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Insécurité grandissante : pas de panique, la gendarmerie veille au grain
Publié le mercredi 13 mai 2015  |  L`Observateur Paalga
Le
© Autre presse par DR
Le général de brigade Yipènè Djibril Bassolé présenté à la gendarmerie nationale
Mardi 1er avril 2014. Camp Paspanga ( Ouagadougou ). Djibrill Yipènè Bassolé, le tout premier gendarme à parvenir au grade de général de brigade de la gendarmerie nationale au Burkina Faso.




Des journalistes dans l’Unité spéciale d’intervention de la gendarmerie ? Pour satisfaire une « envie des hommes de médias de mieux connaître ce corps » et face à un « sentiment d’insécurité de la population », Evrard Somda a accepté un contingent de journalistes auprès de ses hommes dans la matinée du mardi 12 mai 2015. Au regard de la démonstration de force de cette entité des pandores, le message semble clair : « Pas de panique dans cette insécurité grandissante dans le pays, la gendarmerie veille au grain ».


A 9h15 dans la salle Norbert Zongo du camp Paspanga, le capitaine Hervé Yé, chargé de communication de la gendarmerie nationale, et le commandant Evrard Somda, chef de l’Unité spéciale d’intervention, sont au briefing avec les hommes de médias conviés à la manœuvre. Le programme prévoit un déplacement dans le centre de tir à Loumbila, un retour au camp Paspanga pour assister à des simulations des différents types d’interventions et un tête-à-tête pour dissiper les zones d’ombres qui survivraient après les deux premières activités.

A peine avaient-ils fini leur speech que leurs interlocuteurs se sont précipités sur les véhicules affrétés pour la circonstance. Pour avoir de meilleures places, certains n’ont pas manqué d’imagination. «Ils vont tirer à balles réelles hein !», lance alors un journaliste à son confrère qui lui dispute un siège près de la portière. «Est-ce-qu’ils t’ont dit qu’ils vont tirer sur les journalistes ?», lui rétorque son vis-à-vis avant de se laisser choir à la place convoitée.

La supercherie n’ayant pas marché, l’un fait contre mauvaise fortune bon cœur, et l’autre le félicite pour son ingéniosité. Les deux s’adonnent à un rire fou au moment où la délégation démarre alors pour Loumbila. Malgré la présence d’escorte pour dégager la voie au cortège, la densité du trafic routier le contraint à mettre une demi-heure à avaler la vingtaine de kilomètres qui séparent les deux sites.

Sur place et avant toute opération, le commandant Evrard dicte à la trentaine de personnes venues grossir le rang de ses hommes trois consignes de sécurité qu’ils doivent respecter scrupuleusement : «Restez toujours du côté qu’on vous indiquera. Ne touchez pas à du matériel sans autorisation. Il vous est interdit de dévoiler l’identité des éléments qui manœuvrent », leur lance-t-il. Son adjoint, François Zoungrana, prend le relais pour diriger cette « séquence d’entraînement au tir ». Trois exercices sont prévus : Tir au pistolet automatique, tirs simultanés et tactique d’action immédiate.

Le premier concerne la précision à une distance de 10 mètres avec pour cibles des bouteilles. Quatre des cinq pandores commis à la tâche atteignent leurs cibles. Cinq volontaires parmi les journalistes sont invités à appuyer sur la détente. Malgré l’encadrement des spécialistes, aucun d’eux n’atteint sa cible.

La deuxième vague de volontaires fera mieux : l’un d’eux arrive à faire éclater sa bouteille. C’est d’ailleurs le seul qui sauvera l’honneur parmi « les tireurs d’élite » d’une matinée, car les cibles de la troisième et de la quatrième vague sont restées intactes après les coups de feu.

Les tireurs professionnels se sont livrés ensuite à des coups de feu simultanés : un coup, cinq tirs, cinq cibles. Cette séance à mis en exergue la capacité des pandores à utiliser l’effet de surprise et la précision pour venir à bout de plusieurs adversaires en même temps. Ils ont utilisé ensuite leurs armes pour venir à bout d’une attaque de l’une de leurs patrouilles dans une zone dangereuse.

Passé le champ de tir, retour au camp Paspanga pour des simulations d’interventions et de self-défense sur plusieurs sites. Interpellation de délinquants opérant sur un terrain vague, libération d’otages dans un bus pris par des coupeurs de routes, maîtrise de bandits au milieu d’habitations, combat au corps-à-corps, montée de corde, agressivité… tous les domaines d’intervention de l’unité d’intervention de la gendarmerie ont été présentés aux journalistes.

Retour à la case départ pour le tête-à-tête. L’organisation de l’unité spéciale d’intervention, les relations entre journalistes et gendarmes, la collaboration de la population… ont été au menu des échanges. La rencontre tirait vers la fin peu avant 13h avec un pot d’au revoir quand soudain, stupeur ! La salle Norbert Zongo est prise à partie par des bandits. Après plusieurs tirs en l’air pour tenir les occupants du local en respect, ils réussissent à enlever l’un d’eux.

Heureusement pour l’otage, ses ravisseurs ont été neutralisés en franchissant la porte par les hommes qui sécurisaient la salle. «Les journalistes sont des cibles privilégiés, car les ravisseurs sont sûrs du tollé que cela va provoquer. Les mesures de sécurité vous concernent donc en premier lieu, et il faut toujours collaborer avec les éléments de la sécurité», a indiqué le commandant Evrard lorsque les uns et les autres ont retrouvé leurs esprits et compris qu’il s’agissait là de la dernière simulation de la journée.

Bravo au capitaine Hervé Yé pour ce bel exercice de com ! Les bandits et les délinquants de tout acabit devraient trembler après une telle démonstration de force. Pourvu que, pour la quiétude de la population, la tremblote ne change pas de camp à l’épreuve du terrain.

Moumouni Simporé
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