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Gouvernement de transition : ce qu’en pensent les Burkinabè
Publié le mardi 25 novembre 2014  |  Le Quotidien




Quel regard les Burkinabè portent-ils sur la configuration du gouvernement de transition ? Que pensent-ils du cumul de postes par le président et le Premier ministre ? Qu’attendent-ils de ce gouvernement ? Et enfin, que pensent-ils du cas Adama Sagnon, actuel ministre de la Culture ? Voilà autant de questions que des leaders de partis politiques et d’opinion ont bien voulu répondre. C’était le lundi 24 novembre 2014, à Ouagadougou.

Ousmane Danfodio Diallo, président de l’Alliance pour la renaissance, la démocratie et l’intégration (ARDI), le parti de l’or bleu
« Cette transition devrait tout faire pour réconcilier les Burkinabè »
« A priori, le fait que le président cumule le ministère des Affaires étrangères va permettre à notre pays et surtout au ministère des Affaires étrangères de redéfinir la carte diplomatique de notre pays et confier la gestion de nos ambassades à des diplomates professionnels. Par le passé, notre pays menait à la fois une politique étrangère belliqueuse et de médiation. Toute chose qui ne plaisait pas aux pays de la sous-région. Il faut également un homme de la taille du président de la transition pour donner un nouveau visage à notre diplomatie étant entendu que nous étions dans une diplomatie belliqueuse. Le fait de s’ingérer dans les crises à travers des missions de facilitation et de médiation ne plaisait pas beaucoup aux chefs d’Etat de la sous-région et probablement de la région. Je pense que le président, ayant une forte expérience en matière de diplomatie, pourra ainsi redéfinir la carte diplomatique de notre pays en donnant prioritairement les postes à des diplomates de carrière et à des citoyens qui connaissent les instruments de rédaction diplomatique. Le fait que le Premier ministre cumule le poste du ministère de la Défense me satisfait également car, comme vous le savez, depuis les années 1980, notre armée est divisée en 2 groupes. Le premier groupe se réclame progressiste, pro-soviétique, pro-Cuba…sous l’aile de Thomas Sankara, de Blaise Compaoré, de Henry Zongo, de Lingani et de Pierre Ouédraogo. Et ce camp recrutait forcément des officiers. L’autre camp était l’aile conservatrice dirigée par Gabriel Somé, Jean Baptiste Ouédraogo…si bien que l’armée, depuis 1980 jusqu’à nos jours, est traversée par deux courants. Je pense que nous avons besoin aujourd’hui d’une armée unie et forte, qui parle de la même voix. C’est pourquoi, je pense qu’avec le lieutenant-colonel Zida, nous pourrons reformer notre armée pour lui donner une seule identité. Et véritablement, il faut un militaire qui a les hommes comme le lieutenant-colonel Zida pour pouvoir le faire. Maintenant que le gouvernement est en place, les priorités consistent à réhabiliter l’administration publique et accroitre sa performance. On remarque que l’administration, depuis quelques années, est inefficace du fait d’une insuffisance des pratiques et des capacités gouvernementales à gérer de manière transparente et rationnelle les affaires publiques. Ces pratiques faisaient que les nominations étaient des faits de copinage et de familles et non des nominations de méritocratie et de compétence. Aussi faut-il impulser une nouvelle éthique s’appuyant sur la promotion de la compétence, la lutte contre la corruption, le favoritisme et la politisation. Dans cette perspective, les seuls critères d’accès aux emplois publics seront le mérite et la compétence. Il faut lutter contre la corruption dans toutes ses formes parce que les institutions sont corrompues aujourd’hui. Il faut également penser à la réconciliation nationale. Il y a eu une fissure dans notre pays depuis les années 1980. Cette transition devrait tout faire pour réconcilier les Burkinabè. Je pense que –cela est subjectif parce que je parle en tant que président du parti de l’or bleu- les populations à la base ont un souci majeur ; celui d’accéder à l’eau potable. Ce qui intéresse la population à la base, c’est de l’eau ».

Victorien Tougma, président du Mouvement africain des peuples (MAP)
« Le plus important, c’est d’arriver à un résultat qui puisse combler les attentes »
« Je pense qu’il faut accorder aux ministres, le bénéfice du crédit et saluer le fait que la transition soit toujours dans une bonne dynamique. Le fait que l’on ait un gouvernement, tout ce que l’on peut faire, c’est de leur souhaiter de réussir et surtout se mobiliser autour d’eux pour qu’ils puissent combler les attentes du peuple. Même si l’on peut faire le constat qu’il y a moins de jeunes et de femmes dans ce gouvernement. Pourtant, on sait que les jeunes étaient à la base de cette révolution. Mais qu’à cela ne tienne, le plus important, c’est d’arriver à un résultat qui puisse combler les attentes, notamment de des jeunes et des femmes en matière d’emploi. En ce qui concerne monsieur Sagnon, je ne le connais pas bien. Je ne sais pas ce pourquoi il est décrié. Il faudrait se pencher là-dessus pour voir si les raisons sont valables. Comme c’est un gouvernement, on a été chercher des personnalités en leur accordant la bonne foi. S’il se trouve qu’il y a des gens qui ont des choses à se reprocher, qu’ils ne fassent pas partie très tôt de gouvernement pour ne pas être des boulets. Si vous remarquez, dans le récent gouvernement français, des ministres ont été nommés, et immédiatement des dossiers sont sortis. Ils ont dû démissionner. Je pense que c’est un signe de vitalité si les citoyens comprennent que les gens sont là pour eux et qu’ils peuvent dénoncer à temps s’il y a des difficultés. La transition est non seulement une transition d’un an, mais aussi une transition exceptionnelle. A partir de ce moment, si le président accepte de prendre en main les affaires étrangères surtout qu’il est un ancien diplomate chevronné, c’est une bonne chose. Le fait aussi que Zida prenne la Défense et qu’il est un militaire, cela va aussi apaiser la situation parce qu’il sait quels sont les besoins de ses militaires. Ce sont les deux domaines les plus sensibles de la transition : l’extérieur pour faire rentrer les fonds et l’intérieur pour avoir plus de sécurité et de calme pour organiser les élections. Je pense que c’est de très bons choix ».

Philippe Ouédraogo, ancien secrétaire général du PAI, aujourd’hui simple militant du PDS/Metba

« Je connais peut-être 5 personnes au plus dans l’actuel gouvernement »
« Ce gouvernement, dont la gestation a été plus longue que prévue, présente beaucoup de membres qui me sont des parfaits inconnus. Parce que beaucoup d’entre eux ne participaient pas aux activités dont moi-même j’étais partie prenante, notamment celles qui ont abouti à la chute du régime de Blaise Compaoré. C’est peut-être parce qu’ils n’étaient pas des hommes politiques ou des hommes qui n’exprimaient pas leur opinion publiquement. Par conséquent, je ne pouvais pas les connaitre. Je crois que dans l’ensemble, je connais peut-être 5 personnes au plus dans l’actuel gouvernement, y compris le président qui est le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale et le lieutenant-colonel Zida que je connais depuis quelques semaines pour son rôle dans la première phase de la transition. Vous savez, lorsque le président Sankara composait son gouvernement, beaucoup de gens auraient pu dire qu’ils ne connaissaient pas beaucoup de ses membres. Beaucoup étaient jeunes, certains n’avaient même pas véritablement pris fonction dans leur corps de métier. Mais ce qui était leur trait commun et qui les réunissait dans le même gouvernement, c’est qu’ils étaient tous des partisans de la révolution. Je pense que ici aussi ce qui est important, c’est de savoir si tous les membres du gouvernement sont des gens qui, véritablement, sont bien imprégnés de l’esprit de la transition et du rôle que doit jouer la transition avant les élections qui doivent couronner cette période. C’est la responsabilité du chef du gouvernement d’abord, du président de la transition ensuite. Ce n’est pas incompatible que le président soit en même temps le ministre des Affaires étrangères, mais je pense que ledit ministère méritait d’avoir un titulaire à part entière. Je pense qu’il était bon pour le président de la transition de se cantonner à son rôle de président d’une période délicate et de confier le ministère des Affaires étrangères à quelqu’un en qui il peut avoir confiance dont il connait les qualités. Et il y en a dans ce pays. Je pense qu’il y a des personnes tout à fait capables d’assumer des responsabilités de ce type. Par conséquent il ne me paraissait pas nécessaire de cumuler des postes aussi importants. En ce qui concerne le Premier ministre, c’est un haut gradé de l’armée. Cela pose moins de problème de cumuler le ministère de la Défense avec son rôle de Premier ministre. De grandes réformes sont à faire. Mais est-ce qu’elles peuvent être faites dans la période de transition ? C’est une question qu’on peut se poser. Mais peut-être que l’autorité des militaires comme lui-même et la capacité d’obtenir l’assentiment de l’ensemble des unités et des chefs militaires est une nécessité pour réaliser cette réforme profonde dont notre armée a besoin. Puisqu’on dit quasiment que nous n’avons pas d’armée, que nous avons un ensemble d’unités sans grande force de frappe. L’essentiel de nos équipements étant concentrés ou réservés au sein du Régiment de sécurité présidentielle. Donc, il faut une réforme qui peut bouleverser les habitudes et les situations acquises des uns et des autres. Par conséquent il faut que celui qui doit être ministre de la Défense et qui va se charger de ces réformes soit capable d’avoir l’assentiment et la coopération de tous les responsables au niveau de l’armée. Concernant le cas de monsieur Sagnon, des gens peuvent avoir des positions. A priori, la connaissance qu’ils ont de monsieur Sagnon peuvent justifier leur attitude et c’est peut être la responsabilité de ceux qui l’on proposé. C’est vrai qu’on peut dire des choses en ce qui concerne éventuellement ce qu’il a eu à prendre comme position dans certaines affaires délicates du passé, notamment dans le procès sur l’assassinat de Norbert Zongo où il a été associé à la décision de non lieu concernant cet élément de la garde présidentielle qui était poursuivi par la justice. Déjà on peut lui en tenir rigueur et par conséquent le manifester aujourd’hui. Mais, j’ai entendu tout à l’heure le Premier ministre dire que l’équipe qu’il conduit et qu’il va certainement encadrer est tout à fait capable d’atteindre les objectifs qui sont ceux de la transition. Par conséquent, c’est lui qui assume la désignation des différents éléments de l’équipe. Alors, est-ce qu’il faut l’attendre à la fin de l’année ou bien il faut dès maintenant manifester ses sentiments vis-à-vis de telle personne. On peut dire que plus on est connu plus on a des chances de recevoir des réactions hostiles ».


Mamadou Kabré, président de PRIT Lannaya
« Si ceux qui décrient Adama Sagnon veulent être logiques, ils doivent commencer par le Premier ministre »
« A vue d’œil, j’ai constaté trois choses. La première chose, c’est qu’en dehors de quelques uns, la plupart des membres du gouvernement sont des quidams, donc des grands inconnus du public. Avec la charte qui interdit aux ministres de se présenter aux législatives et à la présidentielle, on nous enverra non pas des seconds couteaux, mais des fourreaux de couteau. Cette thèse est confirmée. Deuxième constat, je remarque que dans la logique de ce qui s’est passé au CFOP, les partis qui sont dans le gouvernement ne représentent pas le CFOP, mais leur propre parti. Ils ne représentent pas les 18 partis signataires du principe de la consultation préalable avant donc la formation du gouvernement avant la formation du gouvernement. Nous restons sur notre position qu’il y ait de nouvelles personnes ou qu’il y ait des partis qui se retirent. Nous affirmons que ceux qui sont allés sans que cela ne soit l’onction de l’opposition, n’ont pas l’onction des 18 partis qui ont réclamé la consultation préalable. Troisième aspect, on ne nous a pas instruit sur un certain nombre de missions spécifiques. Ce qui est contenu dans la charte est quelque chose de circonstanciel. Mais dans le laps de temps, la charte a été signifiée le 16 novembre, et c’est une semaine après qu’il y a eu la formation du gouvernement. On pouvait, en attendant qu’il y ait les personnages qui vont occuper ces postes, dire qu’il y a tel ou tel poste serait élucidé par tel ministre. Même si c’est une action ponctuelle d’une seule année, on aurait pu avoir la feuille de route et les grands chantiers du gouvernement. En dehors de la question de l’impunité qui va être soldée, de la gabegie, de l’inhumation de Thomas Sankara et des héros qui vont être décorés, nous n’avons pas connaissances d’une direction claire du gouvernement. Peut-être que ça va venir. Le fait que le président de la transition soit le ministre des Affaires étrangères et que le Premier ministre occupe le poste de ministre de la Défense sont des choses qui peuvent s’expliquer dans la mesure où cela permettra, du côté de la Défense, que l’on joue le jeu. Moi, je disais clairement que les institutions républicaines sont gardées par la gendarmerie nationale. Ce n’est pas un corps qui s’appelle RSP. Pour faire le démantèlement de cette unité, il faut bien que ce soit quelqu’un du corps. Le président en tant que ministre des Affaires étrangères n’est pas mauvais en soi dans la mesure où l’action nationale peut être en même temps vue sous l’angle extérieur. Les ambassadeurs dépendent du ministre des Affaires étrangères. Cela ne me gêne pas, pourvu qu’il arrive à terme à redessiner la coopération avec Taïwan qui est une coopération au profit du clan Compaoré. En plus, on a vu l’armée qui était en plusieurs zones : une armée de première zone, une armée de seconde zone et une armée de va-nu-pieds. On pourra faire en sorte que chacun sache quel est son rôle. Si les manifestants qui décrient le ministre Adama Sagnon veulent être logiques, ils doivent commencer par décrier le Premier ministre puisqu’il était au RSP. Il y a des gens qui étaient dans les structures et qui avaient les mains liées. Certainement qu’Adama Sagnon était obligé de jouer le jeu. Il ne faut pas croire qu’il était de mèche avec l’ancien régime. C’est comme certains éléments du RSP qui n’ont été mêlés de près ou de loin aux sales besognes du RSP. Mais s’il était un défenseur de l’enterrement du dossier Norbert Zongo, à partir du moment où il revient à de meilleurs sentiments, il faut l’accepter ».

Bruno Yaméogo, secrétaire général national de la FESCI-BF
« Adama Sagnon n’est pas digne de s’assoir autour de la même table que le président du Faso »
« Pour nous, c’est un nouveau départ dans lequel nous nous inscrivons en tant que structure syndicale. On espère que ce gouvernement de 25 membres pourra redresser notre pays pour qu’on quitte les tréfonds du désespoir pour rejoindre les sommets de l’espérance. Concernant le portefeuille des Affaires étrangères, je crois que le président du Faso est un ancien diplomate qui s’y connait bien. Peut-être que cela a justifié ce choix. Le lieutenant-colonel Isaac Zida, en tant que militaire de formation, s’y connait aussi en matière de défense. Comme le Burkina Faso est dans une période de crise, surement que les uns et les autres ont jugé bon de lui confier le ministère de la Défense pour une question de stabilité. Le remaniement peut venir à tout moment. Sinon, c’est beaucoup de travail pour eux. Mais, comme ils ont dit, par humilité, qu’ils se mettaient au service de la Nation, nous nous disons que ce doit être cela, plutôt que d’autres ambitions voilées. Quand le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida faisait son discours, il a dit que toutes les décisions allaient se prendre avec le peuple. Etant donné que les décisions se prennent avec le peuple, nous croyons qu’il faut retirer ce ministre du gouvernement parce qu’il n’est pas digne de s’asseoir sur la même table que le président dont le peuple burkinabè s’est réclamé. En effet, le président Michel Kafando s’est installé avec la bénédiction du peuple. Nous en voulons pas revivre tout ce qui est lié aux crimes de sang commis sous le régime de Blaise Compaoré. Nous avons espoir que ces dossiers seront rouverts. Ce ministre doit être purement et simplement retiré. Nous soutenons la manifestation de ce matin.»

Marc Aimé Nébié, enseignant à l’UFR/LAC Université de Ouagadougou
« Le Premier ministre aurait pu laisser le ministère de la Défense à un autre militaire»
« Il est vrai que ce gouvernement devait tomber depuis jeudi. Donc, cela montre que ça n’a pas été facile. Si on a dû attendre jusqu’au dimanche, pratiquement en début de soirée, pour avoir le gouvernement, c’est-à-dire que les tractations ont été laborieuses pour une composition assez laborieuses. Certains ont trouvé qu’ils n’avaient pas été véritablement conviés à la désignation de ce gouvernement. On voit aussi que certains éléments de ce gouvernement commencent à être remis en cause. Tout cela est de nature à nous amener à nous interroger sur le travail que va mener ce gouvernement, sur la cohésion et surtout la sérénité dont il pourra faire preuve pour mener à bien la transition. Si dès le départ certains sont contestés, alors qu’on ne les a pas encore vus à l’œuvre, à partir de leur passé, je pense qu’il y a de quoi attendre pour voir venir les choses.
Je pense que le président du Faso et le Premier ministre ont pris chacun un domaine qui semble être leur domaine de prédilection. Il ne faut pas oublier que le président intérimaire est avant tout un diplomate. Et comme nous sommes dans une phase assez délicate, surtout dans les rapports avec les autres et que pendant longtemps il a eu à représenter le pays auprès des Nations unies, il a vent d’assez de dossiers qui, à un moment ont mis le Burkina dans une situation assez délicate.
Je comprends pourquoi il a voulu prendre ce portefeuille. Concernant le ministère de la Défense occupé par le Premier ministre. Il est question de réformer l’armée. Est-ce que cette réforme sera du fait du régiment de sécurité présidentiel ? Puisque le Premier ministre vient de ce corps-là, est-ce qu’il sera le mieux armé pour réformer l’armée ? Voilà la question ! Comme dirait quelqu’un, wait and see. Mais, je pense que si l’un est pétri de diplomatie et s’y connait plus dans le domaine des affaires internationales, je pense qu’au niveau de l’armée aussi, pas mal d’autres officiers sont au fait de ce qui se passe dans l’armée. Vu la tâche qui incombe à ce gouvernement de transition, le Premier ministre aurait pu alléger un peu les lourdes tâches qui l’attendent en laissant le ministère de la Défense à un autre militaire. S’il prend le ministère de la Défense, peut-être qu’il y a d’autres raisons que, personnellement, je ne maîtrise pas. »

Adama Kanazoé, président de l’Alliance des jeunes pour l’indépendance de la république
« Nous déplorons le fait qu’aucune icône de la jeunesse ne figure dans le gouvernement de transition »
Nous avons suivi avec beaucoup d’intérêt la formation du gouvernement de transition. Les observations que nous pouvons d’ores et déjà faire, c’est le fait que le président de la Transition ait cumulé avec son poste le ministère des Affaires étrangères et le Premier ministre Zida qui a assure du même coup la fonction de ministre de la Défense. Nous n’avons pas d’apriori par rapport à ces fonctions. L’une des remarques que nous pouvons relever est qu’il y a une absence de visage qui incarne l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. C’est cela l’une des préoccupations de l’Alliance des jeunes pour l’indépendance de la république (AJIR). Nous avons critiqué le fait que le régime Compaoré ne prenait pas en compte la jeunesse. Cette jeunesse qui a été le fer de lance de la révolution ne figure dans le nouveau gouvernement qui nous a été donné de constater. Il n’y a aucune icône de cette jeunesse au sein du gouvernement de transition.

C’est cela l’élément principal d’insatisfaction. Nous souhaitons bon vent aux membres du gouvernement qui sont là et que ce gouvernement puisse conduire jusqu’à l’élection présidentielle démocratique et libres afin de permettre de renouer avec l’Etat de droit. Nous déplorons le fait que la jeunesse soit écartée. Cela est un mauvais signal à la jeunesse du Burkina1

La Rédaction
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