Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratiques    Le Burkina Faso    Publicité
aOuaga.com NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Elections d’octobre 2015: «Est-il opportun d’exclure certains candidats?»
Publié le mardi 28 avril 2015  |  FasoZine
Elections
© aOuaga.com par A.O
Elections de 2015 : les acteurs échangent sur un calendrier idéal
Lundi 19 janvier 2015. Ouagadougou. Centre international de conférences Ouaga 2000. Le ministre de l`Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité (MATDS), Auguste Denise Barry, a rencontré les représentants de partis politiques pour échanger sur le calendrier électoral de 2015




«Œuvrer à plus d’inclusion, plus de participation et de cohérence dans cette phase transitoire de notre processus démocratique.» C’est la conclusion à laquelle est parvenu Hadama Yameogo qui trouve que ce serait dangereux pour notre pays d’exclure certains candidats des élections présidentielle et législatives d’octobre 2015.

«Il est de plus en plus question au niveau de certains burkinabés regroupés au sein d’organisations de la société civile (OSC) et de partis politiques d’exclure certains candidats aux élections à venir sous le prétexte qu’ils sont militaires ou ont été des collaborateurs directs du pouvoir déchu.

S’il est vrai que nous somme dans un processus démocratique qui cherche de jours en jours à se consolider;
S’il est permis à tout un chacun de s’exprimer librement sur la vie de la nation, sur la conduite des affaires politiques,
Nous devons cependant avoir à l’esprit que les fondations du pays sont fragiles, que nos structures ou institutions démocratiques sont fragiles peu crédibles du fait de la qualité de nos ressources humaines, du manque de leadership éclairé au niveau de la classe politique et enfin, de nos réalités socio – culturelles et économiques qui ont une incidence négative sur la maturité politique de nos différents acteurs.

Dans un tel contexte, nous pensons humblement que notre mission première est de rechercher :
– Ce leadership politique ;
– De cultiver cette maturité politique, de renforcer nos institution et structures démocratiques ;
– d’éduquer d’avantage nos concitoyens pour une vraie prise de conscience citoyenn. Prise de conscience qui devra les emmener à décider librement sans contrainte ou influence extérieurs de la conduite de nos affaires publiques,
– Nous devons d’avantage travailler à améliorer dans un esprit non partisan nos dispositions constitutionnelles.
Œuvrer à plus d’inclusion, plus de participation et de cohérence dans cette phase transitoire de notre processus démocratique.

C’est pour cela que vouloir dès maintenant et à ce stade de la transition introduire dans des dispositions qui excluent certains burkinabé des élections à venir nous semble une mauvaise chose, une manœuvre opportuniste et porteuse de germes qui risquent de plus diviser le pays, plus développer sentiments de haine, de clanisme.
Seul un processus judiciaire bien conduit doit permettre de déchoir tel ou tel burkinabé de ses droits civiques.

Si des individus sont à condamner pour leurs comportements, attitudes ou prise de positions ayant conduit aux évènements des 30 et 31 Octobre, qu’une procédure judiciaire établisse cela et que le pouvoir judiciaire apprécie sereinement les sanctions à infliger aux éventuels coupables.

Pour les élections à venir, permettent tout un chacun de compétir dans l’esprit de la constitution de la clarté de la transition et du présent code électoral.

Laissons au peuple souverain la prérogative du choix définitif de celui qui doit conduire les destinés de ce pays.
Après les élections de 2015, lorsque nous aurons des institutions légitimes élues au suffrage universel (Assemblée Nationale, Gouvernement etc.), nous poserons sereinement le débat concernant la participation des militaires et des magistrats dans la vie politique du pays.

Trouvons ensemble de manière consensuelle les conditions nécessaires essentielles suffisantes à remplir par ces catégories de citoyens pour participer à la vie publique du pays.

Le faire maintenant dans l’urgence avec cette tension socio – politique du moment où la neutralité, et la légitimité de certains acteurs pose problème. C’est conduire le pays vers des lendemains en incertains, c’est pourrir à l’avance les débats au niveau dans la campagne électorale à venir, c’est trahir la constitution et la charte de la transition.

Oui pour des dispositions à respecter par ces postulants postulant mais plus dans la précipitation car, la vérité finie toujours par triompher et ‘’plus rien ne peut être comme avant’’ si dans nos comportements quotidiens, seul le renforcement de notre processus démocratique et l’épanouissement du peuple burkinabé est notre seul et légitime objectif.

Œuvrons tous à l’émergence d’un vrai leadership éclairé au niveau de nos acteurs politiques pour un Burkina vraiment émergent et sur le soutien d’un développement durable à même de répondre aux attentes de nos populations.

Que Dieu bénisse le Burkina Faso»

YAMEOGO Hadama
(Secteur 24)
Commentaires