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Pollution: les transports en commun comme plan de riposte
Publié le lundi 18 mai 2015  |  Sidwaya




Le risque de classer Ouagadougou dans la catégorie des villes polluées du monde est grand. En effet, de plus en plus, l’air dans la capitale burkinabè devient irrespirable. Cela est dû au fait que chacun veut désormais, avoir sa voiture «France au revoir » (véhicules d’occasion venus des pays occidentaux) ou sa moto. Il suffit de jeter un coup d’œil dans les rues de Ouagadougou et faire une comparaison avec la situation qui a prévalu, il y a de cela 5 ans, pour s’en rendre compte. Selon la Direction générale des transports terrestre et maritime (DGTTM) en moyenne 13 mille véhicules et près de 100 mille engins à deux roues sont immatriculés par an au Burkina Faso et plus de la moitié est utilisée dans la seule ville de Ouagadougou. Or ces engins rejettent du CO2 et d’autres gaz à effets de serre , responsables de la destruction de la couche d’ozone, et jouent sur la santé humaine. Une étude menée à Ouagadougou, sur financement de la Banque mondiale en 2007, laisse voir que les émissions des véhicules à deux et à quatre roues sont la cause de 200 cancers par an à Ouagadougou. Cette pollution cause près de 13 000 décès prématurés. Les asthmatiques ne savent plus à quel saint se vouer dans une ville où l’air est pollué. A cela s’ajoute la congestion de la circulation routière qui ne cesse d’augmenter. Il faudra s’atteler donc à développer le transport en commun. Car il permet de réduire la pollution dans la ville. Il est le moyen de transport le plus sûr en terme de sécurité, nécessite moins d’espace urbain et coûte moins cher. Dans la capitale du « pays des Hommes intègres », ce domaine est sous-développé. Il n’y a qu’une seule société qui dessert la ville : la Société de transport en commun de Ouagadougou (SOTRACO ). En effet, effectuer son déplacement avec les transports en commun comme la SOTRACO, réduit la congestion et permet d’émettre moins de substances polluantes dans l’air. Car avec le nombre de personnes qu’il peut transporter, cela réduit le nombre de véhicules et d’engins en circulation. Ce qui permettra de moins polluer l’air. Cependant, elle rencontre d’énormes difficultés qui sont, entre autres, la vétusté de son parc et le manque de personnel. Pour mener à bien sa mission, le directeur général, Pascal Tenkodogo, suggère que l’Etat augmente sa subvention de 600 millions de francs CFA à 1 milliard 800 millions de francs CFA. Outre cela, il est temps que l’on songe à généraliser les carburants propres (gasoil sans soufre, limitation des huiles de mélange dans les essences) , à vulgariser les énergies renouvelables et à remplacer progressivement les motos 2 temps, par des motos 4 temps moins polluantes. Au-delà de ces dispositions, chaque citoyen doit de plus en plus intégrer la notion d’environnement dans ses pratiques de tous les jours. Vivement que cette situation change, sinon une fois classée ville la plus polluée, Ouagadougou risque de voir fuir ses partenaires au développement.


Fleur BIRBA
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Sidwaya N° 7229 du 8/8/2012

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