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RDC: les militants sénégalais et burkinabè arrêtés seront "expulsés" (gouvernement)
Publié le mercredi 18 mars 2015  |  AFP
Lambert
© Autre presse par DR
Lambert Mende Omalanga, porte-parole du gouvernement Congolais




Kinshasa - Les militants pro-démocratie sénégalais et burkinabè arrêtés dimanche à Kinshasa, accusés de préparer des "actes de violences" en République démocratique du Congo, seront "expulsés" du pays et déclarés "persona non grata", a annoncé mercredi le gouvernement congolais.

"Ils vont être expulsés du pays. Ils sont en train de recevoir une déclaration de persona non grata. C’est la meilleure solution que nous avons trouvée", a déclaré à l’AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais.

Il a ajouté que, concernant les militant congolais également arrêtés dimanche, ils "attendrons une décision du procureur" attendue au plus tard dans "48 heures".

M. Mende a affirmé que les recherches avaient permis de prouver que les militants étrangers représentaient une réelle menace pour la stabilité du pays. Il a notamment été trouvé une "documentation assez intéressante dans leurs valises", comme le livre "le retour des Djihadistes", ainsi que des "tenues militaires".

Les militants étrangers arrêtés dimanche appartiennent aux mouvements sénégalais "Y’en a marre", acteur majeur du combat contre un troisième mandat du président sénégalais Abdoulaye Wade (2000-2012), et burkinabè "Balai citoyen", en pointe dans la "révolution" qui a chassé le président burkinabè Blaise Compaoré en octobre 2014.

La décision de Kinshasa de les expulser intervient alors que la pression intérieure et internationale se faisait de plus en plus forte pour obtenir la libération des militants arrêtés dimanche, après une rencontre sur la bonne gouvernance et la démocratie.

Le climat s’est fortement crispé en RDC depuis des manifestations violentes du 19 au 22 janvier qui ont fait, essentiellement dans la capitale, entre 27 et 42 morts, selon les sources.

Les contestataires dénonçaient un projet de révision de la loi électorale qui aurait permis de prolonger le mandat du président Joseph Kabila après la fin 2016, date de la fin de son quinquennat, alors que la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat.

hab/fal


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