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Hamidou Konfe du SYNTSHA : « C’est le gouvernement qui est responsable des décès liés à notre grève »
Publié le samedi 23 fevrier 2013   |  zoodomail.com




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Le Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a animé une conférence de presse le 21 février 2013 à la bourse du travail de Ouagadougou. Au cours de la rencontre avec les journalistes, les responsables de ce syndicat ont fait le bilan de leur lutte et imputé la responsabilité des morts liés à leurs grèves de novembre et décembre 2012 au gouvernement.

« En toute sincérité, nous n’avons rien à nous reprocher ». Cette phrase du secrétaire administratif du Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA), Hamadi Konfé, traduit l’état d’esprit de la structure syndicale après son bras de fer avec le gouvernement en novembre et décembre 2012. Qu’en est-il du service minimum qui n’a pas été assuré et de ce sit-in bruyant tenu au Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo qui a troublé la quiétude des malades et les cas de décès signalés dans certaines localités ? « Le gouvernement a beaucoup de moyens pour saboter notre mouvement », a expliqué Hamadi Konfé. Lesdits moyens sont, selon le principal animateur de la conférence de presse, l’utilisation des élèves de l’Ecole nationale de santé publique (ENSP), la réquisition de militaires, l’utilisation de ménagères comme filles …

« La grève n’aurait pas d’impact si nous devons assurer le service minimum », a martelé le secrétaire administratif du SYNTSHA avant d’ajouter que ce n’est pas une grève sauvage que le syndicat a menée. Selon lui, la plateforme revendicative du syndicat a été déposée en 2007 et les préavis de grève en 2011. A son avis, le gouvernement est responsable des décès liés au mouvement des travailleurs de la santé humaine et animale. Présent à la conférence de presse au nom de la Confédération générale des travailleurs du Burkina (CGT-B), Bassolma Bazié, a enfoncé le clou en soulignant que c’est l’Etat qui porte la responsabilité des décès liés à la grève du syndicat. A en croire ce dernier, le gouvernement, dans ses stratégies, a utilisé du dilatoire en avançant des chiffres pour indiquer ce qu’il fait. Après, c’était le discrédit jeté sur le syndicat en estimant que le SYNTSHA n’a pas pitié de la population, ne tient pas compte des réalités du Burkina. Si ces deux démarches échouent, le gouvernement, toujours selon Bassolma Bazié, va décider d’user de répression à travers les menaces de licenciements et d’affectation.

En faisant le bilan de sa lutte, le SYNTSHA dit noter des acquis comme la possibilité de carrière des techniciens supérieurs, l’harmonisation des rémunérations des agents de la santé animale, des propositions indemnitaires et la levée de la conditionnalité des diplômes académiques pour les concours professionnels. Les autres points de la plateforme revendicative feront l’objet de discussion lors de la rencontre gouvernement/syndicats qui reprend, en principe, le 25 février prochain.

Pour rappel, le secteur de la santé humaine et animale du Burkina a été secoué par des grèves dans le mois de novembre et décembre 2012 avec, parfois, des sit-in au sein des centres sanitaires. Les revendications du SYNTSHA portent sur les conditions de travail, la carrière des agents et les rémunérations.

Henry BOLI

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