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Burkina/élections: le Conseil constitutionnel rejette le recours contre la loi excluant les pro-Compaoré
Publié le mercredi 6 mai 2015  |  AFP
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© Autre presse par DR
Conseil constitutionnel




Ouagadougou - Le Conseil constitutionnel du Burkina Faso a rejeté le recours des partis proches de l’ex-président Blaise Compaoré contre le nouveau code électoral qui interdit à ses partisans de participer aux scrutins d’octobre, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

La requête, "n’étant pas signée par les députés" pro-Compaoré mais par leurs avocats, "doit être déclarée irrecevable", a estimé le Conseil constitutionnel dans sa décision dont l’AFP a eu copie mercredi.

"La saisine du Conseil constitutionnel est faite par lettre dûment signée par les autorités habilitées" à le faire, qui sont issues du pouvoir exécutif ou législatif, ont rappelé les neuf sages.

Début avril, le Conseil national de transition (CNT), l’assemblée intérimaire du Burkina Faso, avait adopté une révision du code électoral, rendant "inéligibles" les personnes ayant "soutenu un changement inconstitutionnel portant atteinte au principe de l’alternance politique".

Cette loi fait référence à la tentative de révision de la Constitution de la fin octobre 2014, destinée à permettre à M. Compaoré de se maintenir au pouvoir pour un nouveau mandat, et qui avait finalement causé sa chute à l’issue d’une insurrection populaire.

"Je m’attendais plus ou moins à une telle décision. Ce n’est pas surprenant", a déclaré mercredi à l’AFP Léonce Koné, le patron du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti fondé par M. Compaoré.

Les partisans de l’ancien président ont annoncé qu’ils introduiraient un recours auprès de la Cour de justice de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cédéao), dont le Burkina est membre.

"Nous croyions que le Conseil constitutionnel allait dire le droit. Maintenant qu’il en est ainsi, nous sommes fondés à recourir aux textes internationaux auxquels notre pays a souscrit", a expliqué le parlementaire Boubacar Bouda, porte-parole des députés de l’ex-majorité au CNT.

Les élections présidentielle et législatives prévues en octobre sont cruciales pour le Burkina Faso, pays pauvre du Sahel. Elles doivent permettre de le doter de nouveaux dirigeants à l’issue d’une "transition démocratique" d’un an, mise en place après la chute de Blaise Compaoré en octobre après 27 ans de pouvoir.

roh/pid/jf/jpc
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