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Burkina Faso : une manifestation nationale le 4 février pour une baisse des prix des hydrocarbures
Publié le vendredi 30 janvier 2015  |  Xinhua
Marche-meeting
© aOuaga.com par CK
Marche-meeting de la Coalition contre la vie chère (CCVC) à Ouagadougou
Mercredi 29 octobre 2014




Une organisation burkinabè contre la vie chère a annoncé jeudi l'organisation d'une manifestation le 4 février prochain sur toute l'étendue du territoire pour exiger du gouvernement une "baisse substantielle" des prix des hydrocarbures.
La Coalition nationale contre la vie chère (CCVC) a précisé que un sit-in sera organisé de 07h00 à 10h00 locales au siège du ministère en charge de l'Industrie et du Commerce.
"Nous exigeons du gouvernement une baisse substantielle des prix des hydrocarbures et l'approvisionnement en quantité suffisante du gaz butane", a déclaré le vice-président de la Coordination nationale de la CCVC, Chrysogone Zougmoré.
"Si rien n'est fait à l'issue de cette journée (du 4 février), une grève nationale de 48 heures sera organisée à partir du 17 février 2015", a-t-il indiqué. "Le pays sera paralysé, il n'y aura pas de taxis durant cette période car, nous avons l'accord des transporteurs".
Face aux multiples interpellations des syndicats, le gouvernement de transition avait procédé à une réduction de 25 F CFA sur le litre du carburant jugée "dérisoire" par les consommateurs.
Pour le gouvernement, une baisse "substantielle" serait difficile à opérer sur les prix des hydrocarbures, car l' entreprise publique chargée de la distribution fait face à un déficit financier de plusieurs milliards de F CFA.
"Nous réaffirmons notre refus de faire payer par la population les passifs laissés par les dignitaires de l'ancien régime", a dit M. Zougmoré.
Il a, en outre, ajouté que les autorités de la transition doivent prendre des mesures pour réaliser " un audit sérieux" sur la gestion de la société nationale des hydrocarbures SONABHY.
Après l'insurrection populaire de fin octobre qui a évincé le régime Compaoré, un gouvernement dirigé par un duo militaro-civil assure la gestion des affaires courantes. Les autorités de la transition sont confrontées depuis leur installation à de nombreuses contestations et revendications.
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