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Livraison d’armes au MUJAO via le Burkina : «Y croire, c’est se faire insulter» (Alain Edouard Traoré, porte-parole du gouvernement)
Publié le lundi 10 septembre 2012   |  L’Observateur


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© Autre presse par DR
le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré


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L’information a été donnée par le site www.jeuneafrique.com: «Selon les services de renseignements français, des armes auraient récemment été livrées, via le Burkina Faso, au Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO), implanté dans la région de Tombouctou, au Mali». Que nenni ! assure le ministre burkinabè de la Communication, porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré, selon qui «il ne faut pas croire n’importe quoi, et croire à une telle information, c’est se faire insulter». Cette précision a été donnée lors du point de presse du gouvernement, le vendredi 7 septembre 2012, au cours duquel le ministre de l’Economie et des Finances, Lucien Marie Noël Bembamba, et le ministre de la Promotion de la femme, Nestorine Sangaré/Compaoré, sont tour à tour intervenus sur la réorganisation du MEF et les grandes lignes du budget 2013 ainsi que sur l’organisation du Forum national des femmes 2012 et la question du quota genre.


Au menu du premier point de presse du gouvernement de la rentrée, tenu le vendredi 7 septembre 2012 : le processus de réorganisation du ministère de l’Economie et des Finances pour une meilleure gestion budgétaire, les grandes lignes du budget 2013, l’organisation du Forum national des femmes 2012, les grands enjeux au ministère de la Promotion de la femme, l’état de mise en œuvre du quota genre. Les orateurs du jour étaient le ministre de l’Economie et des Finances, Lucien Marie Noël Bembamba ; et le ministre de la Promotion de la femme, Nestorine Sangaré/Compaoré, lesquels avaient à leurs côtés le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré.

Premier à prendre la parole, le grand argentier national a détaillé aux hommes de média les changements opérés dans son département en vue d’améliorer son efficacité et sa performance et répondre ainsi aux attentes de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD). Ainsi, «afin que l’exercice d’une fonction principale ne soit assuré que par une seule structure, et pour réduire les délais et être plus proche des usagers», de nouvelles structures ont été créées : il s'agit de la Direction générale du contrôle des marchés publics et des engagements financiers (DG-CMEF), laquelle regroupe l’ancienne Direction générale du contrôle financier et celle des Marchés publics ; de la Direction générale des Affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat (DGAIE) qui reprend l’ensemble des attributions de la Direction générale du Patrimoine de l’Etat, qui disparaît ; et de la Direction générale de l’Aménagement du territoire et de l’Appui à la décentralisation (DGAT-AD), etc. D’autres innovations voient également le jour.

Ce sont, entre autres, le renforcement des capacités de la Direction générale de la Coopération (DGCOOP), qui sert désormais de principal interlocuteur entre les partenaires techniques et financiers ; la décentralisation des démembrements et l’utilisation des TIC à travers le transfert électronique des dossiers. Abordant la question du budget national, Lucien Marie Noël Bembamba n’a pas manqué de rappeler le contexte actuel de crise internationale, notamment dans la zone euro.

On apprend qu’outre un taux de croissance de 7% en 2012 et en 2013, le gouvernement table sur des ressources de 1 422 milliards de F CFA et des dépenses de 1 636 milliards de F CFA, soit un déficit prévisionnel de 214 milliards de F CFA (61% des dépenses seront couvertes par les ressources locales). Les priorités de ce budget sont : le renforcement des piliers de la croissance, la consolidation des acquis sociaux, l’amélioration de la gouvernance et la lutte contre la corruption, le renforcement de la défense du territoire et de la sécurité intérieure. Les innovations, elles, concernent notamment la défiscalisation de l’énergie solaire et la déconcentration de la gestion des cantines scolaires.

Seule femme parmi les membres du gouvernement présents au point de presse, le ministre de la Promotion de la femme a évoqué justement la tenue du Forum national des femmes, du 13 au 15 septembre 2012, au Palais des sports de Ouaga 2000 sous la présidence du chef de l’Etat, Blaise Compaoré, sur le thème «Prise en compte des femmes dans la mise en œuvre de la Stratégie de croissance accélérée (SCADD)».

L’accès à la terre et l’accès aux soins de santé de la reproduction sont autant de préoccupations qui seront à l’ordre du jour de ce Forum auquel prendront part 2 000 femmes qui viendront des 13 régions du Burkina. Selon Nestorine Sangaré/Compaoré, les enjeux de son département sont relatifs au positionnement dudit ministère et à sa restructuration en vue de s’adapter aux besoins du moment, à la mobilisation de ressources en faveur des femmes et au suivi des actions menées.

Pour ce qui est de la loi sur le quota genre, votée en 2009, «c’est le moment de passer à l’action avec les élections couplées de 2012», à en croire le ministre de la Promotion de la femme, qui fait à cette occasion, un plaidoyer pour un bon positionnement des femmes sur les listes. La promotion de la femme ne se fait-elle finalement pas au détriment des hommes ?

Réponse de la responsable du département ministériel en charge de la question : «Quel que soit son sexe, l’être humain a des droits fondamentaux qui doivent être respectés. La promotion de la femme n’est pas contre les droits des hommes ; elle leur profite au contraire, car elle améliore les conditions de vie de la famille. Son objectif est que le développement profite à tous : homme comme femme».

Actualité oblige, c’est à un tir nourri de questions que va se prêter le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement. Est-ce vrai que Simone Gbagbo séjourne actuellement dans une clinique de Ouagadougou ? «C’est vous qui nous l’avez appris et nous cherchons toujours à vérifier cette information».

Alain Edouard Traoré confirme cependant l’implication de l’ancien maire de Gaoua dans les troubles qui ont secoué récemment la localité, tout en soulignant que la justice déterminera le degré de responsabilité de ce dernier. N’y a-t-il pas de risques de vacance de postes pendant la campagne électorale au niveau des ministères où les chefs de département sont candidats ? «C’est le droit des ministres de se porter candidat en tant que citoyens. C’est le devoir du gouvernement de veiller à la continuité de l’exécutif».

Pour ce qui est de la suite à donner au rapport de l’ASCE qui épingle notamment l’ambassadeur de Burkina en France, le Pr Joseph Paré, le porte-parole du gouvernement indique qu’une rencontre est prévue avec le Premier ministre pour en discuter et qu'une suite y sera donnée s’il y a lieu. Quid de l'article sur le site www.jeuneafrique.com, selon lequel des armes auraient récemment été livrées, via le Burkina Faso, au Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO), implanté dans la région de Tombouctou, au Mali ?

«Nous n’avons pas connaissance d’armes ayant transité par le Burkina vers le MUJAO. Il ne faut pas croire n’importe quoi. Et vous, journalistes, vous devez éviter de relayer de telles informations. Il ne faut pas que n'importe qui s'asseye dans sa chambre pour écrire des choses et que vous vous mettiez à en parler sans un esprit de discernement. Y croire, c’est vraiment se faire insulter. Dans la configuration actuelle, un pays qui s’est montré à ce point responsable dans les médiations comme le Burkina et qui bénéficie d’une notoriété et du respect d’ institutions comme la Cour pénale internationale, où le Président du Faso a été le seul président à être reçu pour partager son expérience dans la résolution des conflits, ne peut être mêlé à de telles affaires».

Tel a été le mémoire en défense du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, qui avant de prendre congé des journalistes les a informés de l’ouverture de la campagne électorale, du samedi 17 novembre 2012 à zéro heure au vendredi 30 novembre 2012 à vingt-quatre heures ; de la tenue du forum des corps constitués au mois d’octobre ; et de l’organisation de la 8e édition du Mois de la solidarité du 11 octobre au 9 novembre 2012.



Hyacinthe Sanou &

Jonathan Ouoba (stagiaire)

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