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Sidwaya N° 7343 du 29/1/2013

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Kadré Désiré Ouédraogo, président de la commission de la CEDEAO : « La situation au Mali n’est pas seulement un problème malien, ni africain... »
Publié le mardi 29 janvier 2013   |  Sidwaya


Kadre
© Autre presse par DR
Kadre Désiré Ouédraogo, président de la commission de la Cedeao


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Arrivé en fin d’après-midi du samedi 26 janvier dans la capitale éthiopienne pour participer au sommet de l’Union africaine ouvert hier dimanche, le Président du Faso, Blaise Compaoré, s’est entretenu avec le président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo. A sa sortie d’audience, M Ouédraogo a accordé une brève interview à la presse sur la situation au Mali.

Sidwaya (S.) : Quel a été l’objet de votre entretien avec le Président du Faso, Blaise Compaoré ?

Kadré Désiré Ouédraogo (K.D.O.) : Vous savez qu’en marge du sommet de l’Union africaine, il est prévu une série de consultations entre la CEDEAO et ses partenaires non seulement pour organiser la conférence des bailleurs de fonds prévue ici (Addis-Abeba) le 29 janvier mais aussi pour harmoniser les points de vue sur la suite du dialogue politique. Le président du Faso joue un rôle majeur dans ce dialogue pour une solution au Mali. Il était donc normal que je vienne bénéficier de sa vision et de ses conseils.

S. : Comment la Commission appréhende l’évolution de la situation au Mali ?

K.D.O. : Nous sommes préoccupés à appuyer le déploiement de la MISMA (la Mission internationale de soutien au Mali) en mobilisant toute la communauté internationale autour de cet effort. Je dois dire que les troupes de la MISMA sont actuellement sur le terrain. Elles font un excellent travail. Je saisis cette opportunité pour renouveler la gratitude de la CEDEAO à tous les pays contributeurs de troupes et nos encouragements et notre soutien au personnel sur place pour soutenir l’armée malienne. La Commission de la CEDEAO est disponible pour accompagner cet élan en accord avec l’UA et les autres partenaires.

S. : Quelles sont les attentes de la CEDEAO concernant la conférence des donateurs, étant donné que l’Union africaine a demandé aux Nations unies une aide d’urgence et temporaire ?

K.D.O : La résolution 2085 prévoit déjà que le secrétaire général des Nations unies doit aider l’Union africaine et la CEDEAO à organiser une table ronde où des contributions volontaires seront faites pour aider au déploiement de la MISMA. Ce qui se passe au Mali, n’est pas seulement un problème malien, ni africain mais un problème international. Dès lors, nous pensons que c’est de la responsabilité de la communauté internationale de joindre les efforts pour venir à bout de ces groupes terroristes et criminels. La conférence des donateurs est très importante pour nous. Elle va permettre de réunir les moyens nécessaires pour appuyer nos troupes sur le terrain.

S. : A combien estimez-vous les moyens à mobiliser lors de cette conférence des donateurs ?

K.D.O. : Ceci fera l’objet des discussions et de l’évaluation que nous aurons à faire après les dernières contributions.


Propos recueillis à Addis-Abeba par
Saturnin N. Coulibaly

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