lieux des évaluations du système éducatif au Burkina. Par ailleurs, elle permettra de constituer un document de référence, en termes de plaidoyer et de mobilisation des ressources. Dr Yombo Paul Diabouga a également fait cas du caractère sectoriel qu’aura la politique après son élaboration. Toute chose qui, selon lui, permettra de disposer de données de qualité sur le système éducatif qui permet de prendre des décisions.



Pour l’occasion, il a adressé des remerciements au directeur général de la CONFEMEN et à l’ensemble de son équipe pour leur constant accompagnement. Aux participants, il a souhaité une vive contribution afin de parvenir à l’élaboration d’un document de référence. Pour sa part, le directeur général de la CONFEMEN, Boureima Jacques Ki, a réitéré ses encouragements à l’endroit de l’équipe technique du DNE pour une telle initiative, dans la mesure où l’évaluation est au cœur des préoccupations, tant sur le plan national qu’international. Après avoir mis l’accent sur l’accès à l’éducation depuis leurs décisions prises à Dakar en 2000, a-t-il poursuivi, les pays ont décidé de consacrer les 15 autres années à l’évaluation, afin de savoir à quel stade ils sont. « L’élaboration d’un tel document ne peut qu’être saluée par la CONFEMEN, car elle permettra de développer la culture de l’évaluation dans les pays », foi de Boureima Jacques Ki. Poursuivant son laïus, il a confié que cela permettra de fixer des objectifs, des orientations et, pourquoi pas, une loi qui cadre les évaluations. Pour rappel, une fois le document élaboré et adopté, il sera soumis à l’appréciation des autorités pour sa mise en œuvre1

Par Judith N. SANOU
(Stagiaire)
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