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Burkina Faso: «Il faut solder les comptes de l’impunité», selon les syndicats
Publié le jeudi 9 avril 2015  |  AIB
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© Autre presse par Roger Nana
Prix des hydrocarbures : la CCVC insatisfaite de la nouvelle baisse
Jeudi 5 mars 2015. Ouagadougou. Centre d`éducation ouvrière. La coordination nationale de la Coalition contre la vie chère (CCVC) a animé une conférence de presse pour juger insuffisante la nouvelle baisse de 25 F CFA sur le prix du litre des hydrocarbures. Photo : Chrysogone Zougmoré, premier vice-président de la CCVC




Ouagadougou - Le second responsable de la principale coalition des syndicats burkinabè, Chrysogone Zougmore a déclaré mercredi à Ouagadougou, lors d’un meeting contre la cherté de la vie «qu’il faut immanquablement solder les comptes de l’impunité au Burkina», cinq mois après la chute de Blaise Compaoré.

« Il faut immanquablement solder les comptes de l’impunité au Burkina» a lancé Chrysogone Zougmore, premier vice-président de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère la corruption, la fraude l’impunité et pour les libertés (CCVC), à des milliers de manifestants rassemblées à la Place de la nation, épicentre de la révolution qui a chassé M. Compaoré en fin octobre dernier.

La CCVC a aussi insisté qu’un mandat d’arrêt international soit lancé contre l’ex-président Blaise Compaoré et son frère François Compaoré et que les biens qu’auraient détournés les dignitaires du régime Compaoré soient saisis.

«Cinq mois après la mise en place des institutions de la transition ponctuée de déclarations prometteuses sur la corruption et l’impunité, où en est-on en termes d’actes et d’actions concrètes contre l’impunité et la corruption ? En toute objectivité, il convient de noter et de reconnaitre que rien de vraiment substantiel n’a été fait», a noté M. Zougmoré.

Cette journée de protestation qui s’est étendue sur toute l’étendue du territoire national intervient au lendemain du vote d’une nouvelle loi électorale excluant les dignitaires de l’ex-régime, accusés d’être à la base de l’insurrection populaire qui a fait une trentaine de morts et plusieurs centaines de blessés.

«On ne peut pas combattre l’impunité et la corruption avec des recommandations, des vœux, des promesses de droiture morale ou encore des pactes (…) c’est pourquoi la plateforme revendicative minimale de de la CCVC dispose qu’il faut juger et châtier les auteurs et commanditaires de crimes de sang et économiques, qui doivent être frappés d’indignité politique et électorale», a expliqué le premier vice-président de la coalition des syndicats.

En outre, le premier vice-président de la coalition a rappelé que les autorités «peuvent» et «doivent» consentir encore des efforts sur les préoccupations relatives à la baisse des prix des produits de grande consommation dont les hydrocarbures, aux coupures d’eau, à la relecture de la grille salariale des agents publiques, au contrôle des prix et de la qualité des produits.

Des élections couplées présidentielle et législatives se tiendront le 11 octobre prochain pour mettre un terme au mandat de la Transition au Burkina Faso.

Agence d’information du Burkina

bpr/ndt/
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