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Situation nationale : « il faut laisser le gouvernement en paix »
Publié le dimanche 21 decembre 2014  |  burkina24
Le
© Présidence par DR
Le Conseil des ministres du 10 décembre 2014 s`est tenu à Dédougou dans la région de la Boucle du Mouhoun, ville hôte de la commémoration officielle de la fête de l`indépendance du 11-Décembre




Le 30 octobre 2014, le peuple burkinabè, dans un sursaut patriotique, s’est levé comme un seul homme, pour défendre la démocratie contre la forfaiture et l’instauration d’un pouvoir personnel de Blaise Compaoré. Depuis cette date historique, le monde entier a fait chapeau bas aux Burkinabè qui ont mis fin à 27 ans de règne en quelques jours.

Au départ, la lutte du peuple visait à imposer le respect de la Constitution en empêchant la modification de l’article 37 de la Loi fondamentale. Mais les événements se sont précipités et l’insurrection populaire a contraint le président Compaoré à la démission.

Alors que plus d’un s’inquiétait que le chaos allait s’installer au Burkina, les acteurs politiques, la société civile et l’armée ont créé un cadre de dialogue sous l’égide de la CEDEAO qui a abouti à la signature d’une charte consensuelle et la mise en place des organes de la transition.

Mais dès la composition du gouvernement, des voix se sont élevées pour contester la présence du ministre Adama Sagnon de la Culture au regard de son passif dans le dossier Norbert Zongo. Au regard de la forte contestation, l’ex-procureur du Faso a rendu sa démission et le Premier ministre, pour préserver la cohésion sociale, l’acceptée. Dans le même souci de la paix sociale, l’Exécutif est resté attentif aux préoccupations du peuple et c’est dans ce sens que la commémoration de la journée des martyrs, initialement prévue le 13 décembre, a été reportée sine die.

Cette reculade du gouvernement est perçue comme une faiblesse par certains qui voient là une opportunité d’installer la chienlit dans le pays en avançant des arguments du genre, l’armée a volé la victoire du peuple comme si l’armée était en dehors du peuple. Pour ma part, l’armée a fait la démonstration qu’il y a la cohésion et l’union en son sein en faisant bloc autour du lieutenant-colonel Yacouba Issac Zida qui a assuré les charges de chef de l’Etat avant de les transmettre au président Michel Kafando.

C’est dire que pour avoir pris son courage a deux mains et assumé ses responsabilités, Zida et ses frères d’armes peuvent être considérés comme des sauveurs qui ont permis que le sacrifice du peuple serve véritablement à maintenir le pays dans la paix et la stabilité. Jusque-là en les choses marchent et il faudra laisser le gouvernement Zida travailler sereinement.
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