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Yako (Nord) : Deux agents d’enrôlement biométrique soupçonnés de «propagande politique»
Publié le vendredi 20 mars 2015  |  AIB




Deux agents d’enrôlement biométrique, soupçonnés de délivrer concomitamment des cartes d’électeur et des logos d’un parti politique, ont été interpellés mercredi soir à Yako (Nord, 100 km), puis relâchés jeudi dans l’attente d’une éventuelle poursuite judiciaire, a-t-on appris de sources officielles.

Les deux opérateurs de kits (un homme et une femme) exerçant dans le village de Taonsgho, délivraient concomitamment aux populations, des cartes d’électeur et des logos de la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA), un parti créé en fin janvier et qui appelle de tous ses vœux à la candidature de l’ex-ministre des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé, pour la présidentielle d’octobre.

Filés par la gendarmerie, ils ont été interpellés mercredi soir dans un maquis (bar) à Yako, en compagnie d’une délégation de neuf membres de la NAFA, précisent les mêmes sources.

Les deux personnes ont été relâchées jeudi matin mais une enquête sera ouverte auprès du tribunal administratif en vue de vérifier si les deux opérateurs ne sont pas membres d’un «éventuel réseau», assurent nos informateurs.

Jeudi soir, le secrétaire général de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a informé «l’opinion publique que des opérateurs de kits recrutés par la CENI, s’adonnent à des activités de propagande politique au profit de partis politiques, en marge de la mission qui leur est assignée, qui est l’ enrôlement biométrique des électeurs».

Dramane Ernest Diarra a rappelé «à tous les opérateurs de kits (OPK) et les superviseurs que de tels agissements sont formellement interdits et (que) la CENI engagera les voies de droit nécessaires contre tout OPK ou superviseur qui se rendrait coupable d’activisme politique sur le terrain durant l’exécution de sa mission contractuelle avec la CENI».

Il a également rassuré «les acteurs du processus électoral notamment les partis et formations politiques quant à la ferme volonté de la CENI de conduire le processus électoral dans la légalité, la neutralité, l’impartialité, la transparence et le professionnalisme, conformément aux termes de son serment».

Le Burkina Faso est dirigé depuis mi-novembre par une Transition, depuis la chute fin octobre du président Blaise Compaoré.

Les élections couplées présidentielle et législatives du 11 octobre 2015 et les municipales du 31 janvier 2016 devront permettre de rétablir l’ordre constitutionnel.

Agence d’information du Burkina
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