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Commission de réconciliation nationale et des réformes: «Nous avons, au fil des années, assisté à une dévaluation de l’échelle des valeurs humaines dans notre pays», Lucienne Zoma
Publié le lundi 20 avril 2015  |  Le Quotidien
Réconciliation
© aOuaga.com par A.O
Réconciliation nationale : la commission expose ses missions
Samedi 21 mars 2015. Ouagadougou. Centre international des conférences de Ouaga 2000. La Commission de la réconciliation nationale et des réformes (CRNR) a animé sa toute première conférence de presse pour présenter ses missions. Photo : Lucienne Zoma, 1re vice-présidente de la CRNR et présidente de la sous-commission vérité, justice et réconciliation




La Sous-commission vérité, justice et réconciliation de la Commission de réconciliation nationale et des Reformes (CRNR) a rendu visite à la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), le vendredi 17 avril 2015, à Ouagadougou. Il s’agit pour les deux protagonistes d’échanger autour des processus de renaissance de la paix et de la tolérance au Burkina Faso.
Après avoir fait un tour chez la communauté catholique du Burkina Faso, la sous-commission vérité, justice et réconciliation de la Commission de réconciliation nationale et des reformes (CRNR) a posé ses valises auprès de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), le vendredi 17 avril 2015. Selon la Présidente de la Sous-commission vérité, justice et réconciliation, Lucienne Zoma, c’est au regard de la perte d’un certain nombre de valeurs telle la paix, la tolérance, le dialogue au Burkina Faso, qu’une telle rencontre a été initiée afin de voir dans quelle mesure ces vertus peuvent être restaurées. « Nous sommes venus solliciter les conseils pratiques à la communauté musulmane comme lieu d’inspiration de valeurs humaines, notamment sur les questions de vérité, de pardon, de justice et de réconciliation. Et ce qui unit les Burkinabè, c’est surtout leur foi en Dieu. La religion comme facteur de sillon social, c’est aussi un facteur de réconciliation et elle a plus d’un mot à dire sur les enseignements pour inciter les Burkinabè aux valeurs de dialogue », a déclaré Zoma. Aussi, elle renchérit en ces termes : « Il faut que nous retrouvions toutes ces valeurs sociales et il est impératif que chacun de nous prenne le temps de réfléchir et de rechercher les voies et moyens qui vont conduire le pays vers un lendemain meilleur ». A cet effet, la présidente Zoma a évoqué la richesse des échanges et a souligné à quel point cela est nécessaire pour une meilleure cohésion sociale au Burkina Faso. «Nous avons passé de moment merveilleux, riche d’enseignement et nous a permis de nous asseoir et réfléchir sur les questions préoccupantes du moment pour notre pays. Il fut un moment, où le Burkina Faso était un pays pétri de paix, de tolérance, de dialogue et qui attirait beaucoup de sympathie. Nous avons, au fil des années, assisté à une dévaluation de l’échelle des valeurs humaines dans notre pays et qui a abouti à la situation actuelle », a-t-elle soutenu. Toujours dans la même logique, Lucienne Zoma et ses collaborateurs n’entendent pas s’arrêter en si bon chemin. «Précédemment, nous avons rendu visite à la communauté catholique, ensuite à la FAIB et nous projetons de rencontrer la communauté protestante, les chefs traditionnels à travers le Moogho Naaba ». Pour elle, cette série de rencontre fait partie des premières activités de la Commission hormis la collecte de données, les échanges à l’interne pour évaluer les performances des efforts consentis dans la quête d’un climat apaisé au Burkina Faso. «Les travaux ont commencé depuis 1999 à travers le collège des sages jusqu’à la commission de réconciliation et il me semble qu’il y a eu des faiblesses, donc il faut les interroger malgré tous ces mécanismes qui ont été mis en place, pourquoi il n’y a pas eu de suivi de mise en œuvre ? Qu’est-ce que nous avons à proposer à nouveau ? Pour ce faire, nous pensons que toutes les forces vives de la Nation participent à ces travaux de réconciliation qui est un processus qui prendra du temps, si chacun des Burkinabè se décidait à s’investir avec conviction et foi », a-t-elle formulé. Au cours des échanges avec les hommes des médias, la présidente de la sous-commission dit reverser l’analyse sur la question des arrestations dans la plénière au sein de la commission, car à l’entendre, il faut dépasser ces arrestations afin que chaque Burkinabè veille à soigner ses actes et ses paroles et œuvre à ce que nous arrivions à nous asseoir ensemble pour dialoguer. « C’est regrettable que nous en arrivions à ce qu’il y ait une incise de cette fracture qui s’observe et c’est malheureux pour notre pays », a-t-elle déploré.

Par Lawakila Rodrigue KABARI
(Stagiaire)
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