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Burkina : le président Kafando désigne des sages pour "décrisper la tension" dans le pays
Publié le vendredi 10 juillet 2015  |  AFP
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© L’Express du Faso par Evrard Ouédraogo
Violations des constitutions en Afrique : un colloque se penche sur les solutions
Jeudi 28 mai 2015. Ouagadougou. Salle de conférences du ministère des Affaires étrangères. Le président de la transition, Michel Kafando, a donné le coup d`envoi des travaux de 48 heures du colloque international sur le thème "Etat de droit, démocratie et changements anticonstitutionnels de gouvernement : concept, limites et perspectives"




Ouagadougou - Le président burkinabè Michel Kafando a désigné jeudi un groupe de sages afin de "décrisper la tension sociale" au Burkina Faso, où une crise oppose depuis une dizaine de jours le Premier ministre Isaac Zida à la garde présidentielle, qui réclame sa démission.

Le pays attendait jeudi soir une réaction officielle publique du chef de l’Etat, ancien diplomate et arbitre silencieux de cette crise, et notamment qu’il tranche le litige en faveur d’une des deux parties, ce qu’il n’a pas
fait.

Il a par contre demandé à des "sages" de promouvoir "la décrispation de la tension sociale actuelle" en privilégiant "l’unité et la cohésion de l’armée" ainsi que "la poursuite du processus de transition vers des élections apaisées en octobre", selon un communiqué envoyé dans la nuit de jeudi à vendredi à
l’AFP.

Lors de leur première réunion jeudi autour du président Kafando, les sages se sont prononcés pour un "status quo" au sujet de la garde présidentielle, avec laquelle Isaac Zida est en crise ouverte, indique ce texte, sans plus de précisions.

D’après une source proche de la présidence burkinabè, les sages sont notamment issus des autorités coutumières et religieuses du pays.

Le Burkina est divisé autour du Régiment de sécurité présidentielle (RSP): ce corps d’élite, qui fut le bras armé de l’ex-président Blaise Compaoré - chassé par la rue en octobre après 27 ans de règne - exige le limogeage du lieutenant-colonel Zida, qui est pourtant son numéro deux.

Le gouvernement burkinabè a affirmé qu’un complot contre M. Zida fomenté
par des membres du RSP avait été déjoué le 28 juin.

Mais des officiers du régiment controversé accusent le chef du gouvernement
d’avoir monté "un faux complot contre sa personne afin de créer des troubles
et de se maintenir au pouvoir".

Les chefs militaires burkinabè ont de leur côté demandé vendredi dernier au
président Michel Kafando de former un gouvernement composé de civils pour
mettre fin à cette nouvelle crise.

Le Premier ministre a démenti lundi avoir démissionné, quand des rumeurs
affirmaient la veille que le président avait exigé son départ. Il a lancé
mardi devant un millier de sympathisants qu’il tiendrait "ferme" à son poste.

Les autorités de transition, mises en place après la chute de Blaise
Compaoré, devront rendre les rênes du pays au nouvel exécutif issu de la
présidentielle d’octobre.
roh/jf/fal


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