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Le Quotidien N° 723 du 22/3/2013

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Journée mondiale de l’enseignement : Les organisations syndicales réfléchissent sur leurs conditions
Publié le vendredi 22 mars 2013   |  Le Quotidien




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Les syndicats et fédérations d’enseignants du Burkina sont depuis hier, jeudi 21 mars 2013 réunis en atelier à Ouagadougou. Ceux-ci envisagent réfléchir sur l’état de la mise en œuvre des recommandations de l’organisation internationale du travail (OIT)/ UNESCO, pour la condition enseignante dans le système éducatif. Une activité qui s’inscrit dans le cadre de la journée mondiale des enseignants.

Les enseignants du Burkina se soucient de leurs conditions de vie et de travail. C’est pourquoi, en différé à la journée mondiale de l’enseignant 2012, placée sous le thème « Agissons pour les enseignant(e)s », ils ont décidé de se réunir deux jours durant, soit les 21 et 22 mars 2013, pour se pencher sur la question. Ce sont des rapports de la structure Internationale de l’éducation sur sa contribution au comité d’experts sur l’application des recommandations OIT/UNESCO de 1966 et de 1997, qui ont en effet inspiré les maitres du savoir. Les organisations syndicales de l’éducation du Burkina Faso ont donc décidé d’évaluer la prise en compte desdites recommandations dans la politique éducative. Evaluation dont les résultats ont été synthétisés et serviront comme documents de base pour les participants durant l’atelier. Alors pendant les différents travaux en atelier, il sera question pour ces représentants d’organisations syndicales d’examiner 9 axes. Toute chose qui se fera selon les principaux niveaux du système éducatif burkinabè. A savoir, l’enseignement préscolaire, l’enseignement primaire, l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur. Revenant sur les axes, citerons nous entre autres, la pénurie ou/et le recrutement d’enseignants peu qualifiés dans les établissements. Les conditions de travail et salariales, le problème de la formation continue des enseignants, la stabilité professionnelle, la sécurité dans l’environnement scolaire et universitaire, le problème du VIH/Sida en milieu scolaire… En particulier les encadreurs pédagogiques des syndicats passeront en revue toutes ces recommandations en s’interrogeant sur l’état de leur application du préscolaire à l’université en passant par le primaire et le secondaire. Pour le secrétaire général de la Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’enseignement et de la recherche (F-SYNTER), Mamadou Baro et aussi porte-parole des organisations syndicales, « Cette analyse permettra de mesurer à quel point les normes éducatives internationales ont cédé du terrain face aux impératifs économiques qu’imposent les bailleurs de fonds aux décideurs de notre pays. Les résultats du présent atelier interpelleront en premier lieu les autorités du pays mais aussi les autres acteurs nationaux », a-t-il indiqué. Et de poursuivre pour porter un regard sur les résultats de l’atelier. « Notre métier a perdu beaucoup de son lustre d’antan. C’est pourquoi, il nous appartient de faire des résultats de nos réflexions un instrument de lutte pour un meilleur devenir de la profession enseignante », a-t-il précisé. A l’occasion, des remerciements ont été traduits au ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation(MENA), à celui des Enseignements secondaire et supérieur (MESS), ainsi qu’à celui de l’Action sociale et de la Solidarité nationale (MASSN) .

Par Serge EKRA DELAFAURCE

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