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Nkurunziza et ses hommes viennent d’actionner, encore plus, le bouton d’une instabilité politique dont on ignore l’ampleur et les répercussions
Publié le mardi 30 juin 2015  |  Le Pays




Déjà à la mi-journée d’hier, les informations faisaient état de la possibilité, pour les électeurs, de ne pas présenter leur pièce d’identité. Seule la carte d’électeur suffisait. Une parfaite illustration du dispositif malicieusement employé par le pouvoir pour relever le défi de la participation. Pour se prémunir contre toute déculottée, Nkurunziza pourrait même aller jusqu’à bourrer les urnes, dans la mesure où ces élections locales doivent lui servir de marchepied vers la présidentielle du 15 juillet 2015. Il doit les réussir à sa façon, à tout prix. On le sait, les élections sont, en général, de véritables mascarades en Afrique. Que dire alors du cas burundais ? Pierre Nkurunziza, son parti, le CNDD-FDD ou ce qu’il en reste, et leurs alliés ne doivent pas oublier une chose: ils ont pu manœuvrer, remuer ciel et terre pour tenir « leurs élections ». Mais ils devront faire face à un autre obstacle et pas des moindres : la gouvernance ne sera pas aisée après ce simulacre de démocratie.

L’Union européenne (UE) qui a eu le courage de dénoncer cette mascarade électorale, devrait avoir le courage moral et politique de mettre tous les ennemis de la démocratie au Burundi, qui rament à contre-courant des accords d’Arusha, sur une liste noire. Elle doit leur interdire, par exemple, de voyager. Elle doit procéder au gel des avoirs de Nkurunziza et de ses affidés. En tout état de cause,  la communauté internationale, les partenaires bilatéraux et multilatéraux du Burundi, pour autant qu’ils se soucient de la démocratie et du développement socio-économique du pays, doivent accentuer la pression sur Nkurunziza et ses hommes. Parce qu’ils viennent d’actionner, encore plus, le bouton d’une instabilité politique dont on ignore l’ampleur et les répercussions. En attendant la très redoutée élection présidentielle du 15 juillet 2015, si rien n’est fait pour le stopper, Nkurunziza réalisera son projet funeste. Pour le malheur du Burundi.

Michel NANA
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Le Pays N° 5171 du 8/8/2012

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