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Une lettre pour Laye : première victoire de Bado
Publié le vendredi 6 mars 2015  |  L`Observateur Paalga




Cher Wambi,

En vain donc t’ai-je espéré à la grand-messe du cinéma africain dont la 24e édition se célèbre depuis le samedi 28 février 2015 au cœur de la capitale burkinabè. Hélas, mille fois hélas, puisque c’est seulement ce samedi 7 mars que les rideaux tomberont sur ce pari réussi par le pays dit des hommes intègres, car jusqu’aux derniers instants compromis par la phobie sécuritaire dictée et par la fièvre Ebola et surtout par la menace islamiste de Boko Haram.

Maintenant, à qui le très convoité Etalon de Yennenga reviendra-t-il ?

Rendez-vous ce samedi à 17h au Palais des Sports à Ouaga 2000 pour le savoir.

En attendant, cher cousin, les acteurs du 7e art à travers le monde n’auront pas à regretter d’avoir sacrifié au rendez-vous de Ouagadougou, qui sonne la renaissance du cinéma africain.

C’est dans cette fièvre festive d’ailleurs que le Conseil national de transition (CNT), que dirige Cheriff Sy, a voté la loi anticorruption, pour ne pas dire la «Loi Bado ».

Première victoire, en effet, pour Laurent Bado qui en est le chantre et l’initiateur.

En tous les cas, bravo si elle peut contribuer à sauver les finances publiques et à booster la gouvernance économique.

Pour sûr, cher Wambi, voilà une loi qui ne cessera d’alimenter la chronique en son volet très sensible du délit d’apparence. Et Chériff Sy l’a martelé sur Radio France Internationale (RFI) ce jeudi 5 mars, il faudra par exemple que le fonctionnaire qui a pu s’offrir un domaine dont le prix équivaut à 300 fois son revenu s’explique. Belle intention certes, mais que nous réserve sa mise en œuvre ? Car beaucoup de pays, comme le Sénégal, nous ont devancé sur ce terrain glissant mais où en sont-ils ?

En attendant, j’en connais qui vont commencer à raser les murs, troquant leurs « V8 » contre des « Yamaha Mat », ou encore abandonnant les meilleures caves pour s’abreuver à la source des frelatés, car sait-on jamais !

C’est vrai, cher cousin, d’un passeport diplomatique tout Burkinabè rêve, mais combien sont-ils aujourd’hui à avoir le privilège d’en posséder ?

Question à laquelle répondront certainement le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, et celui de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, à la fermeture de la chasse qu’ils livrent ces derniers jours aux détenteurs non méritants de ce précieux sésame.

S’il est vrai que bien des Burkinabè le méritent, rien qu’à la déclinaison de leur fonction, c’est aussi vrai que, par le passé, il y a eu beaucoup d’abus dans la délivrance des passeports diplomatiques, même si cela est réservé à la discrétion du chef de l’Etat.

En témoignent ces petites copines, ces coursiers, ces commerçants et ces escrocs qui se pavanent avec, narguant à souhait des concitoyens autrement plus méritants qu’eux.

Si, en tout cas, une telle mesure d’assainissement n’a d’autre motivation que celle de rendre à César ce qui est à César, cher Wambi, elle ne peut qu’être la bienvenue.

Grogne au niveau de certains travailleurs de l’aéroport international de Ouagadougou et la raison : les heures extralégales ne sont plus payées depuis plus d’un an.

En effet, l’Association des compagnies aériennes dirigée par Ali Diallo d’Air Burkina a décidé de la suspension de la rémunération des heures supplémentaires servies aux éléments des forces de sécurité aéroportuaires qui assurent les tâches de sécurité et de sûreté à l’aéroport international de Ouagadougou.

Selon certaines indiscrétions, cette décision serait fondée sur un décret dépourvu de texte d’application pour justifier cet état de fait.

Face à cette situation, le directeur général de l’aviation civile avait écrit en octobre 2014 une lettre de relance de paiement des factures impayées des heures extralégales, en attendant qu’un projet de décret et un projet d’application portant institution d’une allocation ou indemnité forfaitaire aux agents chargés de la mise en œuvre des mesures de sûreté soient signés par l’autorité administrative.

En janvier 2015, c’est le directeur général de la police qui est monté au créneau pour défendre ses éléments afin que le travail soit fait correctement pour la sécurité de notre aéroport. Dans le souci de la promotion du dialogue, le ministre Auguste Denise Barry a proposé qu’une rencontre de concertation ait lieu entre les deux parties pour que soit trouvée la solution appropriée à ce problème né de l’interprétation de deux textes.

Jusque-là les choses n’ont pas évolué positivement et le personnel de la sécurité aéroportuaire serait très mécontent. L’aviation civile étant une cible privilégiée des terroristes, il faudra prendre très au sérieux cette affaire, surtout avec la menace Boko Haram qui étend ses tentacules dans la sous-région. L’un des maillons faibles de cette lutte antiterroriste serait justement la démotivation des agents qui, il faut le dire, abattent un gros travail à l’aéroport.

Faut-il le rappeler, des manifestants avaient failli pénétrer à l’aéroport le 30 octobre 2014 lors de l’insurrection populaire sous prétexte que François Compaoré s’y trouvait. N’eût été le professionnalisme des éléments de la sécurité, l’aéroport n’aurait pas échappé à la furie des croquants.

Avant cela, en février 2013 précisément, ils ont neutralisé et isolé un colis suspect jusqu’à sa prise en charge par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Autre haut fait d’arme, l’interpellation du célèbre Sia Popo Prosper qui avait réussi l’exploit de cambrioler l’agence de la BCEAO à Abidjan, emportant des centaines de millions de nos francs. C’est dire qu’il est important de trouver un consensus autour de cette histoire car s’il n’y a pas d’agents à certaines heures, c’est la porte ouverte aux trafics de toutes sortes et aux terroristes.

C’était dans la nuit du 24 novembre 2014 que la douane de l’aéroport mettait la main sur deux valises contenant chacune 7 lingots d’or. Le poids total de cette saisie est d’environ 77 kg de métal jaune d’une valeur estimée alors à 1,5 milliard de nos francs. Deux Européens sont arrêtés : Nicolas Pierre Duneau, de nationalité française, et Luca Cardarelli, de nationalité italienne.

L’enquête a permis d’interpeller également un Canadien, Patrick Gagnon, directeur général de la Société de financement des orpailleurs (SOFIOR), la société propriétaire de l’or.

Poursuivis pour «complicité d’exportation illégale de l’or», les trois prévenus ont été jugés le 29 décembre dernier par la chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Ouagadougou qui a rendu son verdict le 5 janvier 2015. Le « boss » de la SOFIOR a pris 24 mois de prison ferme, idem pour le Français Nicolas Pierre Duneau. Par contre, l’Italien Luca Cardarelli a eu sa peine assortie de sursis.

Les avocats des prévenus ont interjeté appel de ce jugement devant la Cour d’appel de Ouagadougou. En clair, le dossier sera de nouveau jugé devant cette juridiction de second degré. C’est dire que, dans cette perspective, la justice se doit de prendre les mesures nécessaires pour s’assurer de la comparution effective des accusés devant elle le moment venu. Mais voilà, au lendemain du jugement du tribunal de grande instance, l’Italien Luca, le sursitaire, a plié bagages pour regagner son pays.

Son compère parti, le Français Nicolas Pierre a fait des pieds et des mains et obtenu le 13 février 2015 une mise en liberté provisoire en attendant le jugement en appel. Sans perdre une minute, le Coq Gaulois s’est envolé le même jour.

Comme on le voit, les deux personnes interpellées en possession de l’or dans la nuit du 24 novembre à l’aéroport ne sont plus présentes sur le territoire burkinabè et rien ne garantit qu’elles accepteront de se présenter à la barre de la Cour d’appel de Ouagadougou.

Pourtant, le code de procédure pénale est clair en la matière. Il dispose qu’un prévenu ou un accusé peut bénéficier d’une liberté provisoire à tout moment de la procédure. Mais il appartient à la justice de lui assigner une résidence dont il ne peut s’éloigner sans une autorisation expresse.

Ces deux coprévenus partis, le Canadien Patrick est présentement le seul gardé dans les liens de la prévention dans cette affaire de trafic d’or. Ne voulant pas être le dindon de la farce, Patrick a, à son tour, introduit une demande de liberté provisoire qui a été… rejetée au motif que le dossier d’appel est pratiquement bouclé et sera incessamment appelé à la barre.

Cette affaire fait grand bruit du côté du palais de justice et beaucoup se demandent ce qui a bien pu motiver les juges à signer l’ordonnance de mise en liberté provisoire en faveur de Nicolas Pierre tout en ne prenant pas les garanties suffisantes pour qu’il ne quitte pas le territoire national.

La chancellerie est interpellée pour faire la lumière sur cette ténébreuse affaire qui n’honore pas la toge surtout en cette période postinsurrectionnelle au Burkina Faso où les attentes vis-à-vis de la justice sont nombreuses et légitimes.

Et pourtant, cher Wambi, Tipoko l’intrigante dont je m’empresse de t’ouvrir le carnet secret ne nous avait-elle pas prévenus ?

n Point de doute que depuis ce mercredi 04 mars 2015 la grande famille sankariste à travers le monde jubile. La bataille est enfin gagnée, mais pas encore la guerre. Le Conseil des ministres, sous la présidence de Michel Kafando, a, en effet, autorisé, par décret, à la famille Sankara l’exhumation des restes du défunt président Thomas Sankara.

Mais bien des questions subsistent avant cet éprouvant exercice. A quoi peut-ont en effet s’attendre sur les plans du droit et de la tradition ?

C’est, entre autres, la question à laquelle répondra, dans les prochaines éditions de l’Observateur paalga, le magistrat et traditionnaliste qu’on ne présente plus, Me Titinga Frédéric Pacéré.

n Dans le cadre du recouvrement des biens mal acquis par les ex-dignitaires du régime Compaoré, le REN-LAC a organisé une conférence de presse d’interpellation des autorités de la Transition sur la nécessité de traquer les biens et avoirs mal acquis par tous ceux-là qui ont profité de leur proximité avec l’ex-président ou de sa famille pour s’enrichir illicitement et à une vitesse grand V. Si l’opinion publique s’est réjouie de cette belle initiative, qui consiste à rétablir le peuple floué dans ses droits, elle a malheureusement déchanté très vite, vu que la montagne annoncée a accouché d’une souris, le REN-LAC n’ayant pas pu donner le nom d’une seule personnalité s’étant enrichie illégalement durant les 27 ans de pouvoir de Blaise. Malgré tout, elle reste persuadée que dans les prochaines semaines ou jours, le Réseau, qui est très bien renseigné sur la question, n’hésitera pas à communiquer, comme la Direction générale de la comptabilité et du Trésor public l’a fait en rendant public l’état des chèques impayés par certains opérateurs économiques et structures privées de la place.

L’ONG Sherpas qui a fait de la lutte contre les biens mal acquis son cheval de bataille sur le plan international et dont les « clients » sérieux ne sont autres que Théodoro Obianguema, Sassou N’guesso et Ali Bongo pourrait élargir sa liste pour peu qu’elle fouine un peu du côté du pays des hommes intègres.

n C’est un secret de Polichinelle, les sponsors du sport burkinabè sont rares comme des parapluies un jour sans pluie. Quand il arrive que des entreprises ou des mécènes acceptent de mettre la main à la poche, c’est souvent à des pratiques douteuses, parfois mafieuses, que l’on assiste de la part des dirigeants. C’est le cas actuellement au Racing club de Bobo (RCB), où une société de transport, en l’occurrence la Société de transports Aorèma et frères (STAF), accompagne les tigres de Diaradougou. On parle d’une enveloppe de 65 000 000 de FCFA pour la participation actuelle du RCB à la D1 du Fasofoot, dont 15 000 000 pour payer les primes de matches des joueurs, en considérant qu’ils les ont tous gagnés. Sans compter le bus flambant neuf offert à la team bobolaise. Hélas, mille fois hélas, après chaque matche gagné, les jeunes footeux sont à chaque fois obligés de bander les muscles pour entrer en possession de leur dû. Ce qui est inexplicable dans le cas présent. En tous les cas, il faut que les choses changent pour ne pas tuer la poule aux œufs d’or.

n Le scoop revient à la «Lettre du Continent».

Plus d’un Burkinabè se demandait toujours l’adresse actuelle du président déchu Blaise Compaoré.

Eh bien, le très confidentiel international vient de lever le voile sur la question dans sa livraison du 4 mars 2015 : l’enfant terrible de Ziniaré est aujourd’hui logé à Abidjan, quartier Cocody – Ambassades, résidence qui serait la propriété du ministre ivoirien de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko, intime ennemi de Guillaume Soro qu’on ne saurait encore présenter.

n Qu’est-ce qui plombe encore la promulgation du nouveau Code minier au Burkina Faso ? En tout cas, pas plus que 1% sur le chiffre d’affaires réclamés par l’autorité pour le financement des secteurs sociaux.

De sources concordantes, en effet, si les autorités proposent la rétention d’1%, les sociétés minières, elles, y répondraient par la proposition de 0,5% du chiffre d’affaires. Le débat reste ouvert.

n A quelque chose malheur est bon, dit-on.

Et il aurait fallu en effet qu’un incendie s’invite à la rue de la Chance pour qu’on n’y voie plus d’embouteillage. Ceci explique-t-il cela ?

Ce serait en tout cas dommage qu’on attende la survenue d’un malheur pour s’inscrire à l’école du civisme et de la tolérance.

Mais les usagers des rues quadrillant la zone commerciale et jouxtant e marché Rood-Woko sauront-ils seulement saisir la portée d’un tel message ?

n C'est en 1972 qu'il lui a été confié la destinée des archers, pour ne pas dire des guerriers du Moogh-Naaba. Lui, c'est Naaba Tanga de Gounghin, un des grands quartiers de Ouagadougou. Ce week-end, il sacrifiera à la tradition ancestrale à travers sa fête annuelle, communément appelée «Basga», avec ce que cela comporte comme ripaille. Un grand rendez-vous pour les parents, les amis et alliés, avec une forte délégation attendue de Tassobentenga. Que ceux qui ont peur des coups de fusils s'abstiennent d’y aller parce que ça va tonner fort.

n Belle initiative que celle de la communauté ghanéenne vivant au Burkina, particulièrement à Ouagadougou. En effet, depuis ce vendredi matin à 7 heures, ces ressortissants sont à pied d'oeuvre à Ouagarinter pour assainir les lieux. Une journée de salubrité que les organisateurs justifient par le fait que c'est un point de passage obligatoire pour la plupart d'entre eux et qu'il faut, au-delà, préserver la santé de la population. Si les autres leur emboîtaient le pas, ce ne serait que tout bénef pour tous.

So, thank you for this action !!

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

Ainsi va la vie.

Au revoir.

Ton cousin
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