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Burkina: La société civile envisage la reconstruction de l’Assemblée nationale incendiée en fin octobre
Publié le dimanche 28 decembre 2014  |  AIB
Transition
© aOuaga.com par G.S
Transition : un premier projet de charte remis au chef de l`Etat
Lundi 10 novembre 2014. Ouagadougou. Hôtel Laico de Ouaga 2000. Le chef de l`Etat de la transition, lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, a officiellement reçu le projet de charte de la transition concocté par la société civile, l`opposition et les chefs coutumiers et religieux. Photo : Dr Luc Marius Ibriga




Une douzaine de personnalités de la société civile burkinabè, ont émis samedi, l’idée d’un projet visant la reconstruction de l’Assemblée nationale et l’érection d’un musée sur ses ruines, en la mémoire des martyrs de l’insurrection populaire de fin octobre.



« Un complexe intégré comportant un nouveau siège de l’Assemblée nationale et l’érection d’un musée sur les ruines du parlement assiégé, symboliserait le passage de l’ancien régime au Renouveau démocratique revendiqué par le peuple», a déclaré le Pr Luc Marius Ibriga , tête d’un comité d’initiative dudit projet.

M. Ibriga qui s’exprimait au cours d’un point de presse, a indiqué que l’initiative vise «à marquer la démocratie burkinabè en renouveau, à en cimenter la légitimité dans le financement populaire de la construction du musée et à frapper la conscience des populations, des politiques et des dirigeants actuels et futurs».


Les responsables du projet ont mis en place deux modalités de financement. Il s’agit entre autres, d’une quête populaire d’envergure nationale et un effort des gouvernants et des institutions publiques.


Le 30 octobre dernier, alors que le parlement s’apprêtait à voter une loi pour modifier la Constitution, afin de permettre à Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans, de briguer un nouveau mandat en 2015, des milliers de manifestants ont mis à sac les locaux de l’Assemblée nationale.


« C’est une manière pour faire comprendre aux parlementaires que les lois qu’ils votent doivent être en faveur des populations » a commenté M. Ibriga, récemment nommé à la tête de l'Autorité supérieure de contrôle d'Etat (ASCE).


La construction du musée de l’insurrection et du nouvel hémicycle est « un devoir de mémoire » car cela témoigne que nous n’avons pas oublié les martyrs du soulèvement, a pour sa part indiqué Anne Konaté, diplomate à la retraite et membre du comité.


Pour le président du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples Chrysogone Zougmoré, il s’agit de « laisser des éléments de preuve aux générations futures ».


Une fois l’Assemblée nationale reconstruite, les députés qui y siègeront « auront à l’idée que le peuple est désormais mur et qu’il faut travailler de concert avec lui » a prédit, Dr Ra-Sablga Seydou Ouédraogo, économiste-chercheur.


Pour l’heure, le Conseil national de la transition, fort de 90 membres, qui fait office de parlement siège à l’Hôtel des députés, un bâtiment situé à plusieurs kilomètres du centre-ville de Ouagadougou.


ndt/taa
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