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L’UA propose de nouvelles taxes pour être moins dépendante financièrement
Publié le dimanche 1 fevrier 2015  |  Jeune Afrique
24e
© Autre presse par Présidence de Côte d`Ivoire
24e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba
Vendredi 30 janvier 2015. Addis-Abéba (Ethiopie).L’avancée des islamistes de Boko Haram au Nigeria et dans les pays limitrophes, le conflit sud-soudanais, la propagation du virus Ebola sont au centre des échanges au 24e sommet au cours duquel Robert Mugabe,a été désigné pour prendre la présidence tournante de l’Union.




Les chefs d’Etat de l'Union africaine ont adopté le principe d’une taxe sur les billets d’avion, nuits d’hôtels et SMS pour réduire la dépendance financière de l’UA, financée à 72% par les donateurs étrangers, Etats-Unis et Union européenne en tête.
Les dirigeants, qui étaient réunis vendredi et samedi en sommet à Addis Abeba, ont toutefois laissé à chaque Etat membre de l'organisation panafricaine la possibilité d’appliquer la mesure à leur gré.

"Plus de 70% de notre budget vient de l’extérieur. Ce n’est pas tenable !", a lancé samedi soir le nouveau président en exercice de l’Union, le président zimbabwéen Robert Mugabe.

L’UA ne finance elle-même que 28% des 522 millions de dollars de son budget de fonctionnement, auxquels s’ajoutent 750 millions de dollars pour les opérations de maintien de la paix, prévus en 2015. Le reste est payé par les donateurs, parmi lesquels l’UE, les Etats-Unis, la Banque mondiale, la Chine et la Turquie.

2 dollars par nuit d'hôtel, 10 dollars par billet d'avion

Pour réduire sa dépendance financière, l’organisation panafricaine propose aux 54 Etats membres de mettre en œuvre une taxe de 2 dollars sur les nuits d’hôtels et de 10 dollars sur les billets d’avion pour les vols en partance ou à destination de l’Afrique. Ces mesures permettraient de lever 730 millions de dollars par an.

Une taxe additionnelle de 0,005 dollar par SMS échangé sur le continent rapporterait 1,6 milliard de dollars par an.

De quoi largement mettre à l’abri l’UA des aléas budgétaires des donateurs et des turbulences économiques que traversent la Libye et l’Egypte, deux des plus gros contributeurs au budget de l'organisation parmi ses membres.
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