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Situation à l’université de Ouagadougou et de Ouaga 2 :l’ANEB condamne « les manœuvres dilatoires des autorités »
Publié le mercredi 29 avril 2015  |  Le Quotidien
Vacances
© Autre presse par DR
Vacances à l’université de ouaga: les étudiants entre petits boulots et révisions




La situation à l’Université de Ouagadougou et de Ouaga 2 préoccupe l’ANEB qui le fait savoir à travers la déclaration qui suit. Elle invite de ce fait les étudiants à participer massivement à la grève de 24 heures ponctuée de marche en direction du ministère de tutelle, le 30 avril 2015.
Depuis l’adoption de leur plate-forme revendicative (PFR) en Assemblée générale, le jeudi 22 janvier 2015, les étudiants des universités de Ouagadougou et de Ouaga2 sont en lutte, sous la direction de l’ANEB. En rappel, depuis cette date, le comité exécutif (CE) de l’ANEB a été reçu à deux reprises par les autorités universitaires. Au cours de ces rencontres, les autorités universitaires se sont cachées derrière l’argument selon lequel l’essentiel des points inscrits dans la PFR relèverait de la compétence du ministre des Enseignements secondaire et supérieur pour refuser de donner des réponses concrètes aux préoccupations dont elles ne nient ni la justesse, ni la légitimité. Les échanges avec le ministre lui-même respectivement le 12 février et le 21 avril 2015 ont également été infructueux. Pire, le ministre des Enseignements secondaire et supérieur, Monsieur Filiga Michel Sawadogo a fait preuve d’arrogance à la rencontre du 21 avril au cours de laquelle il a laissé entendre que « les plates-formes revendicatives des étudiants ne sont pas des textes de lois qu’il faut appliquer coûte que coûte ». De tels propos, montrent si besoin en était encore, l’insouciance et le mépris dont les autorités ministérielles font preuve vis-à-vis de nos revendications. Aussi, les autorités usent-elles de méthodes dilatoires en vue de ranger nos préoccupations aux calendes grecques. C’est dans ce cadre qu’il faut inscrire l’atelier tenu à Koudougou du 14 au 16 avril 2015 sur le système LMD pour soi-disant recadrer cette réforme. Avait-on besoin de cet atelier pour diagnostiquer les effets pervers du système LMD sur la qualité de l’enseignement et les conditions de vie et d’études des étudiants ? Les conséquences désastreuses de l’application hasardeuse du système LMD sont connues des autorités universitaires et elles ont pour nom : le chevauchement des calendriers universitaires avec des années académiques sans tête ni queue , les blanchiments d’années académiques, l’impossibilité de renouvellement des allocations par les étudiants victimes du chevauchement des calendriers universitaires , baisse de la qualité de la formation , taux d’échec élevé (en SVT Licence 1Semestre 1, pour l’année académique 2013-2014 dont les résultats sont enfin sortis dans ce mois d’avril 2015, on a 46 admis sur 2629 étudiants, soit un taux de 1,75%),…S’il en est ainsi, c’est parce que les autorités universitaires ont mis en application ce système sans réunir le minimum de conditions. Pourtant, toute la communauté universitaire s’accorde à dire que le système est très exigeant en termes d’infrastructures (amphithéâtres, centres informatiques, laboratoires, bibliothèques…) et de personnel d’encadrement.Face à cette situation, la solution la plus sage est de suspendre l’application de ce système en attendant de réunir les conditions de son application, et c’est ce que les étudiants demandent.

Camarades étudiantes et étudiants,
Plutôt que de nous décourager, les réponses des autorités à notre plate-forme doivent sonner comme une invite à la mobilisation en vue de les contraindre à améliorer les conditions de vie et d’études désastreuses dans lesquelles sont plongées les étudiants et aggravées par l’application hasardeuse du système LMD. Car, l’expérience nous enseigne que tous les acquis concédés par les autorités aux étudiants l’ont été à la suite d’âpres luttes. C’est pourquoi, tout en condamnant l’attitude de mépris, l’insouciance vis-à-vis de leurs justes et légitimes préoccupations et les manœuvres dilatoires des autorités, les étudiants réunis en Assemblée générale extraordinaire le 23 avril 2015, sous la direction de l’ANEB, ont décidé d’une grève de vingt-quatre (24) heures ponctuée d’une marche en direction du ministère des Enseignements secondaire et supérieur suivie d’un meeting à l’université de Ouagadougou le 30 avril, en vue d’exiger un traitement sérieux et diligent des différents points de la plate-forme revendicative. Ainsi, l’ANEB appelle l’ensemble des étudiants des universités de Ouagadougou et de Ouaga2 à participer massivement à cette marche-meeting et à faire du mot d’ordre de grève un franc succès. Par ailleurs, elle leur demande de se tenir prêts pour toute autre action que la situation viendrait à commander. Contre la dégradation vertigineuse de nos conditions de vie et d’études, en avant ! Contre l’application chaotique et sans état d’âme du système LMD, en avant !
Pour la satisfaction de nos revendications, en avant ! 1

Pain et liberté pour le peuple !
Le comité exécutif.
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