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Affaire juge Salifou Nébié : l’instruction du dossier se poursuit, selon le procureur du Faso
Publié le lundi 25 mai 2015  |  Sidwaya
Salifou
© Autre presse par DR
Salifou Nébié, magistrat, membre du Conseil constitutionnel




Le décès suspect du juge Salifou Nébié, il y a une année de cela, continue d’alimenter les conversations et de susciter des débats au sein des populations. Le procureur du Faso a initié, à cette occasion, une conférence de presse pour faire le point du traitement du dossier «Assassinat du juge Salifou Nébié» le vendredi 22 mai 2015 à Ouagadougou.

Les circonstances de la mort du juge Salifou Nébié (Ndlr : Samedi 24 mai 2014) demeurent à ce jour non élucidées. De plus, la majorité des Burkinabè se perd en conjectures quant à la suite réservée à ladite affaire. A cela s’ajoutent des rumeurs aussi invraisemblables les unes que les autres sur le décès du magistrat et l’existence de présumés coupables. Dans l’optique d’éclairer la lanterne de l’opinion publique, le procureur du Faso, Désiré P. Sawadogo et le procureur général, Laurent Poda, ont conjointement animé un point de presse dans la soirée du vendredi 22 mai 2015 à Ouagadougou. Le procureur du Faso, a, d’entrée de jeu, indiqué que deux procédures judiciaires ont été ouvertes par le parquet. Un mineur, a-t-il déclaré, qui utilisait l’un des appareils téléphoniques du défunt a été interpellé, inculpé du chef de vol aggravé et placé en détention à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) par le juge des enfants. «Il ressort pour le moment que celui-ci a ramassé ledit appareil sur les lieux des faits et en faisait usage. Ce mineur a été mis en liberté provisoire le 16 janvier 2015 et l’instruction suit son cours», a-t-il informé. Un juge d’instruction du Tribunal de grande instance, a-t-il poursuivi, a été saisi le 16 juin 2014 pour instruction de crime d’assassinat. A ce jour, le juge a effectué, à l’en croire, des transports sur les lieux, ordonné des « réquisitions à personnes qualifiées » et procédé à une trentaine d’auditions. Selon ses propos, l’instruction se poursuit avec d’autres actes qui seront accomplis dans les prochains jours. Aussi, a-t-il ajouté, dans le cadre de la présente procédure, le juge d’instruction demande à toute personne détenant une information cruciale concernant le dossier Salifou Nébié, d’approcher son cabinet ou le parquet.

Le message de l’insurrection

Quant aux expertises effectuées sur le corps de la victime, M. Sawadogo, a révélé que l’examen scanographique a conclu qu’un «fracas osseux du crâne consécutif à l’usage d’arme contondante et/ou la fracture-luxation des vertèbres cervicales sont à l’origine de la mort de monsieur Salifou Nébié ». Cette expertise, a-t-il précisé, a été suivie d’une autopsie réalisée le 4 juin 2014 par un médecin légiste français. «Le rapport de cet expert a conclu que la mort est consécutive à ‘’un accident de la circulation, avec percussion violente par un engin indéterminé’’», a-t-il dit. Sur la tendance d’une certaine presse à avancer des noms de présumés coupables, le procureur général, Laurent Poda a, pour sa part, rappelé qu’un dossier d’instruction ouvert contre «X» (ce qui est le cas de la présente affaire) ne peut pas a priori désigner nommément un quelconque individu. «Permettez aux magistrats de faire leur travail sereinement et ensuite communiquer sur l’évolution du dossier Salifou Nébié. Si vous voulez, on peut rencontrer la presse tous les 3 mois pour faire le point de ce dossier ou d’autres du même type (Ndlr : Affaires Thomas Sankara, Norbert Zongo, etc)», a-t-il suggéré. La tenue des états généraux de la justice burkinabè a permis, selon M. Poda, de faire un diagnostic sans complaisance du fonctionnement du pouvoir judiciaire. «Nous avons pris acte des conclusions des travaux. Nous avons compris le message de l’insurrection. Nous demandons seulement que les populations puissent laisser les magistrats faire leur travail», a-t-il insisté. En effet, des groupuscules d’individus dans certaines localités, à l’entendre, procéderaient eux-mêmes à des arrestations et à des séquestrations. «Ces organisations doivent mettre fin à ces comportements peu louables. Leurs dirigeants courent le risque d’être poursuivis et de se voir retirer leur récépissé», a-t-il prévenu. De l’avis des journalistes présents au point de presse, certains dignitaires de l’ancien régime seraient des suspects sérieux dans ladite affaire, du moins si l’on s’en tient aux écrits de certains journaux de la place. «Je ne peux pas, à ce jour, vous dire si des personnes ont été inculpées dans le cadre de cette affaire. Cela relève plutôt des prérogatives du juge d’instruction», a répondu M. Sawadogo.

Aubin W. NANA
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