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Evacué d’urgence au Maroc : l’état de santé de Blaise Compaoré inquiète
Publié le vendredi 24 juillet 2015  |  Le Quotidien
UEMOA
© aOuaga.com par G.S
UEMOA : 20 ans au service de l`intégration économique
Lundi 20 octobre 2014. Ouagadougou. Salle des banquets de Ouaga 2000. Les chefs d`Etat et de gouvernement des pays membres de l`Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) se sont retrouvés pour célébrer le 20e anniversaire de l`organisation commune placé sous le thème "UEMOA, 20 ans, les voies d`un développement solidaire". Photo : Blaise Compaoré, président du Faso




Nous avons été les premiers à l’annoncer dans notre édition du jeudi 16 juin dernier, Blaise Compaoré a été victime d’une chute à son domicile à Abidjan et évacué d’urgence au Maroc. Quel est aujourd’hui son état de santé ? Des journaux Ivoiriens nous donnent quelques informations. Le premier article est de « L’Eléphant déchainé » et le second est de « Investigateur.net ». Vous remarquerez que la gravité de l’accident de l’ancien président du Burkina diffère d’un média à un autre.

Pourquoi la Pisam a refusé d'opérer Blaise Compaoré: L'ex-président Burkinabé pourrait ne plus marcher

Mardi 14 juillet, il est environ 4 heures du matin quand arrive à la Polyclinique Sainte Anne-Marie(PISAM) d’Abidjan, un patient pas comme les autres. Il s’agit de l’ancien Président burkinabè, Blaise Compaoré. Les médecins de garde qui le reçoivent s’aperçoivent qu’il est presqu’inconscient.

Ceux qui l’accompagnent expliquent que l’ex homme fort de Ouagadougou aurait fait une vilaine chute dans sa résidence. Branle-bas de combat dans la clinique… Vite, Blaise Compaoré est admis aux urgences où un bilan scannographique est réalisé en urgence pour découvrir le mal dont il souffre. Le résultat laisse les praticiens sans voix. L’ex-homme fort de Ouagadougou souffre d’une double fracture et du bassin et du rachis cervical qui nécessite une intervention chirurgicale immédiate par un spécialiste de ce genre de fractures extrêmement graves. Le spécialiste maison est appelé qui accourt au chevet de l’illustre « mourant ». Mais devant la qualité du patient, la gravité de son cas et son âge quelque peu avancé, le spécialiste émet de nombreuses réserves quant à la décision d’opérer sur place Blaise Compaoré. C’est que le cas de l’ex-Président est trop sérieux : « Fracture du bassin de type C avec rupture de l’arc postérieur, fracture du rachis cervical… »

En pareil cas, le risque le plus grave est la compression de la moelle épinière ou la section de certains nerfs. Sans compter qu’une telle fracture (celle du rachis cervical) peut entrainer la mort à tout instant ou provoquer, dans le meilleur des cas, une tétraplégie (paralysie des quatre membres). Devant un tel tableau et malgré le plateau technique de la Pisam, le spécialiste choisit de ne prendre aucun risque et conseille plutôt une évacuation rapide du patient dans un pays européen. Mais quel pays européen voudrait bien accueillir Blaise Compaoré par ces temps où la justice internationale et les ONG de défense des droits de l’homme sont sur les dents ? Que pourrait-il se passer si le séjour médical de Blaise Compaoré devrait durer plusieurs mois ? Vite, les responsables de la Pisam sont réveillés et informés de la situation. A charge pour eux de donner l’information aux autorités ivoiriennes, seules habilitées à décider de ce qu’il convient de faire pour « sauver » le « beau Blaise » mais pas à la Pisam où personne ne veut prendre le risque d’une intervention chirurgicale compliquée.

Les procédures d’évacuation sanitaires sont généralement assez compliquées et peuvent prendre plusieurs jours. Mais ça, c’est pour des personnes ordinaires. Celles qui ont permis l’évacuation de Blaise Compaoré au Maroc ont été bouclées en quelques heures. Au point où dès l’après-midi du mercredi 15 juillet, Blaise Compaoré était en route pour le Maroc. Sur intervention directe de notre Président auprès de sa majesté le roi Mohamed VI afin que le Maroc accepte d’accueillir ce patient quelque peu encombrant. Les relations entre les deux dirigeants étant au beau fixe en ce moment, la chose a été rapidement bouclée. Selon une source proche du Château ivoirien, les autorités de la transition au Burkina auraient été informées de ce qui est arrivé à l’ancien Président. Blaise Compaoré est arrivé au Maroc dans la soirée du mercredi 15 juillet toujours dans un état critique et rapidement hospitalisé dans une clinique de la même dimension que la Pisam où il devrait rapidement subir une double opération

Elephantdechainé

Blaise Compaoré a subi au Maroc une intervention du col du fémur
Évacué d’urgence au Maroc, mercredi dernier, suite à une fracture du col du fémur liée à une chute à son domicile, selon nos sources, l’ex-président burkinabè Blaise Compaoré a subi le jeudi 16 juillet une intervention chirurgicale. Toujours selon nos sources, l’opération a été une réussite et le président pourrait retrouver l’usage normal de son pied dans un délai de trois semaines à un mois. «Le président a retrouvé le sourire, donc rien de bien grave», a rapporté à Investigateur.net notre source.

Faut-il préciser, le traitement chirurgical d’une fracture du col du fémur est toujours suivi d’une rééducation par kinésithérapie, pour réapprendre à marcher. Joint au téléphone l’hôpital n’a pas souhaité se prononcer pas plus qu’il n’a produit le moindre communiqué sur la santé de son célèbre patient. Toutefois les informations que nous avons pu glaner sur ce type de fracture laissent penser que Blaise Compaoré sera mis dans les premiers jours post opératoire au fauteuil. Si l’opération devrait être soutenue par une prothèse comme appui, l’évolution vers la guérison et le délai de consolidation est de 3 mois. Mais notre source se garde de préciser si Blaise Compaoré restera tout ce temps au Maroc ou s’il optera de revenir poursuivre sa rééducation en Côte d’Ivoire, où il vit en exil depuis sa chute du pouvoir en octobre 2014.

Il faut aussi préciser que cette situation intervient au moment où les députés du Parlement intérimaire du Burkina ont voté jeudi 16 juillet la mise en accusation de l’ex-président Blaise Compaoré devant la Haute Cour de justice pour «haute trahison» et «attentat à la Constitution»
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