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L’Observateur N° 8296 du 21/1/2013

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Rue c’est rue, boulevard c’est boulevard
Publié le mardi 22 janvier 2013   |  L’Observateur




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Poh poh poh ! Tôle c’est pas tôle et ingérence c’est pas ingérence ! Ya bon ingérence, ya mal ingérence ! Vive le France ! Vive le Afrique ! Vive le Françafrique !

Rupture ! Rupture ! Mon œil ! Et qu’est-ce que j’ai entendu encore après la rencontre des chefs d’Etat de la CEDEAO à Abidjan ? Les généraux de nos armées qui demandent à l’ONU des moyens logistiques et financiers pour leur permettre de se déployer au Nord-Mali. Quoi !? Il y a la guerre et on est encore au stade d’appeler à l’aide financière ? Et si la France n’existait pas ? Et si les Nations Unies n’existaient pas ? Et si le Tchad n’existait pas ? Quelle histoire !

Dites-moi un peu, des bataillons de soldats de la CEDEAO pourchassant des barbus dans les dunes du Nord-Mali, vous y croyez ? Moi, tant que je ne les y verrai pas, je n’y croirai point. J’ai bien vu à la télé, une cinquantaine de militaires togolais ou béninois débarquer à l’aéroport de Bamako, mais ils avaient pour tout équipement des bidons et des sacs à dos, contrairement aux combattants français qui tenaient en main de gros fusils comme on en voit au cinéma.

Mais laissons les nègreries aux nègres et les Gondwaneries au Gondwana. Aux élucus !

Il y a tout de même une question qui me taraude depuis le début des évènements au Nord-Mali. Le territoire de l’Azawad est une enclave au sein de pays eux-mêmes enclavés et qui sont de surcroît des pays ennemis, à savoir le Niger, le Burkina et le Mali, l’Algérie et la Mauritanie. Comment font les Islamistes pour se ravitailler en carburant leur permettant de parcourir des milliers de kilomètres à bord de leurs 4x4 flambant neufs ? Et comment s’approvisionnent-ils en vivres, loin des zones urbaines ? Et où trouvent-ils de l’eau ? Peuvent-ils se fournir sans franchir les frontières ?

Aux élucus, j’ai dit !

D’abord, une mise au point. Une mise au point auprès de OUALI du 3W l’Obs.

Au secours donc, mon cher PIC DE LA MIRANDOLE. Je te connais bien. Tu es féru d’aristotèlisme et de platonisme. Tu n’as rien à voir avec KORO YAMYELE et ABDOUL DE NEW YORK, à part la fidélité au 3W l’Obs. Alors je t’en prie, cher ami PIC DE LA MIRANDOLE, va voir OUALI. Dis-lui de ne plus jamais raconter, ni au 3W l’Obs. ni ailleurs, que moi, Toégui, j’ai déclaré qu’il ne faut pas baptiser les rues de Simonville de noms de personnes vivantes.

Voyons ! Moi j’ai dit ça ? Qu’il ne faut point donner aux rues de noms de personnes encore sur terre ? Où ai-je dit ça ? Quand ? Comment ? Non, non et non. Y a erreur sur la personne. Je n’ai jamais dit cela. Je l’ai dit chez Nakibeugo ? Qu’est-ce que vous racontez là ? Je ne connais pas de Nakibeugo. Y a quelqu’un qui s’appelle Nakibeugo ici à Simonville ? Non, non, non. Jamais vu, jamais entendu parler de Nakibeugo.

Bon ! d’accord, je l’ai dit. Mais quand je l’ai dit, je ne pensais pas à qui de droit. Je pensais à ce malcauseur de Missié Goama. Lui, faut pas lui attribuer de rue, c’est moi Toégui qui le dis. Ni à lui ni à Nobila Cabaret ni à M’ba Bouanga. Et puis, OUALI, tu mélanges tout, j’avais parlé de rue et non de boulevard. Rue c’est rue, boulevard c’est boulevard.

Il y a un monsieur que je cherche depuis fort longtemps. Si jamais je l’attrape quoi !! Il s’agit de ce type qui, après étude, a conclu que le taux de chômage dans notre pays est de 3%. Ça m’énerve, ça m’énerve !

Ah là là ! Je suis bien content d’être élucubreur. Je crois que je n’aurais pas pu faire autre chose. Etre chercheur par exemple ? Passer tout mon temps à chercher ? A chercher sans trouver ? Et même lorsque je trouve continuer à chercher ? Ne faire que ça ? Non, très peu pour moi. Quoi d’autre ? PCA… PCA non plus. Président de Conseil d’Administration. D’abord, ce n’est pas un métier. Non non, merci ! Vraiment vous ne savez pas le bonheur qu’il y a à être élucubreur.

Y a un club d’élucuphiles qui s’est formé à Pissy, derrière les rails. Mais ils sont un peu trop élucuphiles à mon avis. Lorsque je leur dis : «…La Terre est ronde…». Ils font hi hi hi ! Lorsque je leur dis : «…Le ciel est bleu…». Ils font hi hi hi ! Lorsque je leur dis : «…2 et 2 font 4». Ils font hi hi hi !

Savez-vous que les consultations ont commencé pour l’installation du Sénat ? Ouiii, ç’a commencé. Comment je le sais ? J’ai été consulté, figurez-vous. Et on m’a fait des confidences. Mais ils ne ratissent pas large hein ! bien au contraire il faut montrer patte blanche pour être éligible. Priorité aux anciens ministres qui sont au frigo et qui commencent à gêler.

Il y a également sur la liste de pressentis «Conseillers», mais pour eux, c’est un peu compliqué. Seuls seront retenus les «Conseillers» qui, bien qu’étant mécontents de leur statut de «Conseiller», ont fait comme s’ils étaient contents. Une catégorie de «Conseillers» par contre va subir un long séjour au placard : il s’agit de ceux qui depuis leur intronisation comme «Conseiller» arborent en permanence une mine de croque-mort. Ils ne sourient plus, ils ne rigolent plus.

Pour un oui ou pour un non, ils font Kiorr !! A ce qu’il paraît même, il existe une liste noire sur laquelle figurent les «Conseillers» qui n’ont assisté à aucun meeting de campagne lors des élections passées. Ou qui ont assisté à des meetings mais avec une bouche tordue. Pour leur malheur, ils sont connus. C'est une organisation bien organisée, je vous dis. Tukguili ? Honni soit qui mal y pense.

Maintenant, tenez-vous bien. Moi, Toégui, j'ai été consulté pour un siège de Sénateur. Je n'en reviens toujours pas.

J'ai eu en effet la visite d'un éminent émissaire. Il a d'abord commencé notre entretien par des propos frivoles :

- Toégui, bientôt tu vas rouler dans une 4x4.

- Dans une 4x4 ? Comme tout le monde ? Je crains hélas de ne pouvoir rouler en 4x4 en zone non lotie. Non, vraiment pas besoin.

- Et tu vas habiter une R+1.

- Une R+1 ? Comme tout le monde ? C'est bien trop haut et j'aurais des vertiges. Non, non merci.

- Et tu pourras te taper du gnontoro chaque fois que tu en auras besoin.

- Du gnontoro hein ? Là, ça m'intéresse. Comment pourrais-je me procurer ce gnontoro autant que je veux ?

- Voilà, Toégui, on m'a envoyé te voir : tu es pressenti pour être Sénateur.

- Sénateur ? Le nouveau machin là ?

- Oui.

- Là c'est une bonne nouvelle. Et qui vous envoie m'annoncer cela ?

- Monsieur qui de droit.

- Monsieur qui de droit ? Le vrai Monsieur qui de droit ?

- Oui, lui-même

- Ça marche... Dites-lui que je suis partant.

- Mais il y a une condition, Toégui.

- Une condition ? Laquelle ?

- Il faut que tu arrêtes d'élucubrer.

- Arrêter d'élucubrer ? Mais... mais, ça ne lui va pas la tête, votre Monsieur qui de droit ?

- Du calme, Toégui, ce n'est pas comme tu crois. On ne te demande pas d'arrêter d'élucubrer totalement. Il faudra seulement cesser d'élucubrer comme tu le fais actuellement.

- C'est-à-dire ? Comment j'élucubre actuellement ?

- Tu élucubres comme un élucubreur délinquant.

- Quoi ? Un élucubreur délinquant ? C'est quoi, un élucubreur délinquant ?

- Tu es tout le temps en train de parler de 4x4... de R+1... de R+2... De Copacabana à l'extrême sud de Simonville. Il faut arrêter ça.

- Arrêter ça et élucubrer comment ?

- Elucubrer comme un élucubreur acquis.

Je le regardai bien en face, me levai, pris l'accent de notre Belgo-Burkinabè qui cherche à être président du Faso à la place de Blaise.

- Monsieur, vous savez ce que vous allez partir dire à votre Monsieur qui de droit ?

- Oui ?

- Que moi, Toégui, je n'ai pas élucubré tout ce temps pour finir Sénateur

- Mais Toégui...

- Et que moi Toégui je n'élucubre pas pour boire du gnontoro. Je bois du gnontoro pour élucubrer.

- Mais... Toégui, je t'assure que...

- Dégage !

J'allais oublier de vous informer. Vous avez failli ne pas avoir d'élucus ce mardi. Y a un âne qui m'a mordu le pouce droit. Dans mon 6 mètres. L'âne d'un charretier. Je ne lui ai rien fait, je l'ai juste frôlé. J'ai dû écrire avec quatre doigts.

Tiens tiens ! Quelle est la suite de la méchante injonction faite par le Conseil Supérieur de la Communication à la Télévision nationale après le grave déséquilibre constaté au 20 heures de la TNB au dernier jour de la campagne électorale ? Cette sévère injonction !... On avait bien cru qu'ils allaient tous perdre leur fauteuil : le Premier ministre, le Ministre de la Communication, le Directeur général de la RTB, le Directeur de la Télévision nationale.

Pour solde de tout compte, le premier ou le second "ACTU HEBDO" après élections a été réservé à Mme la présidente du CSC et les téléspectateurs ont assisté à un entretien des plus courtois.

Po po po... Tôle c'est pas tôle.

Charles Guibo

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