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Le Pays N° 5277 du 15/1/2013

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Démantèlement d’un réseau de cybercriminels : 15 délinquants mis hors d’état de nuire
Publié le mercredi 16 janvier 2013   |  Le Pays




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Suite à une opération conjointe de la Brigade anti-criminalité (BAC) / Ouaga et du Service régional de la police judiciaire (SRJP) du Centre, ces derniers sont arrivés à démanteler un réseau de 15 délinquants spécialisés dans la cyber-criminalité dans la ville de Ouagadougou. Il leur est reproché des faits d’association de malfaiteurs et de cyber-criminalité envers les étrangers résidents au pays des Hommes intègres. Ces présumés délinquants ont été présentés aux hommes de médias au cours d’une conférence de presse animée le vendredi 11 janvier 2013 au SRJP.

Faux et usage de faux en écriture publique, contrefaçon de sceaux de l’Etat, usurpation de titre et de fonction, escroquerie, chantage, extorsion de fonds, etc., voilà les faits qui sont reprochés aux 15 présumés délinquants qui ont été présentés aux hommes de médias le 11 janvier dernier. Ces derniers encourent jusqu’à 5 ans de prison, selon le chef du SRJP, le commissaire Alexis Koffi Hien. Ces présumés délinquants ont un âge compris entre 18 et 28 ans et parmi eux, 6 sont de nationalité burkinabè et 9 de nationalités étrangères.

Les présumés délinquants se faisaient passer pour la police

Ces derniers, selon la police, étaient installés dans une villa sise au secteur 14, dans le quartier Katr-yaar, où ils se livraient à des activités suspectes. Lesquelles activités consistaient, selon le commandant de la BAC, Patrice Yéyé, à plusieurs modes opératoires pour escroquer et faire du chantage à leurs victimes. « Le premier mode opératoire consistait pour les délinquants à aller sur les réseaux sociaux comme Youtube et Facebook sur lesquels ils volent les adresses e-mail de certaines personnes. Une fois que ces adresses sont reçues sur leurs machines, ils envoient des messages à leurs victimes, un e-mail à quatre mots dans lequel il y a un virus communément appelé cheval de Troie. Dès que la victime ouvre la machine, immédiatement, le virus s’installe et prend commande de la machine. Alors, toutes les informations sensibles sont donc soustraites et renvoyées à leurs machines et ils s’asseyent pour faire un tri en fonction de la sensibilité des informations. Cela peut être des photos intimes ou des documents classés confidentiels. En fonction de cela, ils vont interpeler la victime en se faisant passer pour un agent d’une brigade dénommée brigade cyber-criminalité du Burkina Faso. A travers ce mode opératoire, ils font comprendre à leurs victimes qu’ils sont au courant de ces activités illicites sur Internet. La dernière phase de leur opération consiste à envoyer un document sous forme de message à l’intéressé en ces termes : eu égard à vos activités sur Internet, la brigade cyber- criminalité vous informe que vous êtes obligé de payer dans un bref délai une amende de 5 000 euros, environ 3 250 000 F CFA à titre de dommages et intérêts pour l’Etat burkinabè. Le cas échéant, vos informations seront diffusées à travers les réseaux sociaux que sont Youtube, MySpace, Facebook, etc. En plus de cela, ils notifient à l’intéressé qu’en cas de refus, un mandat d’arrêt international sera émis contre elle par la justice burkinabè », a souligné Patrice Yéyé.

Parmi les 15 personnes arrêtées, figurent quatre jeunes filles

Le deuxième mode opératoire, toujours selon le commandant de la BAC, consiste à identifier sur Internet une personne déjà victime de cybercriminalité suite à un transfert d’argent par Western Union. Une fois la victime ciblée, un de la bande la contacte en lui envoyant par e-mail un formulaire de la société Western Union dans lequel il se fait passer pour un agent du département des investigations et du contrôle des transactions de la société Western Union. Il notifie à la victime que la somme arnaquée aurait été interceptée et mise à la disposition de Western Union. Pour terminer, il invite ladite victime à payer une certaine somme avant d’entrer en possession de son argent escroqué. De cette manière, ces deux groupes qui ont savamment monté l’opération escroquent leur victime jusqu’au dernier centime. Avec cet argent amassé, ils se livraient à une vie luxueuse et vont jusqu’à payer des engins à leurs copines dont une serait actuellement enceinte. Parmi les 15 personnes arrêtées, figurent quatre jeunes filles qui, de l’avis de la police, seraient leurs complices. Ces cybercriminels ont été interpelés par la police grâce à un coup téléphonique anonyme. Et le commandant Patrice Yéyé et le commissaire Alexis Koffi Hien d’inviter la population burkinabè à plus de vigilance, notamment les accros d’Internet à faire plus d’attention aux messages malveillants. En cas d’urgence, il leur est demandé d’appeler le 1010 et le 17 de la police pour dénoncer tout message suspect. Les différents documents utilisés par la bande appartenant à Jonathan Touré, le cerveau de la bande, ont été présentés à la presse.

Les identités des présumés délinquants

1 - Joachim Z. Zoubga, 2 - Aboubacar Diabi, 3 - Jonathan Touré, 4 - Moriba Sérifou 5 - Sékou Diakité, 6 - Souleymane Sanogo, 7 - Rayan J. P. Zenon, 8 - Aminata Z. Dia, 9 - Mamadou Diomandé, 10 - Salif Zono, 11 - Moussa Diakité, 12 - Vanessa K. L. Combary, 12 - Jonathan V. Simporé, 13 - Bohi Bandé, 14 - Awa Nassouri

Source : Dossier de presse

Ambèternifa Crépin SOMDA

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