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Burkina: 30 octobre magnifie l’identité d’intégrité des Burkinabè depuis la révolution d’août 1983 selon Zida
Publié le lundi 17 novembre 2014  |  AIB
Lieutenant-colonel
© aOuaga.com
Lieutenant-colonel Isaac Zida, chef d’Etat de la transition burkinabè




La date du 30 octobre a permis aux différentes couches sociales Burkinabè de magnifier l’identité d’intégrité que chacun porte avec fierté depuis la révolution d’août 1983 a déclaré le chef de l’Etat le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida.

« La marque incommensurable et inoxydable » de cette identité d’intégrité « se trouve dans ce sang qui coule en chacun de nous, celui de nos pères et de nos mères, qui hier se sont sacrifiés pour nous léguer un patrimoine de liberté que rien ni personne ne peut confisquer » a-t-il poursuivi, à la cérémonie de signature de la charte de la transition par l’ensemble des acteurs nationaux.

A la tête de l’Etat depuis le 1 novembre 2014, au lendemain de l’insurrection populaire qui a emporté le régime de Blaise Compaoré, le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida a salué « la mémoire de tous ces martyrs dont le sang versé fortifiera le ciment qui servira à rebâtir les fondements et recoller les fissures des murailles de notre société… ».

Il a déploré les nombreuses pertes en vies humaines qui ont endeuillés de nombreuses familles et qu’ « une sagesse bien assumée de la part du président Blaise Compaoré aurait permis d’éviter » selon lui.

Le 30 octobre dernier devait intervenir malgré les protestations de l’opposition, de la société civile et les mises en gardes de l’église catholique, le vote de la loi de modification de l’article 37 de la constitution devant permettre à l’ex président Blaise Compaoré après 27 ans de règne, de se représenter en 2015.

Cette volonté de passage en force a soulevé la colère de la population qui, par une insurrection populaire a poussé Blaise Compaoré, à la démission, une année avant la fin de son dernier mandat.

« Nous mesurons toute la dimension et la portée de cet événement, aussi bien pour notre peuple que pour les autres peuples du continent, voire même au-delà » a expliqué M. Zida.

Selon Yacouba Isaac Zida, les forces vives y compris les forces de défense et de sécurité ont su remplir leur mission en donnant la réplique à ce qu’il convient d’appeler la forfaiture de Blaise Compaoré. « En tout état de cause, nous sommes convaincus que les hommes politiques feraient mieux d’écouter la voix du peuple » a-t-il conseillé.

Il a invité l’ancien parti au pouvoir (Congrès pour la Démocratie et le Progrès) et ses alliés (Alliance pour la Démocratie et la Fédération/ Rassemblement Démocratique Africain…) une « repentance sincère » dénuée de toute velléité de troubler la sérénité du peuple burkinabè.

WIS/NDT
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