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Sidwaya N° 7359 du 19/2/2013

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Aménagement urbain à Ouagadougou - Le rapport provisoire du plan d’indemnisation validé
Publié le mercredi 20 fevrier 2013   |  Sidwaya




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Le conseil municipal de la ville de Ouagadougou a examiné et validé le vendredi 15 février 2013, le rapport provisoire du plan d’indemnisation et de réinstallation des populations affectées par le projet d’aménagement du marigot du Mogho Naba en canal.

L’activité principale du projet d’aménagement du marigot du Mogho Naba consiste en la construction d’un canal allant du stade René Monory au croisement de la Rue Liwaga, du coté du lycée Universalis. Cette infrastructure selon le président du conseil municipal, Simon Compaoré a pour objectif de renforcer le réseau de drainage des eaux pluviales de la commune de Ouagadougou. Pour faciliter l’exécution des travaux ,une zone de servitude de 20 mètres a été définie, de part et d’autre du tracé du canal projeté. Cependant, la difficulté majeure demeure l’existence sur cet espace de centaines de ménages et de plusieurs hectares de planches maraîchères. Afin de surmonter cet obstacle et permettre la mise en œuvre du projet, la mairie a entrepris la réalisation d’un Plan d’indemnisation et de réinstallation (PIR) des personnes affectées. C’est dans le but donc de déboucher sur un document consensuel à présenter aux partenaires techniques et financiers que les acteurs se sont retrouvés en atelier, le vendredi 15 février 2013 à Ouagadougou. Durant trois heures d’horloge les services techniques de la municipalité, les représentants de la chefferie coutumière et ceux des résidants de la localité concernée ont examiné le document soumis à leur appréciation, fait des observations et suggestions et procédé à la validation du rapport provisoire. De ce rapport fourni par le bureau d’étude Emergence cetis qui a conduit les travaux depuis décembre 2010, il ressort que 318 ménages sont affectés, soit 1517 personnes. A ceux-ci s’ajoutent 110 maraîchers, des propriétaires de 50 étals et ‘’kiosques’’, ainsi que 77 autres personnes liées d’une manière ou d’une autre, à la zone (sites culturels, lieux sacrés). Au terme de cette investigation, deux options d’indemnisation ont été proposées aux acteurs. La première prévoit l’indemnisation et la réinstallation des ménages concernés sur un site à Bassinko. Il est prévu pour les maraîchers, l’octroi de 18 mois de revenus calculés sur la base de leurs gains mensuels, en entendant de leur trouver un autre site sur lequel ils pourront reprendre leurs activités. La deuxième option préconise uniquement une indemnisation pour les personnes affectées, c’est-à-dire une compensation financière à la hauteur de la valeur des pertes subies pour chaque personne sans réinstallation. Après débat, c’est la première option qui a été retenue, parce que répondant mieux aux objectifs du projet qui sont entre autres, de contribuer à améliorer durablement les conditions d’hygiène et de santé des couches sociales défavorisées de la ville. Le maire Simon Compaoré a rassuré l’ensemble des acteurs de la mise sur place incessamment, d’un comité de suivi représentatif de tous les acteurs pour plus de transparence dans les opérations, ainsi que la définition d’un calendrier à cet effet. D’un coût global estimé à environ 1 milliard 329 millions FCFA, l’indemnisation sera supportée par le budget de l’Etat. Le projet, lui, est financé par la Banque africaine de développement (BAD) à hauteur d’un peu plus de dix milliards de FCFA.

Voro KORAHIRE

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