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Planification familiale : Un droit encore inaccessible pour 222 millions de femmes
Publié le vendredi 21 decembre 2012   |  Autre presse




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L’état de la population mondiale, selon le dernier rapport du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) dont les résultats ont été présentés à la presse ce jeudi 20 décembre 2012 à Ouagadougou par l’UNFPA Burkina en collaboration avec l’Association des journalistes et communicateurs en population et développement, n’est pas du tout reluisant en matière de Planification familiale (PF).

« Oui au choix, Non au Hasard : planification familiale, droit de la personne et développement ». C’est en effet le thème du rapport 2012 de l’UNFPA sur l’état de la population mondiale qui s’est penché sur la PF comme un droit de la personne à travers une revisite des engagements internationaux pris notamment lors de la Conférence internationale sur la population et le développement tenue en 1994 au Caire, en Egypte. Au cours de cette CIPD du Caire, 179 Etats de la planète avaient affirmé, faut-il le rappeler, le droit des individus à la planification familiale et avaient souscrit au plan d’action de la conférence qui stipule : « les programmes de PF ont pour but de permettre aux couples et aux individus de décider librement et avec discernement du nombre et de l’espacement de leurs enfants et de disposer des informations et des moyens nécessaires à cette fin ».

Aujourd’hui, près de vingt ans après, force est de constater que les résultats n’ont pas beaucoup suivi les engagements pris. Ainsi, selon le rapport 2012 de l’UNFPA, 222 millions de femmes des pays en développement n’ont pas les moyens d’accéder à la planification familiale. Dans ces Etats, l’Indice synthétique de fécondité (ISF) est estimé à 2,8 contre 1,7 au niveau des pays développés. Pour l’Afrique subsaharienne, l’ISF est évalué à 5,1. Ce taux élevé de l’ISF en Afrique subsaharienne s’explique en grande partie par le faible accès des femmes aux méthodes modernes de contraception. Au Burkina Faso par exemple, le taux de prévalence contraceptif est de 15%. Ce qui se traduit par un fort taux de natalité, soit 6 enfants par femme en milieu rural. A Ouagadougou, l’on est à 3 enfants par femme. Face à cette situation de la PF au niveau national et international, Dr Georges Guiella, démographe à l’Institut des Sciences de la Population, pense (c’est lui qui a présenté le rapport 2012 de l’UNFPA) qu’il y a urgence d’agir.

Pour aller dans ce sens, l’UNFPA et ses partenaires au niveau du Burkina ont conçu un ambitieux programme pour booster le taux de prévalence contraceptif dans le pays. Il s’agit selon Dr Olga Sankara, représentante du représentant de l’UNFPA à la conférence, de passer de 15% de taux de prévalence contraceptif à 25% d’ici 2020. L’objectif c’est de rendre les produits contraceptifs accessibles à 300-400 000 nouvelles utilisatrices. Un grand défi qui pourrait être difficilement être réalisable sans la circulation de l’information, selon le coordonnateur de l’Association des Journalistes et communicateurs en population et développement, Alassane Karama, qui s’est félicité du fait que l’UNFPA ait songé à associer sa structure à la présentation des résultats du présent rapport.

Grégoire B. BAZIE

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