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Sidwaya N° 7342 du 24/1/2013

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Situation au Mali : le dialogue politique au bout des canons
Publié le vendredi 25 janvier 2013   |  Sidwaya


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© Autre presse par DR
Audience du Chef de L `Etat Blaise Compaoré accordée au ministre délégué au développement auprès du Ministre français des Affaires étrangères, Pascal Canfin et Kristallina GEORGIEOVA


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Le président du Faso, Blaise Compaoré, a reçu, dans la soirée du mercredi 23 janvier 2013, le ministre délégué au développement auprès du Ministre français des Affaires étrangères, Pascal Canfin. Ils ont discuté de la situation au Mali, en compagnie de la commissaire européenne chargée de la Coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, Kristalina Georgieva.

« Je tenais, en tant que ministre du développement français, à accompagner la commissaire européenne en charge des questions humanitaires pour bien symboliser le fait que l’action française s’intègre dans un enjeu plus large qui est l’action européenne, notamment sur les sujets humanitaires et de développement qui prendront de plus en plus de place lorsque la question militaire aura été résolue ». C’est ce qu’a d’emblée déclaré le ministre délégué au développement auprès du Ministre des Affaires étrangères française, Pascal Canfin. Il a indiqué que la France a dû agir dans l’urgence pour sauver Bamako. Canfin a salué l’engagement des troupes burkinabè qui se sont déployées dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA). Avec le président du Faso, Blaise Comaporé, ils ont aussi évoqué des questions liées au dialogue politique. A entendre le ministre français, « la médiation de la CEDEAO va prendre nécessairement des formes nouvelles puisque la situation a changé ».

Dans l’objectif d’assurer la stabilité dans la durée, il faut bien gagner l’intervention militaire qui est en cours, a-t-il poursuivi. « Gagner la paix c’est au-delà de l’intervention militaire, avoir des interlocuteurs autour d’une table de discussion et de négociation politique », a insisté le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères de la France. Il s’agira, selon lui, de développer, mettre en place, renforcer les politiques de développement économique « parce qu’on sait qu’à côté du dialogue politique, c’est le développement économique qui permettra au Mali d’assurer la stabilité dans la durée ». Reprenant les propos du Premier ministre français, Jean Marc Ayrault, il a souligné que l’équation de la France dans cette intervention, c’est : « pas de développement sans sécurité et pas de sécurité sans développement ». C’est pour cette raison que la France s’est engagée avec ses partenaires européens sur l’ensemble des dimensions pour « encore une fois, assurer la stabilité et l’intégrité du Mali ». Le ministre Pascal Canfin s’est appesanti sur la nécessité du dialogue politique. D’abord au sein de la société malienne avec les autorités politiques maliennes. Une médiation extérieure pourrait aider à y parvenir. « C’est l’objet de la mission confiée au président Balise Compaoré. Des consultations sont en cours sur les formes précises que pourrait prendre ce dialogue, en fonction des souhaits des différents acteurs maliens », a affirmé en substance le membre du gouvernement français.

Il a relevé que Paris insiste sur la nécessité d’une feuille de route qui donne les premières ébauches d’un calendrier devant déboucher sur des élections.
De l’aide aux réfugiés maliens

La commissaire européenne, chargée de la Coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, Kristalina Georgieva, quant à elle, a exprimé sa reconnaissance au Burkina pour avoir gardé ses frontières ouvertes et pour avoir accueilli des réfugiés maliens. Elle est dans la région pour la deuxième fois en moins de 6 semaines parce que, selon ses termes, le Mali a été frappé par trois crises successives : alimentaire, l’instabilité politique et ensuite l’intensification des combats. « Nous sommes très préoccupés par des rapports qui évoquent la possibilité de combats interethniques et d’exactions en représailles », a-t-elle dit.

Les humanitaires se préparent à un afflux beaucoup plus massif de réfugiés. « Déjà en décembre dernier, nous avions mis 20 millions d’euros d’aide supplémentaire humanitaire pour le Mali en plus de 78 millions d’euros que nous avons engagés en 2012 en termes d’aide humanitaire pour le Mali. Nous mettons maintenant à disposition encore 20 millions d’euros supplémentaires pour aider les gens. Et nous allons faire plus s’il est nécessaire », a soutenu la commissaire européenne. De plus, la mission de formation européenne pour l’armée malienne qui est en train de se mettre en place, entend montrer non seulement comment combattre, mais aussi comment protéger les populations civiles, a indiqué Mme Kristalina Georgieva.

Bachirou NANA

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